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Deux diplômés de l’Université Concordia jettent un éclairage inédit sur la formation en matière de sécurité

Kenny Wee et Hania Al Abiad transforment des protocoles complexes en une expérience d’apprentissage en ligne captivante
15 janvier 2026
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Image en diptyque avec, à gauche, le portrait d'un jeune homme aux cheveux courts et foncés et, à droite, celui d'une femme portant un foulard, debout dans un lieu touristique pittoresque.
De gauche à droite : Kenny Wee (M.A. 2025) et Hania Al Abiad (M.A. 2025).

Qu’advient-il lorsqu’on donne à deux diplômés d’une université l’occasion de repenser la manière dont celle-ci aborde la question de la sécurité? Concordia est en train de le découvrir.

Dans le cadre du programme de maîtrise en technologie éducative avec stage, Kenny Wee (M.A. 2025) et Hania Al Abiad (M.A. 2025) ont collaboré avec le Service de santé, sécurité et environnement de Concordia afin de revisiter une série de modules de formation en ligne utilisés sur le campus.

Leur travail comprenait la mise à jour de la formation sur le Système d’information sur les matières dangereuses utilisées au travail (SIMDUT) ainsi que de celles sur la biosécurité et la manipulation sécuritaire du sang. Les modules mis à jour sont désormais employés par des milliers de personnes apprenantes chaque année.

« Le Service de santé, sécurité et environnement dispose d’une quantité considérable d’informations détaillées, et il était essentiel de les rassembler et de les transformer en un contenu clair pour les personnes apprenantes », explique Mme Al Abiad.

« Cependant, une fois que je me suis familiarisée avec la matière, je me suis beaucoup amusée à trouver des moyens de la rendre attrayante. »

De la complexité à la clarté

S’ils sont issus de parcours professionnels différents, Kenny Wee et Hania Al Abiad ont abordé le projet avec la même volonté de rendre accessible un sujet complexe.

M. Wee, qui a enseigné l’anglais à l’étranger durant près de 15 ans, affirme que ce stage lui a immédiatement permis de mettre en pratique ses connaissances théoriques.

« J’ai beaucoup aimé organiser des activités, des présentations et tout ce qui rendait l’apprentissage plus interactif, poursuit-il. Le fait de savoir qu’il existait un stage où je pouvais tout de suite mettre mes acquis en pratique s’est avéré un argument de poids. »

Les deux diplômés se sont joints au Service de santé, sécurité et environnement dans le cadre d’un processus de placement supervisé par Rosa Cerone, coordonnatrice des stages au Département des sciences de l’éducation. Une fois en poste, M. Wee et Mme Al Abiad ont découvert à quel point la transposition des protocoles de sécurité en cybermodules adaptés aux personnes apprenantes exigeait un sens de la nuance et un esprit de collaboration.

« Nous étions essentiellement nos propres chefs de projet, précise Kenny Wee. On apprend ainsi très rapidement à gérer son temps et à collaborer avec des experts en la matière. »

Hania Al Abiad, qui s’est jointe au programme après plus de deux décennies dans le secteur bancaire, affirme que cette expérience lui a permis d’approfondir sa compréhension de la conception pédagogique dans la pratique.

« L’interactivité ne se limite pas à cliquer, souligne-t-elle. Parfois, une image s’avère plus efficace, parfois une question aide les gens à réfléchir et parfois, l’ajout d’une touche d’humour facilite l’assimilation de l’information. »

Guidés par un mentorat réfléchi

Pour Rosa Cerone, le projet du Service de santé, sécurité et environnement reflète ce que le programme de maîtrise en technologie éducative avec stage est conçu pour offrir : une expérience pratique et enrichissante ayant des retombées concrètes pour l’établissement.

Elle collabore avec divers partenaires d’accueil, apprend à connaître leurs besoins et aide à orienter les étudiantes et étudiants vers des occasions qui leur permettront de s’épanouir.

« Il existe de nombreuses possibilités à Concordia, mais également ailleurs, poursuit Mme Cerone. Nos stagiaires en technologie éducative peuvent travailler pour le gouvernement, dans le secteur privé – pour des entreprises telles que Bombardier, CAE ou Bell – ainsi qu’au sein d’organismes sans but lucratif et d’établissements d’enseignement. »

Ce large éventail de stages est supervisé par Florent Michelot et Giuliana Cucinelli, respectivement professeur adjoint et professeure agrégée au Département des sciences de l’éducation. Tous deux accompagnent les personnes étudiantes au cours de leurs stages.

Selon le Pr Michelot, la force du modèle des stages réside dans les responsabilités assumées par les étudiants.

« Le stage est une forme très concrète d’apprentissage expérientiel, car la personne étudiante travaille sur une mission authentique qui a une incidence directe sur notre communauté universitaire », indique-t-il, ajoutant qu’une supervision efficace signifie « être présent, mais sans prendre le contrôle ».

La Pre Cucinelli est du même avis, et insiste sur le fait que le modèle des stages confère aux étudiantes et étudiants un niveau de responsabilité qui approfondit leur apprentissage.

« Cela permet de combler le fossé entre les connaissances théoriques et l’expérience professionnelle, estime-t-elle. Les étudiants peuvent mettre en pratique leurs acquis dans un contexte où les résultats comptent vraiment. »

Avec le recul, Kenny Wee et Hania Al Abiad affirment que le programme leur a insufflé détermination et confiance dans leur nouvelle carrière professionnelle, qui les a depuis amenés à se joindre à l’équipe du Service de santé, sécurité et environnement.

« Le fait que notre travail soit reconnu par des spécialistes de la sécurité constitue pour moi une véritable réussite, se réjouit Hania Al Abiad. Il s’agit d’une expérience que je chérirai toujours. »


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maîtrise en technologie éducative.

 



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