Kathryn Peterson : la coach en confiance
Kathryn Peterson : « Quels que soient les défis auxquels nous sommes confrontés, nous avons tous des atouts et des compétences uniques. C’est donc sur cela que je me concentre. »
Avant de devenir coach professionnelle, consultante et facilitatrice, Kathryn Peterson a travaillé pendant 14 ans dans le réseau de santé publique en tant qu’intervenante sociale, aidant les gens à surmonter les défis de la vie quotidienne. Aujourd’hui, elle s’appuie sur cette expérience et sur sa formation en psychoéducation pour animer des ateliers qui aident les apprenants adultes à développer leurs compétences en communication, en collaboration et en leadership afin de surmonter des défis de nature interpersonnelle au travail.
Qu’est-ce qui vous a incitée à vous lancer dans l’enseignement parallèlement à vos activités professionnelles?
Kathryn Peterson : Ce qui est drôle, c’est que je n’étais pas du tout à l’aise de prendre la parole en public. En fait, cela me faisait vraiment peur. Et c’est le premier récit que je raconte dans mon cours de prise de parole en public : vous n’avez pas besoin d’être doué naturellement, car je ne l’étais certainement pas.
Ma mère m’a dit un jour : « Je pense qu’il y a quelque chose en toi qui veut communiquer, qui veut faciliter les choses. » Et il y avait effectivement une partie de moi qui souhaitait faire cela, mais j’avais une peur bleue de parler en public. J’ai donc retroussé mes manches et suivi autant de cours d’art oratoire que possible.
Quelles expériences uniques apportez-vous à vos cours à Formation continue Concordia?
KP : Dans ma pratique en tant que facilitatrice et coach, je me focalise sur les atouts des personnes. Ma formation en psychoéducation m’a appris à développer les forces de chacun. Quels que soient les défis auxquels nous sommes confrontés, nous avons tous des atouts et des compétences uniques. C’est donc sur cela que je me concentre, tant en classe que lors des consultations individuelles.
J’ai souvent travaillé avec des personnes en situation d’itinérance. Nous les aidions à gérer leur argent : leurs demandes d’aide sociale, leur budget, leurs courses, et ainsi de suite. C’est une véritable intervention psychoéducative, n’est-ce pas? Nous les aidons à acquérir des compétences utiles dans la vie.
Comment votre secteur a-t-il évolué au fil des ans?
KP : De plus en plus de gens parlent de leur propre expérience, ce qui est encourageant, n’est-ce pas? Je pense qu’il y a actuellement une tendance à travailler sur soi-même, ce qui est une bonne chose.
Surtout ces derniers temps, alors que nous sortons d’une période de stress chronique post-COVID. Je pense qu’il n’y a jamais eu de moment dans ma vie où il a été aussi important de réguler nos émotions, car les autres ne régulent pas nécessairement les leurs.
Concrètement, quels défis aidez-vous vos étudiantes et étudiants à relever?
KP : L’un de mes cours les plus populaires, que j’appelle mon « tube », « Hotel California », traite des personnalités difficiles. Il s’agit de comprendre les comportements difficiles et ce qui les motive. Il ne s’agit pas d’excuser ces comportements, mais simplement d’aider les gens à passer d’un mode réactif à un mode réceptif.
Parfois, les personnes participantes pensent qu’un certain problème est en cause, puis elles se rendent compte qu’il ne s’agit en fait pas d’un problème relationnel, mais bien de problèmes de régulation émotionnelle.
Pouvez-vous nous raconter un moment mémorable ou une réussite ayant marqué l’un de vos cours?
KP : Il arrive parfois que des ateliers donnent lieu à des moments exceptionnels. En effet, certaines personnes participantes connaissent une forme de révélation. Elles sont alors émues, car elles ont trouvé exactement ce dont elles avaient besoin. Elles disent : « Waouh, nous avons eu une discussion vraiment intéressante, et j’ai pu obtenir un point de vue extérieur sur un problème auquel je me heurtais depuis longtemps. »