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Faites connaissance avec les porte-parole de promotion de la Faculté des beaux-arts pour l’année 2026

Gaëlle Legrand et Rodrigo D’Alcântara reviennent sur leur trajectoire personnelle alors qu’ils terminent leur programme d’études avec les plus grands honneurs
11 juin 2026
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Photos portraits d'une jeune femme et d'un jeune homme, ce dernier tenant un micro Les porte-parole de promotion 2026 de la Faculté des beaux-arts. De gauche à droite : Gaëlle Legrand (photo : Tyson Houseman) et Rodrigo D'Alcântara (photo : Bronson Jacque).

À l’approche des cérémonies printanières de collation des grades de l’Université Concordia, deux personnes étudiantes d’exception se voient décerner le titre de porte-parole de promotion de la Faculté des beaux-arts pour l’année 2026. Il s’agit de Gaëlle Legrand, titulaire d’un baccalauréat ès beaux-arts (sculpture, arts plastiques), et de Rodrigo D’Alcântara, titulaire d’un doctorat en histoire de l’art.

Ces deux personnes sont ainsi honorées en reconnaissance de leurs excellents résultats scolaires, de leur pratique soutenue en matière de création et de recherche ainsi que de leur engagement auprès des communautés artistiques de Montréal et d’ailleurs.

« Les réalisations de ces étudiants reflètent la richesse, la curiosité et l’engagement qui caractérisent notre faculté », déclare Shauna Janssen, vice-doyenne des programmes d’études et de la pédagogie. « Leurs travaux montrent que la pratique créative et la recherche peuvent se combiner avantageusement avec la vie communautaire, la réflexion critique et les nouvelles façons de penser. » 

Gaëlle Legrand, porte-parole de promotion du premier cycle
Programme de sculpture du Département d’arts plastiques

Le parcours de Gaëlle Legrand à la Faculté des beaux-arts s’est déroulé sous le signe de l’expérimentation, qu’il s’agisse de matériaux, de disciplines ou de langages visuels. Dans ses travaux récents, elle explore la relation entre les formes célestes et terrestres, établissant des liens inattendus entre les systèmes naturels.

« Je prépare actuellement un projet de recherche qui part de l’idée selon laquelle les fleurs sont le reflet terrestre des corps célestes, explique-t-elle. J’explore les similitudes formelles, spatiales et conceptuelles entre les fleurs et les étoiles, dont la relation singulière se manifeste avant tout par la lumière. »

Parallèlement à cette réflexion conceptuelle, Gaëlle Legrand a élargi sa pratique technique, notamment grâce à un croisement entre photographie et sculpture.

« J’ai également commencé à explorer différentes façons de combiner photographie et sculpture, en déconstruisant et en fusionnant les langages et les codes visuels de ces deux disciplines », précise-t-elle.

Lorsqu’elle repense à son expérience au sein du programme de baccalauréat ès beaux-arts, elle encourage les futurs étudiants et étudiantes à faire preuve d’ouverture d’esprit et de patience tout au long de leur parcours.

« Essayez autant d’idées, de techniques, d’outils et de matériaux que possible, conseille-t-elle. Ne précipitez pas les choses pour obtenir votre diplôme au plus vite. Il y a beaucoup à apprendre et à apprécier à Concordia, alors prenez votre temps. Essayez de suivre un cours d’études libres à la fin de votre baccalauréat; selon moi, ces cours nous préparent très bien au travail autonome en dehors de l’Université et peuvent nous donner un avant-goût des études de maîtrise en beaux-arts. »

Gaëlle Legrand a hâte de saisir les occasions qui s’offriront à elle dans le milieu artistique professionnel, notamment grâce à sa participation à la Collection Art Volte et à l’exposition inaugurale 2026 à la Galerie FOFA, en juin prochain. Elle a également été sélectionnée dans la cohorte 2026 du programme montréalais Artch, qui apporte un soutien aux artistes contemporains émergents. Elle prendra donc part au festival Artch en octobre 2026.

Rodrigo D’Alcântara, porte-parole de promotion des cycles supérieurs
Département d’histoire de l’art

Au cours de ses études de doctorat, Rodrigo D’Alcântara a développé une pratique de recherche profondément interdisciplinaire, ancrée dans l’histoire de l’art brésilien, la théorie décoloniale et le travail de commissariat d’exposition dans divers contextes internationaux.

« Mon passage à la Faculté des beaux-arts a été extrêmement enrichissant, affirme-t-il, car il m’a apporté le soutien et la liberté dont j’avais besoin pour explorer des thèmes souvent négligés de l’histoire de l’art brésilien, comme les cosmologies autochtones et les pratiques artistiques fondées sur une approche dissidente transversale, tout en m’inspirant des perspectives décoloniales que j’ai découvertes au Canada. »

Ses recherches doctorales ont progressé parallèlement à une vie professionnelle bien remplie englobant enseignement, conférences, publications et collaborations commissariales au Canada et à l’étranger.

« J’ai élargi mon réseau professionnel grâce à l’enseignement, aux groupes de recherche, aux conférences, aux publications, aux événements publics et aux projets de commissariat, autant d’éléments qui ont contribué à orienter mes recherches et à façonner ma pratique artistique », fait-il valoir. L’une des étapes marquantes de son parcours a été la co-organisation de Tropi-X: Brazilian Art in Canada, 1970s–Now au Museum London (Ontario), considérée comme la plus grande exposition d’art brésilien jamais présentée au Canada.

Sa pratique de recherche-création a également évolué sur le plan conceptuel tout au long de ses études de doctorat.

« Les thèmes qui m’ont toujours tenu à cœur, comme l’étude critique du syncrétisme religieux brésilien pour concevoir des mythologies dissidentes contemporaines, ont pris une plus grande place, indique-t-il. De nouvelles dimensions conceptuelles, telles que l’influence de la scène multiculturelle montréalaise et ma propre perception de la vie en tant que membre de la diaspora, ont également commencé à orienter mes projets à venir. »

Parallèlement à ses activités universitaires, Rodrigo D’Alcântara participe activement à des expositions et à des projets de commissariat. Il participe actuellement à Commencement, l’exposition des finissantes et finissants de la Faculté des beaux-arts présentée à la galerie VAV, où sa vidéo Sinfonia Lunatique sera projetée jusqu’au 19 juin 2026. Il siège également au comité de sélection de la 18e édition de Massimadi Montréal : festival des films et des arts LGBTQ+ afro, et a récemment présenté sa vidéo CHARME à l’Institut Milieux ainsi qu’au MAIRI – Mostra Internacional de Cinema Transbordante (« MAIRI – festival international de cinéma débordant »).

Pour ce qui est de ses projets futurs, il animera l’atelier de sculpture et de performance Matrilinear Spectra à la Fonderie Darling, dans le cadre du programme Place publique, et organisera cet automne l’exposition The Jaguar and the Scarlet Bird à la galerie OBORO. L’exposition réunira plusieurs artistes qui s’expriment à travers des subjectivités autochtones, diasporiques et féministes.  

Apprenez-en davantage sur les cérémonies de collation des grades du printemps 2026 de l'Université Concordia.



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