Concordia codirigera un nouveau réseau canadien pour la cybersécurité de 160 millions de dollars

Mourad Debbabi mène cette initiative avec des codirecteurs venant d’universités des quatre coins du Canada
17 février 2022
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« Ce réseau stimulera des activités de recherche et de développement en cybersécurité qui changeront la donne et ouvriront des perspectives de collaboration. »

Chaque jour, un déluge de cyberattaques cible la cyberinfrastructure d’entreprises, d’organismes gouvernementaux et de particuliers. Les dommages peuvent être encore plus importants lorsque l’attaque porte sur des éléments d’infrastructure critiques.

Dans le but de relever les défis relatifs à la cybersécurité en matière de recherche et développement, d’innovation et de formation, et pour aider les établissements et les entreprises de tout le pays à gérer les cybermenaces, le gouvernement du Canada a annoncé l’octroi d’un financement de 76,4 millions de dollars sur quatre ans au Consortium national pour la cybersécurité (CNC).

En tant que bénéficiaire principal, le CNC établira le Réseau d’innovation pour la cybersécurité (RIC), une plateforme essentielle pour l’avancement de la cybersécurité au Canada.

Le RIC est un réseau pancanadien d’établissements postsecondaires, de grandes et de petites entreprises privées, de gouvernements provinciaux et territoriaux, d’administrations municipales et d’organismes sans but lucratif. Ses membres forment un regroupement dynamique animé par un fort sens de la collaboration qui réalise des projets stratégiquement sélectionnés et hautement novateurs en recherche et développement, en commercialisation et en formation.

Le CNC et le RIC sont codirigés par Concordia et quatre autres universités canadiennes : l’Université du Nouveau-Brunswick, l’Université de Calgary, l’Université Ryerson et l’Université de Waterloo.

L’investissement est une des plus importantes subventions dont Concordia compte parmi les bénéficiaires.

« Les pressions exercées sur l'économie numérique sont grandissantes, et les Canadiens et les entreprises canadiennes sont de plus en plus préoccupés par la cybersécurité », a déclaré François-Philippe Champagne, ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie, lors de son annonce aujourd’hui.

« C'est pourquoi il faut investir dans l'établissement d'un écosystème canadien du cyberespace qui est robuste, sécuritaire et résilient, en plus d'y apporter notre soutien. Grâce à cet investissement, le Réseau d'innovation pour la cybersécurité va non seulement favoriser la prospérité, la sécurité et la capacité d'innovation du Canada, mais aussi nous aider à bâtir une nation de pionniers dans le domaine de la cybersécurité. »

« Les cyberattaques sont en hausse, avec un degré sans précédent de sophistication, de rapidité, de volume, de dommages et d’audace », observe Mourad Debbabi, directeur du Centre de cybersécurité de l’Université Concordia et l’un des cinq codirecteurs fondateurs du CNC.

« Je salue la vision du ministre et du gouvernement du Canada. Cet investissement lancera une nouvelle ère de collaborations et de partenariats, renforcera l’économie du Québec et du Canada, et nourrira un essor durable », ajoute le professeur Debbabi, qui est également doyen de l’École de génie et d’informatique Gina-Cody de Concordia.

Le réseau propulsera la recherche et développement, stimulera la commercialisation, et favorisera la formation de talents qualifiés en cybersécurité partout au Canada. Il financera des projets à fort impact s’inscrivant dans des collaborations entre des universités et des collèges, des entreprises privées de toutes les tailles ainsi que des organismes du secteur public et sans but lucratif de toutes les régions du Canada.

Avec l’investissement du gouvernement fédéral, le consortium aura un budget initial de plus de 160 millions de dollars en contributions en espèces et en nature de la part d’organismes de soutien. Le consortium a pour principal objectif de favoriser l’expansion du secteur commercial de la cybersécurité au Canada tout en contribuant à la santé cybersécuritaire du pays.

Aux fins de sa candidature pour diriger le réseau, le consortium a travaillé en collaboration avec plus de 140 chercheuses et chercheurs de 35 établissements postsecondaires de tout le Canada, 46 entreprises de toutes les tailles, 26 organismes sans but lucratif ainsi que des gouvernements provinciaux et des organismes gouvernementaux.

Le Centre de cybersécurité de Concordia participe activement au CNC et au RIC. Il compte 75 chercheurs en cybersécurité, y compris 55 étudiants au doctorat et à la maîtrise, 20 membres du corps professoral (dont cinq sont titulaires d’une chaire de recherche) ainsi que plusieurs boursiers postdoctoraux et membres du personnel de recherche.

Le Centre de cybersécurité offre une plateforme intégrée pour la réalisation d’activités de recherche, d’innovation et de formation de grande qualité en cybersécurité. Bénéficiant d’une infrastructure indépendante, il mène divers projets, partenariats et programmes de grade. Ses chercheuses et chercheurs travaillent en partenariat avec de grandes organisations comme Hydro-Québec et Ericsson.

Graham Carr, Paula Wood-Adams et Mourad Debbabi. Graham Carr, Paula Wood-Adams et Mourad Debbabi.

Approche multidisciplinaire

La vice-rectrice intérimaire à la recherche et aux études supérieures de Concordia et présidente du conseil d'administration du Consortium national pour la cybersécurité, Paula Wood-Adams, souligne l’apport inestimable des universités, qui savent unir les efforts des parties prenantes afin de trouver des solutions à un défi mondial comme la cybersécurité.

« Résoudre les défis relatifs à la cybersécurité nécessite une approche multidisciplinaire faisant fond sur une expertise en génie, en informatique, en sciences sociales et en gestion. Or, Concordia se démarque dans tous ces domaines », souligne-t-elle.

« Ce réseau stimulera des activités de recherche et de développement en cybersécurité qui changeront la donne et ouvriront des perspectives de collaboration entre le milieu universitaire, l’industrie et les gouvernements. »

Selon Statistique Canada, l’industrie canadienne de la cybersécurité a contribué plus de 2,3 milliards de dollars au PIB et quelque 22 500 emplois à l’économie canadienne en 2018. Au Québec, le gouvernement a créé récemment le ministère de la Cybersécurité et du Numérique pour coordonner et diriger les efforts de la province en matière de cybersécurité.

En cette période de pénurie de main-d’œuvre dans tous les secteurs économiques du pays, la formation de talents hautement qualifiés en cybersécurité revêt une importance capitale, note le recteur de Concordia Graham Carr.

« Les universités sont des moteurs de l’économie du savoir, car elles forment la prochaine génération de talents qualifiés et avant-gardistes, explique-t-il. Nous sommes fiers d’être le principal établissement québécois reconnu au sein de ce consortium de cybersécurité grâce à cet investissement gouvernemental tourné vers l’avenir. »

Le réseau dirigera des projets de formation où l’adhésion aux principes d’équité, de diversité et d’inclusion sera une priorité. Outre ses activités de recherche et de formation, le réseau mettra en lien des universitaires, des entrepreneurs, des professionnels de la cybersécurité et des apprenants par divers moyens, dont des groupes de travail, des colloques, des ateliers et des défis de recherche.

Établi en 2020 à titre d’organisme sans but lucratif constitué en vertu d’une loi fédérale, le Consortium national pour la cybersécurité est dirigé par cinq experts du domaine :

  • Nadarajah Asokan, directeur général, Cybersecurity and Privacy Institute, Université de Waterloo
  • Ken Barker, directeur, Institute for Security, Privacy and Information Assurance, Université de Calgary
  • Mourad Debbabi, directeur du Centre de cybersécurité de l’Université Concordia
  • Charles Finlay, directeur général fondateur, Rogers Cybersecure Catalyst, Université Ryerson
  • Ali Ghorbani, directeur, Institut canadien sur la cybersécurité, Université du Nouveau-Brunswick

 

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