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Un nouveau projet de réalité virtuelle mené par des jeunes met en lumière les conséquences du racisme contre les Noirs

En collaboration avec le Black Community Resource Centre, des personnes étudiantes et diplômées de l’Université Concordia créent des récits immersifs visant à susciter l’empathie, à sensibiliser le public et à remettre en question les préjugés
21 septembre 2026
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Ayana Monuma: « Le dialogue est ouvert à tous. » | Photos gracieusement fournie par le Black Community Resource Centre.
Ayana Monuma: « Le dialogue est ouvert à tous. » | Photos gracieusement fournie par le Black Community Resource Centre.

Un nouveau projet de réalité virtuelle lancé par le Black Community Resource Centre de Montréal invite le public à découvrir par lui-même les conséquences du racisme contre les Noirs.

Through Our Eyes: Reality, Resilience and Change (« à travers nos yeux : réalité, résilience et changement ») propose sept simulations créées par de jeunes personnes noires, dont Eniola Oyinloluwa et Dika Anne Mari Conté, étudiants à l’Université Concordia, de même que la diplômée Misha Bellerive (B. Bx-arts 2021).

Le projet vise à lutter contre le racisme envers les Noirs en recourant à des récits immersifs afin de susciter l’empathie, de sensibiliser le public et de remettre en question les préjugés. Présentées lors d’un événement tenu le 21 août dernier, les simulations en réalité virtuelle conçues par les personnes participantes abordent les thèmes de la discrimination au travail, du profilage racial, des microagressions dans le milieu éducatif et du racisme dans le secteur de la santé.

Un projet qui vient du cœur

Eniola Oyinloluwa, étudiant en cinéma d’animation, fait partie des participants au projet. En tant que directeur artistique de sa simulation, il a abordé le profilage racial et la discrimination au sein des forces de l’ordre, offrant aux personnes utilisatrices l’occasion d’assister à l’interpellation injustifiée d’un jeune Noir par la police.

Au fur et à mesure que le scénario se déroule, les utilisateurs ont la possibilité d’intervenir.

« Ce projet me tient particulièrement à cœur, déclare l’étudiant. Plus j’y travaillais, plus il prenait une dimension personnelle. J’ai ainsi gagné en confiance dans mes idées et dans ma direction artistique. »

Tout en travaillant sur Through Our Eyes, Eniola Oyinloluwa suivait des cours d’études noires. « Apprendre l’histoire, comprendre ce qui s’est passé tout en essayant de trouver des solutions aux défis que nous continuons de relever – cela a sans aucun doute influencé ma façon d’aborder ce projet », explique-t-il.

De gauche à droite : Kayla Lewis-Thelusmon, Daphné Ostiguy, Iyore Edegbe, Fahad Ben Aboubacar, Eniola Oyinloluwa, Misha Bellerive, Dika Anne Marie Conté et Ayana Monuma, Kwame Newman-Bremang. De gauche à droite : Kayla Lewis-Thelusmon, Daphné Ostiguy, Iyore Edegbe, Fahad Ben Aboubacar, Eniola Oyinloluwa, Misha Bellerive, Dika Anne Marie Conté et Ayana Monuma, Kwame Newman-Bremang.

Explorer les expériences vécues

Ayana Monuma (B.A. 2026), coordonnatrice du projet au sein du Black Community Resource Centre, explique que chaque directrice ou directeur artistique avait toute liberté pour façonner sa simulation en fonction de ses propres perspectives et expériences.

« Les personnes participantes disposaient d’une liberté de création totale pour leur simulation, décidant de ce qu’elles voulaient produire en fonction de leur vision et de leurs expériences personnelles », précise-t-elle.

Dans la simulation Misogynoir, Dika Anne Marie Conté, actuellement étudiante en informatique et arts numériques, dépeint l’indifférence systémique du secteur de la santé face à la souffrance des femmes noires.

Son projet raconte l’histoire d’une femme noire décédée en 2016 des suites de complications évitables après un accouchement.

Dans They’re Not Used to Our People (« ils ne sont pas habitués à nous »), Misha Bellerive, diplômée en cinéma d’animation, souligne les microagressions auxquelles font souvent face les personnes de couleur en milieu scolaire.

Trousses pédagogiques et débat public à venir

Pour chaque simulation, une trousse pédagogique est mise à disposition sur le site Web du Black Community Resource Centre.

« Nous souhaitons fournir ces trousses aux enseignants afin qu’ils puissent aborder ces sujets dans leurs classes », précise Ayana Monuma.

Outre l’intégration du projet dans les salles de classe, Mme Monuma ajoute que le Black Community Resource Centre espère faire part du projet aux forces de police de Montréal, qui ont été invitées à participer à un débat public prévu plus tard ce mois-ci aux côtés d’autres organismes communautaires.

À cette occasion, des casques de réalité virtuelle seront disponibles afin que les membres du public puissent découvrir les projets par eux-mêmes. « Le dialogue est ouvert à tous, conclut-elle. C’est l’occasion d’aborder ces enjeux, de faire part de commentaires, de poser des questions et de tester les simulations. »
 

Apprenez-en davantage sur les programmes et les certificats d’études noires de l’Université Concordia.

Découvrez le projet Through Our Eyes du Black Community Resource Centre.

 



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