Des étudiantes et étudiants de l’École de gestion John-Molson conçoivent une solution d’IA et la soumettent à un client de l’industrie
L’intelligence artificielle (IA) est devenue omniprésente depuis le lancement de ChatGPT en 2022. Ses applications dans le monde des affaires sont très vastes, mais il est essentiel que la prochaine génération de chefs d’entreprise responsables en comprenne les risques.
Les étudiantes et étudiants de l’École de gestion John-Molson de l’Université Concordia ont été appelés à relever un défi commercial concret : on leur a demandé de concevoir une application pour mettre en œuvre une solution d’IA, dans le cadre d’un cours offert au Département de gestion de la chaîne d’approvisionnement et des technologies d’affaires intitulé BTM 490 : Introduction to Artificial Intelligence for Business (« Introduction à l’intelligence artificielle pour les entreprises »).
Le cours a permis aux étudiantes et étudiants de se familiariser avec tous les aspects de l’IA : son histoire, les différents types d’IA et leurs fonctions, son utilisation au sein des entreprises, la gouvernance et le cadre réglementaire, ses retombées sociales et environnementales, ainsi que les défis qu’elle soulève en matière d’éthique.
Le projet final consistait en un défi proposé par AuChamp, une plateforme destinée aux agronomes experts en gestion des sols et en production végétale pour l’industrie agroalimentaire et viticole.
Les agronomes qui utilisent la plateforme offrent des services subventionnés par le ministère de l’Agriculture et doivent produire des rapports pour pouvoir bénéficier de ce financement.
Les étudiantes et étudiants inscrits au cours ont reçu des échantillons anonymisés contenant le type de données recueillies par les agronomes, le format dans lequel elles sont stockées et le modèle de rapport utilisé. À partir de ces renseignements, ils ont travaillé en équipes à la conception d’une application capable de répondre au défi lancé par Auchamp. Ils ont ensuite présenté leurs résultats à Jean-François Péloquin, développeur de la plateforme.
« Le client a été extrêmement impressionné par les compétences, les aptitudes et les idées des étudiants », se réjouit la professeure adjointe Tanya Giannelia, qui a conçu ce cours et qui l’enseigne.
« J’ai été épatée par leur créativité et leur professionnalisme. Cet exercice n’aurait pas pu être plus concret. »
Les étudiantes et étudiants ont présenté leur application à Jean-François Péloquin, et celui-ci était chargé d’en faire l’évaluation, de poser des questions, de formuler des commentaires et, enfin, d’attribuer une note à chaque projet.
Diego Caporuscio avec Jean-François Paquin, agronomist, Vient Thanh Nguyen et Rakesh Thiyagarajah.
« Le cours permet d’acquérir les compétences essentielles pour utiliser l’IA au travail. »
Hasan Al-Thawr en est à sa dernière année d’études; il poursuit une majeure en gestion des technologies d’affaires avec mineure en gestion de la chaîne d’approvisionnement. Il affirme que sa perception de l’IA a changé après avoir suivi le cours BTM 490.
« L’une des plus grandes découvertes pour moi a été de réaliser que l’IA n’est pas la solution à tous les problèmes », relate-t-il.
« Au lieu d’aborder une situation en se demandant “comment l’IA peut-elle résoudre ce problème?”, il vaut mieux commencer par comprendre le contexte dans lequel il s’inscrit et la valeur que l’organisation cherche à créer, puis déterminer si l’IA est réellement l’outil approprié pour y arriver. Ce changement d’approche a été vraiment déterminant. »
Hasan Al-Thawr dit avoir également acquis une meilleure compréhension de l’IA responsable, notamment en ce qui concerne les préjugés et les façons de les dépasser.
Judy El Kadi est étudiante de deuxième année en gestion des technologies d’affaires. Selon elle, ce cours est important pour tous les étudiants en gestion, et pas seulement pour ceux qui suivent le programme de gestion des technologies d’affaires.
« Il nous permet d’acquérir des compétences essentielles pour utiliser l’IA dans le cadre de nos activités professionnelles et nous aide aussi à comprendre les retombées et les répercussions de cette technologie sur les plans sociologique, écologique ou financier », fait-elle valoir.
Tanya Giannelia enseigne actuellement à des étudiantes et étudiants à la maîtrise une version adaptée du cours qui comporte un volet recherche plus avancé.
Le cours sera offert à titre optionnel aux étudiantes et étudiants de premier cycle à l’hiver 2027 et à ceux du programme de MBA sous le code BTM 695.
À compter de l’année scolaire 2027-2028, il sera offert plus fréquemment sous le code BTM 385 et deviendra obligatoire dans le cadre de la majeure et de la mineure en gestion des technologies d’affaires.
« J’ai énormément appris dans ce cours, tant grâce aux activités théoriques qu’aux travaux pratiques », affirme Rakesh Thiyagarajah, étudiant coop en gestion des technologies d’affaires. « Je compte mettre à profit en milieu de travail les compétences que j’ai acquises dans ce cours. »
Apprenez-en davantage sur le Département de gestion de la chaîne d’approvisionnement et des technologies d’affaires de l’École de gestion John-Molson de l’Université Concordia.