Les films de genre sous les feux de la rampe
Deuxième festival du genre en importance au monde, Fantasia met à l’honneur des cinéastes dont les œuvres n’ont pas toujours été reconnues par le grand public.
« Le film de genre fait de plus en plus partie intégrante de notre culture », affirme Becca McKay (B. Bx-arts 2023 avec spécialisation en études cinématographiques), responsable de la programmation. « C’est un phénomène que nous ne pouvons plus ignorer. Mais il n’a jamais été considéré comme prestigieux ni bénéficié de la même attention que les drames et les autres films. »
« Selon moi, c’est pour ça qu’il y a des gens qui sont vraiment fidèles au festival. Si vous aimez ce type de cinéma, vous savez où aller pour en profiter. »
« Cette fidélité anime également le personnel de Fantasia, dont bon nombre des membres travaillent pour le festival depuis ses débuts, ajoute Becca McKay. Un grand nombre d’entre eux ont également décroché leur poste après avoir obtenu leur diplôme de l’École de cinéma Mel-Hoppenheim. »
« Il y a une sorte de passerelle qui relie Concordia et Fantasia. C’est comme ça que j’ai fait mes débuts. »
Générique d’ouverture
Fantasia a été créé en 1996 pour promouvoir le cinéma asiatique, en particulier les premiers films hongkongais, qui étaient à l’époque rarement projetés à Montréal, poursuit Becca McKay.
« C’est ainsi qu’il s’est fait un nom. Nous continuons à mettre l’accent sur les films de kung-fu, d’horreur et de science-fiction, mais vous trouverez sans doute aussi des séries dramatiques asiatiques. »
Aujourd’hui, environ 40 % des films présentés au festival sont produits en Asie, comme le veut la tradition de Fantasia.
Le reste de la programmation se répartit entre films internationaux, canadiens et québécois.
« Comme les autres festivals se concentrent uniquement sur le Québec, les gens ne se rendent pas compte du nombre de films d’ici que nous programmons », fait valoir Becca McKay.
« Le cinéma de genre fait de plus en plus partie intégrante de notre culture. C’est un phénomène que nous ne pouvons plus ignorer », affirme Becca McKay.
Image tirée de « Les chambres rouges » de Pascal Plante, diplômé en 2011, avec Juliette Gariépy, diplômée en 2022.