L’Université Concordia célèbre le rayonnement du programme de stages du Centre SHIFT dans la communauté
Des leaders communautaires ainsi que des étudiantes et étudiants se sont récemment réunis au Centre SHIFT pour la transformation sociale de l’Université Concordia afin de réfléchir aux retombées remarquables du programme de stages du centre. Le programme a en effet permis de financer quelque 310 stages rémunérés, d’investir un million de dollars dans des bourses d’études et d’établir des partenariats avec plus de 40 organismes communautaires de Montréal.
Cette activité de fin de trimestre a mis en évidence le pouvoir transformateur de l’apprentissage expérientiel en milieu communautaire, tant pour les personnes étudiantes que pour les organismes.
« Des recherches ont montré que lorsque l’apprentissage expérientiel est pratiqué dans un cadre communautaire, il améliore la santé mentale et la confiance des étudiantes et étudiants », affirme Elisabeth Cramer, coordinatrice de programmes au Centre SHIFT. « Parallèlement, les organismes bénéficient de l’énergie et du travail des stagiaires, tout en contribuant à former la prochaine génération d’organisateurs et de travailleurs communautaires. »
Une présentation a mis en lumière le programme de stages du Centre SHIFT, qui a financé quelque 310 placements étudiants au sein d’organismes communautaires du grand Montréal.
« Une partie de notre famille »
Les personnes participant à la table ronde ont expliqué comment les stagiaires deviennent des membres indispensables de leurs équipes. « Nous privilégions l’inclusion et la réciprocité », précise Millie Tresierra, qui a accueilli Hamda Elmi, stagiaire du Centre SHIFT, dans le cadre du projet Community Healing Days (« journées de guérison communautaire »). « Nos stagiaires font partie de notre famille. »
Hamidou Maïga, de la coopérative d’agriculture urbaine Hamidou Horticulture, accueille également des stagiaires depuis quelques années. Ceux-ci travaillent dans la serre et les jardins de la coopérative, cultivant et vendant des légumes rares originaires de l’hémisphère Sud.
M. Maïga affirme avoir constaté de visu à quel point il est enrichissant pour les étudiantes et étudiants d’effectuer un travail pratique au sein de systèmes alimentaires communautaires : « Chez Hamidou Horticulture, les stagiaires mettent leurs connaissances à l’épreuve, en devenant à la fois agriculteurs et vendeurs au marché. Le savoir qu’ils acquièrent profite ainsi concrètement aux gens. »
L’empathie et le dévouement de Hamda Elmi (à gauche), stagiaire du Centre SHIFT, lui ont valu la confiance des clients et ont fait d’elle une membre à part entière de l’organisme.
Une expérience pratique qui éclaire le parcours éducatif
Les étudiantes et étudiants confirment les retombées positives de leurs stages. Tayma Hammoud, étudiante du premier cycle en psychologie, témoigne de son expérience en tant que stagiaire au Centre Amal pour femmes : « J’étais nerveuse, car je n’avais aucune expérience professionnelle », raconte-t-elle. Or, en participant au lancement d’un projet de soutien à la maternité, en obtenant un financement et en rencontrant son premier client, elle a gagné en confiance et clarifié ses objectifs.
« Je me suis rendu compte que je voulais travailler dans le domaine de la thérapie familiale. C’est à ce moment précis que j’ai réalisé que j’étais faite pour la psychologie. J’ai constaté les effets concrets de mon travail, et j’ai su que j’avais trouvé ma place. »
Ateş Balsoy, étudiant en urbanisme et en environnement humain, a effectué un stage à l’Espace Le Havre, un organisme montréalais qui soutient les familles demandeuses d’asile. Avant de travailler comme stagiaire en sensibilisation et en recherche, il avait envisagé de changer de programme, ne sachant pas si ses études correspondaient à sa passion pour la transformation sociale.
« Mon expérience à l’Espace Le Havre m’a montré que je pouvais effectuer ce travail dans le cadre de ma discipline. » Il a notamment animé des ateliers, noué des liens avec des familles, participé à un projet de cartographie communautaire et rédigé un rapport loué pour sa profondeur et qui pourrait bien être publié, selon son professeur.
Par-dessus tout, il s’est senti reconnu. « Dans mes fonctions précédentes, je travaillais beaucoup, mais j’avais l’impression d’être invisible, tandis qu’à l’Espace Le Havre, je contribuais à un projet d’envergure. »
Des possibilités de travail enrichissantes
Grâce au soutien financier du Centre SHIFT, les organismes communautaires sont à même d’offrir des possibilités d’apprentissage pratique intéressantes tout en amplifiant leur rayonnement auprès de leurs communautés.
« Le Centre SHIFT propose aux personnes étudiantes et aux organisations des occasions uniques de réfléchir et de créer ensemble, conclut Millie Tresierra. Il s’agit d’une option des plus enrichissantes, et je pense que nous sommes toutes et tous privilégiés d’avoir pu en bénéficier. »
Apprenez-en davantage sur le programme de stages du Centre SHIFT de l’Université Concordia.