Jean-François Cloutier, B. Sc. 1993, a officiellement entrepris ses nouvelles fonctions de vice-doyen de la recherche à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université McGill le 1er janvier 2026.
Seulement quelques semaines plus tard, il s’est retrouvé plongé dans une course effrénée pour obtenir un financement national.
« Ça a été une sorte de baptême du feu », reconnaît-il en riant. « Mais l’expérience m’a beaucoup plu. »
Après plus de vingt ans de carrière comme neuroscientifique et professeur, Cloutier travaille désormais au sein de l’administration de la faculté, où il contribue à façonner l’environnement de recherche de centaines de chercheuses et chercheurs. En plus de lui apporter une perspective élargie, ce poste lui procure une nouvelle forme de satisfaction professionnelle.
« Je trouve très gratifiant d’aider d’autres personnes à faire avancer leurs programmes de recherche, témoigne-t-il. Ce poste me permet d’avoir un effet positif sur une vaste communauté de chercheurs. »
Dans le cadre de son travail, Cloutier assume un large éventail de responsabilités. Outre la supervision de grands concours de subventions, il gère l’évaluation et le financement des infrastructures scientifiques et des centres de recherche, en plus de représenter la faculté au sein de forums de recherche nationaux et de conseils consultatifs.
« Il s’agit d’un vaste ensemble de dossiers », fait-il remarquer. « Il faut s’efforcer de prendre des décisions qui amélioreront le paysage de la recherche dans l’ensemble de la faculté. »
Sa nomination vient couronner une longue carrière à l’Université McGill et au Neuro – l’Institut-Hôpital neurologique de Montréal –, où il a étudié pendant vingt ans la formation des circuits neuronaux au cours du développement cérébral. Ses recherches portent sur les mécanismes cellulaires et moléculaires déterminant l’identité des neurones, leurs connexions et leurs synapses.
Malgré des responsabilités administratives de plus en plus importantes, Cloutier reste très proche de la communauté scientifique qu’il sert aujourd’hui.
« Comprendre les besoins des chercheurs – pour en avoir moi-même fait l’expérience – me facilite grandement la tâche », affirme-t-il.
« Concordia m’a permis d’acquérir une base solide »
Cloutier a fait ses débuts dans le domaine des neurosciences à Concordia, où il a obtenu un baccalauréat avec Honours en biochimie au sein du Collège des sciences.
Cette formation initiale s’est révélée déterminante.
« Concordia m’a permis d’acquérir une base solide en sciences et en réflexion critique, affirme-t-il. Cette expérience m’a préparé à mener une carrière en recherche. »
Au fil des ans, son travail lui a valu de nombreuses distinctions, notamment des bourses de recherche nationales, une chaire de recherche du Canada et une nomination au conseil d’administration du Conseil canadien de protection des animaux. Cloutier a également joué un rôle clé au sein de comités d’évaluation de demandes de financement de la recherche et d’évaluation des programmes universitaires au Québec.
Ces expériences guident aujourd’hui son approche en matière de leadership.
« On se rend compte à quel point il est important de disposer d’une infrastructure de recherche solide et de processus de financement équitables, fait-il valoir. Ces systèmes ont une incidence considérable sur ce que les scientifiques peuvent accomplir. »
Cloutier se dit particulièrement motivé par la nature collaborative de son rôle. Il travaille désormais en étroite collaboration avec ses collègues du bureau de la recherche et d’autres unités de l’Université, dont le vice-doyen de la recherche de la faculté, qui l’a mentoré durant les premiers mois de son mandat.
« J’ai dû apprendre beaucoup de choses en peu de temps, résume-t-il. Mais c’est un travail passionnant. »
En ce qui concerne l’avenir, Cloutier estime que l’évolution du paysage de la recherche ainsi que la collaboration interdisciplinaire et interinstitutionnelle, qui connaît un essor considérable, recèlent de nombreuses possibilités.
Pour le diplômé de Concordia, la priorité est claire : aider les équipes de recherche à réussir et favoriser un environnement propice à l’innovation.
« En fin de compte, il s’agit d’aider les gens à mener les meilleures recherches possibles », conclut-il.
Jean-François Cloutier, B. Sc. 1993