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Rencontre avec la diplômée de l’Université Concordia à l’origine de certains des plus grands événements de divertissement au Canada

Depuis près de 40 ans, l’attachée de presse Leisa Lee aide à faire rayonner des événements phares et des vedettes comme Madonna, U2, les Backstreet Boys, Osheaga et Juste pour rire
17 septembre 2026
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Par Claire Loewen, B.A. 2021


Dix personnes sont alignées devant une toile de fond sur laquelle on peut lire « Backstreet Boys DNA World Tour ». Leisa Lee (deuxième à partir de la droite) avec les Backstreet Boys durant leur tournée de 2019.

Quand les portes du Festival musique et arts Osheaga s’ouvrent et que la foule commence à déferler par milliers sur le site, presque tous les yeux sont tournés vers la scène. Leisa Lee, B.A. 1987, pense quant à elle à l’immense travail qui a permis à cet instant de se concrétiser.

« Ce qui me donne encore des frissons, et ce qui me pousse à continuer, ce sont les vingt minutes qui précèdent l’ouverture des portes », confie la diplômée, associée directrice du Groupe Leisa Lee. Pendant ces derniers instants où les équipes finalisent les préparatifs et règlent les derniers détails, elle assiste à la transition entre des mois de planification et le lancement officiel de l’événement. C’est aussi sa dernière occasion de voir le site désert avant qu’il ne se remplisse de milliers de personnes.

Depuis près de quatre décennies, Leisa Lee travaille en coulisse comme promotrice d’événements et relationniste dans l’industrie du divertissement. Elle a accompagné la promotion de concerts, de festivals, de tournées d’humour et de productions télévisuelles d’envergure partout au pays. Parmi les noms et événements qu’elle a contribué à faire briller figurent Madonna, U2, les Backstreet Boys, Osheaga, Disney sur glace et Juste pour rire.

À ses yeux, c’est un heureux hasard qui a mis sa carrière sur les rails.

« C’est la carrière qui m’a trouvée »

Pendant ses études en communication à l’Université Concordia, Leisa Lee n’envisageait pas nécessairement une carrière dans la promotion de spectacles. Selon elle, son entrée dans l’industrie tient à une combinaison de circonstances favorables, de contacts et de chance.

En effet, c’est grâce à un ancien employeur d’un magasin d’électronique qu’elle a décroché un poste chez Donald K. Donald, alors la principale entreprise de promotion de concerts à Montréal, après l’obtention de son diplôme en 1987.

Peu de gens ont la chance de commencer leur carrière dans un milieu aussi prestigieux.

« C’est la carrière qui m’a trouvée », résume la diplômée.

Tandis que plusieurs jeunes personnes diplômées en communication cherchaient encore leur place sur le marché du travail, Leisa Lee apprenait déjà les rouages de l’industrie au sein d’une entreprise chargée de faire venir à Montréal les plus grandes têtes d’affiche du moment. « J’ai eu la chance de commencer dans une entreprise d’envergure qui m’a tout de suite initiée à la promotion d’événements à l’échelle internationale », explique-t-elle.

Cette expérience a jeté les bases d’une carrière qui l’a menée de Donald K. Donald à Juste pour rire, jusqu’à finalement fonder sa propre entreprise, le Groupe Leisa Lee.

Près de quatre décennies après avoir obtenu son premier mandat en relations publiques, Mme Lee exerce un métier profondément transformé. En 1987, la promotion d’un événement passait principalement par l’achat de publicité dans les journaux et sur les chaînes de télévision. Aujourd’hui, son équipe analyse aussi l’engagement dans les médias sociaux et collabore avec des influenceuses et influenceurs, en complément des médias traditionnels.

Portrait de Leisa Lee. « Il faut aimer profondément ce métier pour faire carrière dans le domaine », soutient Leisa Lee.

Mais les fondements du métier, eux, n’ont pas changé.

« Au fond, les relations publiques reposent sur l’art de raconter une histoire, poursuit Leisa Lee. Raconter une histoire, c’est chercher à communiquer avec quelqu’un. Et si on ne parle pas son langage, il n’y a pas vraiment de communication. »

Selon elle, cela signifie comprendre la façon dont les gens consomment l’information, tout en préservant l’exactitude des renseignements et la confiance du public, dans un contexte où prolifèrent les contenus créés par l’IA et la désinformation.

« Notre rôle consiste à informer et à raconter des histoires. Nous devons donc être très vigilants quant aux messages que nous transmettons afin de demeurer une source digne de confiance. »

Pour Leisa Lee, son parcours professionnel prend racine à Concordia. C’est là qu’elle a développé les compétences et noué les relations qui continuent de la soutenir aujourd’hui.

« Ma formation en communication a été déterminante pour la suite de ma carrière », indique-t-elle. Près de 40 ans après l’obtention de son diplôme, elle continue de rencontrer régulièrement des membres de sa cohorte qui ont eux aussi fait leur place dans le secteur des communications.

Aux étudiantes et étudiants qui souhaitent percer dans le milieu des communications ou du divertissement, elle offre un conseil simple : la passion est essentielle.

« Il faut aimer profondément ce métier pour faire carrière dans le domaine, soutient-elle. Si vous vous passionnez pour ce que vous faites, il faut juste accepter d’y consacrer tout le temps et les efforts nécessaires. »



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