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Chase Worrell, diplômé de l’Université Concordia, remporte son deuxième prix Grammy

« Cette victoire vient couronner de nombreuses années de travail acharné », déclare le compositeur et producteur
18 mars 2026
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Par Richard Burnett, B.A. 1988


Chase est assis devant un piano à queue rouge. « Il n’y a rien de tel que de composer une chanson extraordinaire, mais une victoire aux Grammys vient couronner de nombreuses années de travail acharné. »

Chase Worrell, B.A. 2022, n’aurait jamais imaginé, lorsqu’il était enfant sur la Rive-Sud de Montréal, qu’il remporterait un jour un prix Grammy.

Il était pourtant présent à la cérémonie de remise des prix de 2026 à Los Angeles — nominé à trois reprises cette année —, où on l’a célébré en tant que coauteur et producteur de « Overqualified », un titre extrait de Bloom, l’opus de Durand Bernarr qui a décroché le prix du meilleur album de R&B progressif.

« J’étais aux anges! », se souvient le diplômé de l’Université Concordia. « J’étais tellement heureux. Et Durand, en véritable diva et icône qu’il est, a prononcé un discours de remerciement si divertissant qu’il est devenu viral. »

Ce n’était pas la première fois que Chase Worrell assistait à la plus grande soirée de l’industrie du disque.

Barbie the Album a remporté un Grammy Award, celui de la meilleure compilation de bande originale pour les médias visuels en 2024, et comprenait « Silver Platter », un titre de Khalid que Worrell a coécrit et coproduit.

Après ce premier succès aux Grammys, Chase Worrell a quitté Montréal pour s’installer à Los Angeles, et ce, peu après avoir obtenu son diplôme.

« J’ai beaucoup aimé étudier les communications à Concordia, affirme-t-il. J’ai même été assistant d’enseignement, et j’ai reçu une bourse de subsistance pour tout le travail que j’ai fourni. Cette période de ma vie a été très enrichissante. »

« Mais après avoir obtenu mon diplôme, j’ai occupé un poste administratif dans une entreprise technologique, une expérience qui s’est avérée très difficile. Tout ce que je souhaitais, c’était économiser suffisamment d’argent pour pouvoir déménager à Los Angeles. »

« Il n’y a rien de tel que de composer une chanson extraordinaire »

Tout au long de son enfance, Chase Worrell a été inspiré musicalement par son père, lui-même diplômé de Concordia et pianiste chevronné de la scène R&B et funk montréalaise.

« Avant de terminer mes études de jazz à Concordia, j’ai joué de la musique un peu partout en ville durant des années », raconte Colin Worrell, B. Bx-arts 1997. « Chase s’installait souvent dans notre sous-sol lorsque nous écrivions et produisions des chansons. C’était une communauté de musiciens renommés, et Chase a baigné dans toute cette ambiance. »

Colin Worrell trouve réconfortant que son fils, aujourd’hui âgé de 27 ans, fasse partie d’une communauté de Montréalais partageant les mêmes idées à Los Angeles. Parmi eux figurent son imprésario, Corey Kastner, ainsi que Yoni Ayal, ami de la famille, producteur lauréat d’un prix Grammy et membre du projet de musique soul expérimentale Chiiild.

C’est d’ailleurs Yoni Ayal qui a encouragé Chase Worrell à s’installer à Los Angeles et qui l’a pris sous son aile.

« J’ai un bon groupe d’amis musiciens qui ont déménagé ici ces dernières années et nous menons tous nos propres projets », précise ce dernier.

Si les relations aident, ce sont finalement la musique et les chansons qui comptent.

« La chance joue un grand rôle lorsqu’il s’agit de remporter des prix, explique-t-il. Ce que vous pouvez contrôler, c’est la qualité de votre travail et de vos créations. »

« Même si mon identité musicale est susceptible d’évoluer, ce qui est vraiment génial avec mes deux prix Grammy, c’est que l’on peut véritablement entendre mon ADN musical dans ces productions. Il n’y a rien de tel que de composer une chanson extraordinaire, mais une victoire aux Grammys vient couronner de nombreuses années de travail acharné. »



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