Faites connaissance avec les boursières et boursiers 2026-2027 du programme de recherche et de promotion des droits du Centre SHIFT de l’Université Concordia
Le Centre SHIFT pour la transformation sociale de l’Université Concordia s’apprête à accueillir une nouvelle cohorte de chercheuses et chercheurs étudiant à la maîtrise ou au doctorat au sein de son programme de recherche et de promotion des droits. D’une durée d’un an, ce programme offre aux étudiantes et étudiants la possibilité de s’impliquer au sein d’un organisme communautaire montréalais afin de répondre aux priorités locales et de traduire la recherche en actions concrètes.
Les six boursières et boursiers de recherche entreprendront bientôt leur collaboration avec des partenaires communautaires de Montréal dans le cadre de projets visant à soutenir les objectifs de chaque organisme en matière de transformation systémique. Ils pourront compter sur le soutien de membres du corps professoral qui agiront à titre de conseillères et conseillers.
Cette année, les chercheuses et chercheurs collaboreront avec le Comité d’action de Parc-Extension, la Table ronde du Quartier chinois de Montréal, la Fondation JIA, Logifem, Justice climatique Montréal et Brique par brique.
Les retombées de la recherche
Bien que fondés sur les meilleures intentions, les projets d’amélioration des quartiers comme l’aménagement d’espaces verts, l’accroissement de l’accessibilité du transport en commun et l’amélioration des conditions de logement peuvent avoir des répercussions négatives sur les gens qui y habitent. En effet, ces changements peuvent entraîner une hausse des coûts qui force les locataires de longue date et les entreprises locales à quitter le quartier – phénomène bien connu des déplacements liés au développement.
Les boursières et boursiers 2026 du programme de recherche et de promotion des droits collaboreront avec leurs partenaires communautaires afin de s’attaquer au problème des déplacements forcés liés au développement, en adoptant diverses approches. Ils prendront notamment part à des projets consistant à aménager des logements sans but lucratif, à soutenir les résidantes et résidants à faible revenu dans les nouveaux pôles de transport en commun et à militer pour l’augmentation des ressources destinées aux femmes en situation d’itinérance.
Faites connaissance avec les boursières et boursiers
Jing Wang est anthropologue et étudiante à la maîtrise en linguistique appliquée. Forte de ses recherches universitaires et de son expérience professionnelle et bénévole acquise auprès de communautés défavorisées, elle se consacre de plus en plus à la recherche appliquée et axée sur la promotion des droits, afin de soutenir les changements portés par les communautés.
Dalia Assi étudie à la maîtrise en géographie, urbanisme et environnement. Ses recherches portent sur l’élaboration de scénarios d’urbanisme qui répondent aux besoins des communautés tout en favorisant la santé à long terme des écosystèmes urbains.
Marylin Chahine est doctorante en géographie, urbanisme et environnement. Ses recherches portent sur l’incidence des différents cadres politiques sur les interrelations entre les investissements en transport en commun, le logement et les déplacements de population.
Irtaza Hussain est étudiant à la maîtrise en géographie, urbanisme et environnement. Ses travaux portent principalement sur la justice en matière de logement, les droits des locataires et les inégalités urbaines. Il travaille en étroite collaboration avec des organismes communautaires œuvrant à la défense des droits des locataires et du droit au logement.
Noah Benoit étudie au doctorat en science politique et s’intéresse à la dimension émotionnelle des sciences politiques. Sa thèse porte sur le rôle de la nostalgie dans le paysage politique contemporain du Québec. Noah Benoit fait également partie de l’équipe de coordination du Collectif Consenti.
Luisa Kraft est doctorante en géographie, urbanisme et environnement. Ses recherches portent sur les liens entre l’atténuation des changements climatiques, l’aménagement axé sur le transport en commun et la politique du logement. Elle s’intéresse aux personnes qui bénéficient du développement urbain et à celles qui en sont exclues, et explore les moyens de transformer les systèmes qui sont à l’origine des inégalités.
Dans le sillage des réussites de l’an dernier
Le changement social exige une réflexion novatrice et une volonté d’expérimenter. Pour que la recherche puisse appuyer efficacement cette démarche, elle doit être menée avec souplesse et axée sur les solutions.
L’année dernière, Erykah Yasmine Kangbeya, chercheuse au Centre SHIFT, a collaboré avec le DESTA Black Community Network à la mise sur pied de programmes visant à élargir les possibilités d’emploi pour les personnes – en particulier les membres des communautés noires – qui ont déjà été incarcérées au Québec ou qui sont sur le point d’être libérées.
« Les autres projets de recherche que j’ai menés visaient principalement à comprendre un enjeu ou un concept, et non à résoudre un problème ou à répondre à un besoin de la collectivité, indique Erykah Yasmine Kangbeya. L’aspect promotion des droits de ce travail donne à la recherche un ancrage plus profond. »
DESTA était à la recherche de nouvelles approches permettant d’apporter des solutions aux difficultés persistantes que ses membres rencontrent au chapitre de l’emploi. La collaboration du Centre SHIFT lui a permis de cerner une lacune dans la recherche : si les obstacles à l’emploi auxquels font face les personnes ayant purgé une peine d’emprisonnement ont été bien documentés, peu d’études portent sur les expériences des employeurs potentiels.
Erykah Yasmine Kangbeya a eu recours à des méthodes de recherche communautaire pour recenser les obstacles qui empêchent le plus souvent les employeurs d’embaucher des personnes ayant un passé carcéral. Elle a présenté ses conclusions à l’occasion d’un événement public et rédigé un guide à l’intention des employeurs sur l’embauche et l’accompagnement des personnes ayant purgé une peine d’emprisonnement.
« Les recherches d’Erykah nous ont permis de jeter les bases d’une nouvelle programmation reposant sur des données que nous n’aurions jamais pu recueillir nous-mêmes », affirme Olivia Dumas, intervenante sociale en réinsertion chez DESTA. « Erykah a toujours respecté les expériences vécues par nos participants. Ses recherches approfondies et dynamiques ont joué un rôle inestimable dans la validation et la mise en valeur de nos expériences, tout en orientant nos projets vers de nouvelles directions. »
DESTA a depuis intégré les résultats des recherches d’Erykah Yasmine Kangbeya à son programme d’emploi.
Une tradition d’engagement communautaire
Elisabeth Cramer, responsable du programme de recherche et de promotion des droits, affirme que ces collaborations en matière de recherche s’inscrivent dans une riche tradition d’approches novatrices d’engagement communautaire à Concordia.
« J’ai été heureuse de voir à quel point les retombées des projets de l’année dernière ont été satisfaisantes, tant pour les organismes participants que pour les chercheurs, se réjouit-elle. Le vif intérêt que nous constatons de part et d’autre témoigne du potentiel du programme à préparer les étudiants à la maîtrise et au doctorat à des carrières enrichissantes, tout en apportant une précieuse contribution à la société. »
Joignez-vous aux boursières et boursiers de l’an dernier le 30 septembre 2026 de 17 h 30 à 19 h au Centre SHIFT pour la transformation sociale, au 1400, boul. De Maisonneuve Ouest (LB-145) pour explorer et célébrer les fruits de leurs projets de recherche collaborative.
Visitez la page de l’événement pour vous inscrire gratuitement.
Découvrez le Centre SHIFT pour la transformation sociale de l’Université Concordia.