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L’art et l’histoire du platinisme au programme d’un cours dynamique offert à l’Université Concordia

Ce cours pratique allie production médiatique, culture musicale et performance dans un environnement unique axé sur l’apprentissage expérientiel
April 15, 2026
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Trois étudiantes de premier cycle s'amusant avec des platines et des vinyles. Grâce à l'accès à du matériel professionnel, ce cours est conçu pour offrir une expérience immersive, axée sur la pratique.

Dans une salle de cours du campus Loyola de l’Université Concordia, les étudiantes et étudiants découvrent la production médiatique non pas à l’aide de caméras ou de microphones, mais en maniant les platines et les tables de mixage et en fouillant les caisses de disques vinyle.

Le cours thématique spécial intitulé The Wheels of Steel: Sampling, Mixing and DJing as Media Production (« les roues d’acier : échantillonnage, mixage et platinisme dans le contexte de la production médiatique », COMS 493) a pour but d’initier les étudiantes et étudiants à l’histoire, à la culture et aux techniques du platinisme tout en leur permettant d’acquérir une expérience pratique de la prestation et de la production de leurs propres assemblages musicaux.

« Ce cours met la production médiatique au diapason de ce qui fait de Montréal une ville culturelle si dynamique », fait valoir Owen Chapman, professeur au Département de communication. Compositeur et DJ, Owen Chapman est également connu sous son nom de scène O Positive. « Le cours vise à faire découvrir aux étudiants la culture DJ, mais aussi à les y faire participer activement. »

Composé de 25 étudiantes et étudiants seulement, ce cours donne accès à du matériel de calibre professionnel et offre une expérience immersive axée sur la pratique.

De la théorie aux platines

Les étudiantes et étudiants explorent l’évolution du platinisme, depuis ses origines dans la culture hip-hop jusqu’aux pratiques numériques et expérimentales contemporaines. En plus d’assister à des cours magistraux et de faire diverses lectures, ils prennent part à des séances pratiques au cours desquelles ils travaillent directement avec du matériel tel que des contrôleurs numériques portables et des installations professionnelles complètes de platines pour disques vinyle.

Pour de nombreux étudiants et étudiantes, ce cours représente la toute première fois qu’ils manipulent du matériel utilisé par les DJ. Si quelques-uns d’entre eux avaient déjà une certaine expérience en la matière avant de commencer, la plupart étaient entièrement novices au début du trimestre.

Plutôt que des examens ou des essais classiques, les travaux pratiques s’articulent autour d’enregistrements de prestations de DJ. Les étudiantes et étudiants progressent tout au long d’une série structurée de mix dont la durée augmente peu à peu; ils reçoivent des commentaires et, par la suite, ont la possibilité de réviser leur travail.

« L’objectif est d’accompagner les étudiants en partant du point où ils en sont et de les aider à progresser, indique Owen Chapman. Les erreurs font partie du processus, et apprendre à les analyser est une compétence essentielle. »

S’inspirer de la communauté des DJ de Montréal et de l’international

Le cours permet également aux étudiants d’entrer en contact direct avec des artistes qui exercent le métier. Des DJ de Montréal et de l’étranger sont invités dans les cours pour mixer, expliquer leurs techniques et donner des conseils sur l’écosystème de l’industrie de la musique.

Parmi les invités de cette année figurent des DJ locaux, des personnes diplômées de Concordia, des artistes ainsi que des chercheuses et chercheurs de renommée internationale qui explorent le platinisme expérimental et les pratiques en matière de prestations sur scène. La liste comprend Anna Friz de l’Université de Santa Cruz; Claire Kenway (DJ CLAiRE); Tiana McLaughlan (Honeydrip); Alanna Stuart (PYNE), doctorante à l’Université Queens; et Sophy Merizzi (badgalquirit), assistante d’enseignement pour le cours COMS 493.

Les étudiantes et étudiants citent souvent ces visites comme l’un des aspects les plus enrichissants du cours, car elles leur permettent de se faire une idée précise des réalités tant créatives que professionnelles du métier de DJ.

Quand le campus vibre au rythme de la musique

L’apprentissage va bien au-delà de la salle de cours. Chaque mardi, à l’heure du dîner, les étudiantes et étudiants transforment leur salon du premier étage en une salle de spectacle éphémère où ils proposent des prestations de DJ en direct. Quiconque se trouve sur le campus est invité à venir écouter la musique sélectionnée par les platinistes.

« Ça peut être stressant au début, admet Owen Chapman. Mais à la fin du trimestre, on voit les étudiants gagner en assurance, se soutenir mutuellement et vraiment trouver leur propre style. »

Ces prestations s’inscrivent dans le cadre d’une structure plus large qui encourage la collaboration. Tout au long du trimestre, les étudiantes et étudiants travaillent en petits groupes, s’échangent des commentaires et transmettent leurs connaissances techniques tout en élaborant leurs assemblages musicaux.

Explorer la matérialité à l’ère numérique

Bien que le platinisme numérique soit abordé, de nombreux étudiants et étudiantes sont particulièrement attirés par les disques vinyles, tant pour leur son caractéristique que pour leur aspect tactile et leur valeur de collection.

La manipulation de disques, l’entretien du matériel et l’élaboration d’une collection personnelle permettent aux étudiantes et étudiants de découvrir des aspects de la culture musicale qui passent souvent inaperçus dans le cadre des processus entièrement numériques.

Le cours aborde également des pratiques expérimentales telles que le platinisme abstrait, où les artistes manipulent les disques et les pointes de lecture de manière non conventionnelle pour créer de nouvelles textures et de nouveaux sons.

Un cours unique en son genre qui allie histoire et pratique

Si les universités proposent souvent des programmes sur l’histoire du hip-hop ou de la musique électronique, les cours alliant étude historique et formation pratique au métier de DJ restent très rares dans l’enseignement supérieur.

En replaçant le métier de DJ dans le cadre des études sur la production médiatique et des études culturelles, ce cours montre à quel point le travail créatif et les compétences techniques sont étroitement liés au contexte culturel. Il témoigne également de la grande diversité des études en communication.

COMS 493 est actuellement proposé sous forme de cours thématique et devrait être offert de nouveau lors d’une prochaine année universitaire. En attendant, les prestations de l’heure du dîner se poursuivront jusqu’au début du mois d’avril, ce qui donnera à la communauté de Concordia l’occasion de découvrir la nouvelle génération de DJ.

 

Découvrez le programme de communication de l’Université Concordia.



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