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Un Oscar pour Maciek Szczerbowski, diplômé de l’Université Concordia

Le film La jeune fille qui pleurait des perles, produit par l’ONF, remporte le prix du meilleur court métrage d’animation
8 avril 2026
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Par Richard Burnett, B.A. 1988


Deux hommes en smoking se tiennent devant une pancarte sur laquelle est inscrit « Oscars » et chacun tient une statuette des Oscars. Maciek Szczerbowski, B. Bx-arts 1994, (à la droite) et son coréalisateur Chris Lavis, lauréats d’un Oscar | Source : Alamy Stock Photo

Contre toute attente, le cinéaste montréalais Maciek Szczerbowski, B. Bx-arts 1994, et son partenaire créatif Chris Lavis ont remporté le prix du meilleur court métrage d'animation pour La jeune fille qui pleurait des perles, lors de la 98e cérémonie des Oscars qui s’est tenue le 15 mars dernier à Hollywood.

Quelques instants avant l’annonce des résultats dans leur catégorie, le duo a été discrètement invité à se rapprocher des sièges — au cas où ils gagneraient. « Nous pensions qu’une victoire était très peu probable », explique Szczerbowski. « Des paris avaient été faits, et nos chances étaient d’environ 20 contre une! ! »

Puis leurs noms ont été annoncés. « C’était une expérience surréelle », se souvient-il.

« Il n’y avait là aucune fausse modestie. Le fait est que je suis le produit de la société dans laquelle je vis. Toute notre motivation et toute notre inspiration proviennent d’un petit groupe de collègues incroyablement talentueux qui empruntent les mêmes rues que nous. Le mérite revient avant tout à l’Office national du film (ONF), qui a cru en nous contre vents et marées pendant cinq ans. Il faut tout un village pour accomplir quelque chose qui sort de l’ordinaire », affirme Maciek Szczerbowski à propos de son mémorable et sincère discours d’acceptation, à l’occasion duquel il a remercié le Canada et la « fantastique ville de Montréal ».

Le film raconte l’histoire d’une jeune fille dont les larmes de tristesse se transforment en perles, et d’un jeune Montréalais sans le sou qui s’éprend d’elle et doit choisir entre l’amour et la fortune. Le comédien James Hyndman assure la narration de cette œuvre dont Patrick Watson signe la musique.

C’était la deuxième fois que Maciek Szczerbowski et Chris Lavis foulaient le tapis rouge des Oscars depuis l’obtention de leur première nomination dans la catégorie du meilleur court métrage d’animation en 2007 avec Madame Tutli-Putli. Cette réussite a marqué le début de leur collaboration de 20 ans avec l’ONF qui a donné lieu, en 2010, au court métrage entremêlant images réelles et animées Higglety Pigglety Pop! ou la vie a sûrement plus à offrir, adaptation du livre pour enfants de Maurice Sendak à laquelle Meryl Streep, Forest Whitaker et Spike Jonze prêtaient leur voix.

« Ce qui est formidable avec l’ONF, c’est que les producteurs font confiance à leur instinct et prennent des risques considérables dans un cadre plutôt visionnaire pour soutenir, développer et encourager des talents locaux prometteurs jusqu’à ce qu’ils s’épanouissent et réalisent tout leur potentiel. Je tiens ici à leur exprimer ma gratitude, et j’espère que nous continuerons à travailler avec eux pendant de nombreuses années encore, s’ils veulent bien de nous. »

De Concordia à Hollywood

Maciek Szczerbowski se réjouit que La jeune fille qui pleurait des perles ait vu le jour grâce à l’apport de nombreux Concordiens et Concordiennes. Son équipe comprenait les spécialistes de l’animation image par image Laura Stewart (B. Bx-arts 2014, cinéma d’animation) et Laura Venditti (B. Bx-arts 2015, cinéma d’animation) ainsi que l’ancienne étudiante Peggy Arel. La fabrication des moules et le moulage ont été dirigés par Erik Goulet (B. Bx-arts 1990, cinéma d’animation), professeur de longue date à l’École de cinéma Mel-Hoppenheim de Concordia. Mélissa Rousseau (B. Bx-arts 2021, cinéma d’animation) et Kamil Chajder (B. Bx-arts 2012, cinéma d’animation) ont travaillé à la composition des images et aux effets visuels.

Maciek Szczerbowski souligne que ses années d’études en scénographie à Concordia lui ont ouvert de nouveaux horizons.

« J’ai reçu une excellente formation et vécu des aventures fantastiques. C’était la première fois que je vivais loin de chez moi. Concordia m’a offert un environnement où j’ai pu me construire en tant qu’adulte. On m’y a appris à réfléchir et à composer avec l’incertitude en explorant d’innombrables possibilités. »

« J’espère de tout cœur que les étudiants qui fréquentent actuellement Concordia pensent eux aussi que tout est possible, et que Concordia n’est que le début de leur aventure. »

Tout juste couronné d’un Oscar, Maciek Szczerbowski n’est pas du genre à se reposer sur ses lauriers. « Une fois que la poussière retombe, il faut se remettre au travail. Dans ce métier, on ne peut jamais se contenter d’un seul projet. Il faut en lancer plusieurs à la fois, en se disant qu’on verra bien lequel portera ses fruits. »



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