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Concordia se prépare à accueillir la 30e édition de Fantasia

Du 16 juillet au 2 août, le plus grand festival de cinéma de genre en Amérique du Nord revient sur le campus
1 juin 2026
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Une affiche de festival de cinéma représentant un pégase en arrière-plan et trois personnages ressemblant à des sorcières autour d'un feu au premier plan.
Image tirée de l'affiche du Festival international de films Fantasia, qui donne le coup d’envoi de sa 30e édition le 16 juillet 2026.

Chaque année à Montréal, pendant quelques chaudes nuits d’été, une créature magique se faufile autour du pavillon Hall de l’Université Concordia. Se déployant sur près d’un pâté de maisons, elle attend avec impatience de poser ses 1 400 pieds dans la rafraîchissante obscurité de l’auditorium des diplômés de la Sir George Williams University.

Bien sûr, il ne s’agit pas d’un monstre : c’est la saison du festival Fantasia à Montréal, et cette « créature » n’est autre que la foule de festivalières et festivaliers qui font la queue pour prendre part à la plus importante célébration du cinéma de genre en Amérique du Nord.

Du kung-fu à la romance fantastique, en passant par l’horreur québécoise et les films d’animation japonais, des milliers de cinéastes ont trouvé leur public à Fantasia. Pour sa 30e édition, le festival international revient à Concordia du 16 juillet au 2 août 2026.

« À l’heure où Fantasia célèbre son 30e anniversaire, la collaboration croissante entre le festival et l’École de cinéma Mel-Hoppenheim suscite l’enthousiasme – pensons aux stages étudiants qui permettent de découvrir les coulisses de l’événement, à l’instauration d’un prix dédié de 1 000 $ et à la projection publique visant à soutenir nos cinéastes émergents dans les domaines de l’animation et de la production cinématographique », commente Martin Lefebvre, directeur de l’École de cinéma. « C’est un partenariat qui continue de renforcer les liens entre l’école, son effectif étudiant et le dynamique milieu du cinéma de Montréal. »

« Le cinéma de genre fait de plus en plus partie intégrante de notre culture. C’est un phénomène que nous ne pouvons plus ignorer », affirme Becca McKay « Le cinéma de genre fait de plus en plus partie intégrante de notre culture. C’est un phénomène que nous ne pouvons plus ignorer », affirme Becca McKay.

Les films de genre sous les feux de la rampe

Deuxième festival du genre en importance au monde, Fantasia met à l’honneur des cinéastes dont les œuvres n’ont pas toujours été reconnues par le grand public.

« Le film de genre fait de plus en plus partie intégrante de notre culture », affirme Becca McKay (B. Bx-arts 2023 avec spécialisation en études cinématographiques), responsable de la programmation. « C’est un phénomène que nous ne pouvons plus ignorer. Mais il n’a jamais été considéré comme prestigieux ni bénéficié de la même attention que les drames et les autres films. »

« Selon moi, c’est pour ça qu’il y a des gens qui sont vraiment fidèles au festival. Si vous aimez ce type de cinéma, vous savez où aller pour en profiter. »

« Cette fidélité anime également le personnel de Fantasia, dont bon nombre des membres travaillent pour le festival depuis ses débuts, ajoute Becca McKay. Un grand nombre d’entre eux ont également décroché leur poste après avoir obtenu leur diplôme de l’École de cinéma Mel-Hoppenheim. »

« Il y a une sorte de passerelle qui relie Concordia et Fantasia. C’est comme ça que j’ai fait mes débuts. »

Générique d’ouverture

Fantasia a été créé en 1996 pour promouvoir le cinéma asiatique, en particulier les premiers films hongkongais, qui étaient à l’époque rarement projetés à Montréal, poursuit Becca McKay.

« C’est ainsi qu’il s’est fait un nom. Nous continuons à mettre l’accent sur les films de kung-fu, d’horreur et de science-fiction, mais vous trouverez sans doute aussi des séries dramatiques asiatiques. »

Aujourd’hui, environ 40 % des films présentés au festival sont produits en Asie, comme le veut la tradition de Fantasia.

Le reste de la programmation se répartit entre films internationaux, canadiens et québécois.

« Comme les autres festivals se concentrent uniquement sur le Québec, les gens ne se rendent pas compte du nombre de films d’ici que nous programmons », fait valoir Becca McKay.

Image tirée de « Les chambres rouges » de Pascal Plante, diplômé en 2011, avec Juliette Gariépy, diplômée en 2022. Image tirée de « Les chambres rouges » de Pascal Plante, diplômé en 2011, avec Juliette Gariépy, diplômée en 2022.

Bien plus qu’un hôte

En raison de cette importance accordée aux œuvres locales, Concordia n’est pas seulement l’hôte du festival, mais elle est également largement représentée dans sa programmation.

« Au cours des 30 dernières années, le programme d’animation de l’Université s’est vraiment reflété dans la programmation, et les films créés par ses étudiants ont généralement beaucoup de succès au festival. »

Parmi les autres moments forts, mentionnons Les chambres rouges, film d’horreur plusieurs fois primé du cinéaste québécois Pascal Plante (B. Bx-arts 2011), qui a ouvert le festival en 2023. Un an auparavant, The Diabetic, réalisé par Mitchell Stafiej (B. Bx-arts 2013, M. Bx-arts 2018), était présenté en première, et depuis, il s’est devenu un film culte.

Les films de genre canadiens préférés de Becca McKay sont ceux du cinéaste mi’kmaq Jeff Barnaby (1977-2022, B. Bx-arts 2004), dont les œuvres pionnières dans le domaine de l’horreur autochtone ont également été à l’affiche du festival.

« L’année dernière, nous avons présenté plus de 60 films réalisés par des étudiantes et étudiants de Concordia. Le nombre de longs métrages tournés au Québec étant limité, il est rare qu’il n’y ait aucun lien entre eux. Il ne s’agit pas toujours d’un producteur ou d’un réalisateur, mais il y a toujours quelqu’un », remarque Becca McKay.

Mise en valeur des talents locaux

Pour Becca McKay, cela fait partie des forces du festival : faire connaître les talents locaux à un public international et offrir aux cinéastes la possibilité de commercialiser leurs projets.

Mentionnons par exemple le marché de coproduction Frontières, où les cinéastes peuvent présenter leurs projets, rechercher du financement et rencontrer d’éventuels partenaires.

« C’est formidable que Fantasia soutienne les cinéastes locaux et canadiens et leur permette de réaliser des productions entièrement canadiennes qui auront ensuite l’occasion de rayonner à l’étranger. »

Selon Becca McKay, le fait que le festival se déroule à Concordia est au cœur de son identité.

« Grâce à notre emplacement, le festival constitue un véritable pôle de quartier. Nous pouvons ainsi soutenir les commerces situés à proximité du campus, en particulier ceux tenus par des Asiatiques. Nous sommes au cœur de cette ville incroyable qui incite les gens à faire preuve d’audace et d’esprit artistique. Le coût de la vie permet aux cinéastes de vivre de leur art ici, et les études sont plus abordables. »

« Je suis vraiment reconnaissante d’être entourée de tant d’artistes et d’accueillir toutes les personnes qui prennent le temps de venir au festival et qui nous soutiennent financièrement. »

Les billets pour l’édition 2026 du Festival international de films Fantasia seront mis en vente en juillet, de concert avec la publication de la programmation complète.


Découvrez l’École de cinéma Mel-Hoppenheim.

 



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