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Coincés à Montréal, deux étudiants internationaux au postdoctorat trouvent des moyens de vaincre le virus qui les empêchent de rentrer chez eux

Boursiers Mitacs, Gurudeeban Selvaraj et Satyavani Kaliamurthi ont mis de côté leurs travaux sur le cancer au Centre de recherche en modélisation moléculaire pour étudier la COVID-19
24 juillet 2020
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Paula Wood-Adams : « La lutte contre la COVID-19 est un effort planétaire, et il est gratifiant de voir nos chercheurs contribuer à la réponse à cette crise de santé publique. » | Photo : Fusion Medical Animation, Unsplash

Leur vie et leurs recherches bouleversées par la pandémie de COVID-19, deux étudiants internationaux coincés au Canada travaillent maintenant sur des façons de vaincre le redoutable virus. Et ils le font, comme tant d’autres, en grande partie de la maison et grâce à des réunions virtuelles avec leur professeur-superviseur de Concordia.

Les boursiers postdoctoraux Gurudeeban Selvaraj et Satyavani Kaliamurthi sont arrivés à Montréal fin décembre pour un stage de recherche Mitacs Globalink de 24 semaines au Centre de recherche en modélisation moléculaire (CERMM) de l’Université Concordia. Ils devaient rentrer dans leur établissement d’attache en Chine en avril, mais les restrictions mondiales mises en place en mars ont perturbé leurs travaux et leurs projets de voyage. N’ayant nulle part où aller et voyant se déclarer une éclosion virale à l’échelle planétaire, les deux chercheurs ont décidé d’utiliser au mieux leurs compétences dans ce contexte.

Bien que leurs domaines de recherche soient respectivement le cancer du poumon et le cancer du col de l’utérus, M. Selvaraj et Mme Kaliamurthi ont pu rapidement transposer leurs efforts sur le nouveau coronavirus, sous la supervision du directeur du CERMM Gilles Peslherbe, professeur au Département de chimie et de biochimie.

La modélisation et les simulations par ordinateur permettent aux chercheurs d’examiner des approches moléculaires que les spécialistes des sciences de la santé exploitent pour élaborer un vaccin ou chercher un inhibiteur protéique antiviral pouvant atténuer les effets de la maladie une fois contractée. Ainsi, leurs collaborateurs de l’Université de technologie du Henan et de l’Université Jiao-tong de Shanghai, en Chine ainsi que leurs partenaires synthétisent déjà les premiers modèles de vaccins conçus à Concordia.

Le professeur Peslherbe raconte que les jeunes boursiers ont amorcé leurs recherches sur la COVID-19 de façon indépendante en février, au moment précis où le virus a commencé à se propager en Amérique du Nord.

« Ils appliquaient déjà la bio-informatique et l’intelligence artificielle à la conception de moyens thérapeutiques contre différentes maladies, alors ils pu assez facilement passer de l’étude de molécules biologiques liées au cancer à celle de la protéine qui caractérise ce virus, affirme-t-il. Lorsqu’ils ont décidé d’axer leurs recherches non plus sur le cancer, mais sur la COVID-19, nous et nos collaborateurs en Chine leur avons immédiatement prêté notre concours. »

« Les partenariats internationaux mettent en lumière la recherche de calibre mondial qui se fait à Concordia. Ils nous permettent également de tisser des liens solides avec de jeunes boursiers et leurs établissements du monde entier », souligne Paula Wood-Adams, vice-rectrice intérimaire à la recherche et aux études supérieures de Concordia. « La lutte contre la COVID-19 est un effort planétaire, et il est gratifiant de voir nos chercheurs contribuer à la réponse à cette crise de santé publique. »

« Nous entendons souvent aux nouvelles que les grandes entreprises pharmaceutiques mènent la recherche d’un remède ou d’un vaccin contre la COVID-19 grâce aux immenses ressources à leur disposition, commente Gilles Peslherbe. Mais on entend rarement parler des milliers d’universitaires des quatre coins du monde qui font aussi avancer les connaissances. Nous avons ici un bon exemple des résultats que peut produire notre approche collaborative. »

Quant à Gurudeeban Selvaraj et Satyavani Kaliamurthi, ils ne peuvent toujours pas quitter Montréal pour rentrer chez eux, les voyages internationaux non essentiels demeurant interdits. Mais selon le professeur Peslherbe, grâce au travail et au soutien de Concordia International, ils sont en mesure de rester ici pour le moment et de poursuivre leurs travaux sur la COVID-19.



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