Le sommet Volt-Age met en lumière les personnes et les partenariats qui propulsent la transition énergétique du Canada
Les conférenciers ont souligné que la transition énergétique du Canada dépend de la mise en pratique de l’innovation et du développement de la main-d’œuvre nécessaire pour la soutenir.
La transition énergétique du Canada dépendra autant des batteries, des réseaux électriques et des technologies émergentes que des personnes capables de les concevoir, de les financer et de les déployer à grande échelle.
Cette idée a traversé l’ensemble du Sommet sur l’électrification de la société, tenu les 5 et 6 mai au Palais des congrès de Montréal. Au fil des discussions portant sur le financement, les infrastructures, la recherche et le leadership autochtone, une préoccupation commune s’est dégagée : le Canada a besoin d’une main-d’œuvre plus qualifiée et d’une collaboration accrue entre les secteurs pour suivre le rythme de l’électrification.
Pour Volt-Age, ce défi devient désormais central dans sa mission.
Former la main-d’œuvre derrière l’électrification
Le sommet a mis en lumière une idée centrale : la transition énergétique du Canada dépendra non seulement du développement de nouvelles technologies, mais aussi et surtout de la capacité à transformer l’innovation en applications concrètes et à former la main-d’œuvre nécessaire pour les soutenir.
La participation de Grégoire Baillargeon, président de BMO Québec, a mis en évidence le rôle croissant du secteur financier dans le déploiement des projets d’électrification ainsi que la nécessité d’une coordination toujours plus étroite entre l’industrie, les chercheurs et la finance.
Pour Karim Zaghib, chef de la direction de Volt-Age, cette coordination commence par les personnes. À ce jour, près de 80 % du financement de recherche de Volt-Age soutient des étudiants aux cycles supérieurs, des chercheurs postdoctoraux et des talents émergents œuvrant dans différents domaines liés à l’électrification.
Au-delà de la formation technique en recherche, Volt-Age offre un programme de formation dédié aux stagiaires qui les prépare à des carrières dans les milieux universitaire, industriel et public grâce à des occasions de perfectionnement professionnel et d’apprentissage appliqué.
« Le capital humain est notre pierre angulaire », affirme Zaghib. « Volt-Age est un accélérateur. »
Cette priorité accordée à la formation était manifeste tout au long du sommet, où des étudiants et des chercheurs en début de carrière ont pu échanger directement avec des figures de proue de la science des batteries et des systèmes énergétiques, notamment Jeff Dahn, professeur de physique et de sciences atmosphériques à l’Université Dalhousie.
Zaghib a également insisté sur l’importance de renforcer les liens entre les universités, l’industrie et les communautés autochtones afin de bâtir la main-d’œuvre nécessaire à la transition énergétique.
Panel sur l’harmonisation de la science, du déploiement à grande échelle et de la souveraineté. De gauche à droite : Jennifer Garard, Vaitea Cowan, Melina Laboucan-Massimo et Ahmed Hanafy.
Leadership autochtone et souveraineté énergétique
Le leadership autochtone et la souveraineté énergétique ont occupé une place centrale dans plusieurs discussions du sommet.
Lors d’un panel modéré par Jennifer Garard, Directrice de l’Engagement, des Living Labs et de l’EDI chez Volt-Age, les panélistes ont exploré la manière dont les projets énergétiques peuvent être développés en partenariat avec les communautés plutôt qu’imposés à celles-ci.
Melina Laboucan-Massimo, fondatrice de Sacred Earth, cofondatrice d’Indigenous Climate Action et membre du comité consultatif de Volt-Age, a mis en garde contre la reproduction des approches passées en matière de développement des ressources.
« Nous devons vraiment avoir ces conversations difficiles et honnêtes sur ce que nous ne voulons pas reproduire », a-t-elle déclaré.
La discussion s’est poursuivie lors de la deuxième journée avec un panel et la projection d’un documentaire animés par Aphrodite Salas, professeure agrégée au Département de journalisme de Concordia et codirectrice du thème 3 chez Volt-Age, en compagnie de Sarah-Lisa Kasudluak, vice-présidente de Pituvik Landholding Corporation à Inukjuak; Tommy Palliser, directeur général du Nunavik Marine Region Wildlife Board; et Eric Atagotaaluk, directeur de Pituvik Sarvaq Energie Inc.
Le documentaire ᑰᒃ ᑰᑦᑐᖅ The Flowing River, produit en partenariat avec des collaborateurs communautaires en recherche, montre comment une initiative énergétique dirigée par des Inuits au Nunavik soutient la continuité culturelle, la résilience et le bien-être à long terme de leur communauté.
Au fil des séances, un constat commun s’est imposé : l’électrification ne constitue pas seulement une transformation technologique, mais aussi un changement social et institutionnel façonné par la formation, la confiance et la collaboration. Ce thème a particulièrement trouvé écho auprès de l’invité d’honneur du sommet Henk Rogers, co-fondateur du jeu Tetris et fondateur de Blue Planet Alliance, une initiative qui pilote également des projets de carboneutralité dans les îles d’Hawaï.
Pour Volt-Age, la conclusion est claire : la transition énergétique du Canada sera déterminée autant par les personnes et les partenariats que par les avancées technologiques.
Visionnez le documentaire ᑰᒃ ᑰᑦᑐᖅ The Flowing River.