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Un chercheur de Concordia étudie comment l’IA transforme notre rapport à la désinformation

Florent Michelot et son équipe étudient la manière dont les jeunes évaluent les informations en ligne et comment leur jugement évolue en fonction du type de contenu
13 octobre 2026
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À mesure que les contenus générés par l’IA se multiplient, il devient de plus en plus difficile de distinguer une information fiable d’un contenu trompeur, manipulé ou simplement ambigu. 

Un financement combiné de plus de 175 000 dollars permettra à une équipe de recherche de Concordia d’étudier comment les jeunes adultes évaluent l’information à l’ère de l’intelligence artificielle (IA), et si les outils de détection de la désinformation peuvent soutenir — ou modifier — leur capacité à exercer leur pensée critique.

Le projet de recherche mené par Florent Michelot, professeur au Département d'éducation, cherchera notamment à comprendre ce qui se passe lorsque ces contenus sont présentés dans des environnements qui reproduisent les conditions dans lesquelles nous rencontrons habituellement de l’information en ligne.

L'équipe de Florent Michelot invite les jeunes adultes âgés de 18 à 25 ans à signaler les fausses informations qu'ils repèrent sur Internet, qu'il s'agisse de désinformation, de contenus générés par l'IA ou de publications dont la véracité est difficile à établir.

Les participantes et participants, âgés entre 18 et 25 ans, seront notamment exposés à différentes simulations comprenant des publications réelles, des contenus générés par l’IA et des contenus dont la fiabilité est plus difficile à déterminer. L’objectif est d’observer comment les jeunes évaluent ces informations lorsqu’ils sont placés dans un contexte proche de leur expérience quotidienne, et comment leur jugement évolue selon le type de contenu auquel ils sont confrontés.

Les bases de données actuellement utilisées dans ce type d’outil reposent souvent sur des contenus recueillis avant l’essor de l’IA générative. La recherche vise donc aussi à constituer une base de données plus récente et davantage ancrée dans le contexte culturel québécois — notamment en y intégrant des contenus en français.

En collaboration avec des collègues de l'École de génie et d’informatique Gina-Cody, l’équipe de Michelot poursuivra aussi le développement d’un algorithme permettant de détecter la mésinformation et désinformation.

À plus long terme, l’équipe souhaite retourner voir les mêmes jeunes après le développement d’une version bêta de l’outil. Une question centrale sera alors de déterminer si, dans le contexte d'utilisation d'un tel outil de détection, les utilisateurs parviennent à mieux évaluer l’information — ou s'ils choisissent plutôt de déléguer leur jugement à l’algorithme.

L’équipe de recherche invite actuellement les personnes de 18 à 25 ans à contribuer à l'enrichissement de la base de données de la recherche afin qu'elle regroupe davantage de publications adaptées au contexte québécois. Les participantes et participants peuvent notamment soumettre des exemples de contenus rencontrés en ligne : désinformation, contenu généré par l’IA ou publications dont la véracité est difficile à déterminer. 

Le projet de recherche est soutenu par un financement combiné de l'Observatoire international sur les impacts sociétaux de l'IA et du numérique (Obvia) et du Fonds de recherche du Québec (FRQ), en plus de sommes reçues du Groupe de recherche interétablissement sur l'intégration pédagogique des technologies de l'information et de la communication (GRIIPTIC) et du Laboratoire vivant d’innovation sur l’apprentissage au postsecondaire (LAVIA).

 

Vous avez entre 18 et 25 ans et souhaitez contribuer à cette recherche? Participez en signalant les fausses informations que vous rencontrez.