Stephen A. Jarislowsky, LL.D. 2003, l’un des plus généreux mécènes des arts au Canada, figure de proue de la gouvernance d’entreprise et grand donateur à la Campagne pour Concordia, est décédé à l’âge de 101 ans.
Jarislowsky et son épouse, Gail M. Jarislowsky, M.A. 1991, ont également apporté un soutien considérable à l’éducation. La Fondation Jarislowsky a créé plus de 50 chaires dotées dans des universités et établissements partout au Canada, soutenant la recherche dans un large éventail de disciplines.
Grâce à leur soutien, deux importantes initiatives ont vu le jour à Concordia : la Chaire Stephen A. Jarislowsky en gouvernance d’entreprise et l’Institut Gail et Stephen A. Jarislowsky d’études en art canadien.
« Stephen Jarislowsky ne s’est pas contenté de laisser sa marque dans le monde de l’investissement », affirme Paul Chesser, B.A. 1994, Dipl. 2e cycle 1997, vice-recteur à l’Avancement universitaire. « Tous les Canadiens et Canadiennes ont bénéficié de son influence positive sur la gouvernance et l’éthique des affaires, ainsi que de sa volonté de redonner à sa communauté. »
Un legs qui dépasse les frontières
Né en Allemagne en 1925, Stephen Jarislowsky a passé son enfance à se déplacer à travers l’Europe entre les deux guerres mondiales. C’est alors qu’il fréquentait une école aux Pays-Bas, où il étudiait la musique et visitait fréquemment des musées, que sa passion pour les arts s’est éveillée.
Cet intérêt s’est confirmé lorsqu’il a fréquenté un pensionnat français et vécu chez le critique d’art et spécialiste de l’impressionnisme John Rewald.
Au début des années 1940, Jarislowsky a immigré en Caroline du Nord, puis étudié le génie mécanique à l’Université Cornell, à Ithaca, dans l’État de New York, avant de servir dans l’armée américaine.
Alors qu’il était stationné au Japon pendant la Seconde Guerre mondiale, il a développé un vif intérêt pour les cultures d’Asie de l’Est. Il a ensuite obtenu une maîtrise en études extrême-orientales à l’Université de Chicago, puis un MBA à la Harvard Business School.
Au début de sa carrière, Jarislowsky a travaillé pour Alcan Aluminium, d’abord comme ingénieur à Kingston, en Ontario, puis dans les domaines de l’administration des ventes et des finances au bureau montréalais de l’entreprise.
Il a pendant un certain temps dirigé une maison d’édition à New York avant de revenir s’établir à Montréal en 1955, où il a fondé Jarislowsky Fraser, qui est devenue l’une des principales sociétés de gestion de placements au Canada.
Stephen A. Jarislowsky au moment de sa nomination à titre de Compagnon de l’Ordre du Canada en 2009.
Jarislowsky, photographié ici aux côtés du recteur de l'époque, Eric Molson, LL. D. 2006, s'est vu décerner un diplôme honorifique par l'université Concordia en 2003.