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L’Université Concordia ajoute un nouveau certificat à un programme d’études noires

S’appuyant sur la mineure, le certificat est conçu pour élargir l’offre de cours à un plus grand nombre d’étudiantes et étudiants
9 février 2026
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A dyptich of two smiling Black women
Angélique Willkie et Christiana Abraham

Pour Anaïssa Dauphin, étudiante de troisième année à l’Université Concordia, la poursuite d’une mineure en études des diasporas noires et africaines en contexte canadien ne se limite pas aux manuels et aux cours magistraux. C’est aussi l’occasion de se familiariser avec une histoire, une communauté et des idées qui dépassent largement le cadre de la classe.

« Les cours abordent des disciplines très variées : sociologie, histoire, religion, communication. Ils touchent vraiment à tous les domaines et vous ouvrent les portes d’un autre monde », affirme-t-elle.

Étudiante en journalisme, Anaïssa Dauphin raconte son expérience dans sa populaire série Instagram, Black Studies Diaries. Elle fait partie de la première promotion d’un programme qui a déjà marqué l’histoire du Québec en tant que premier en son genre, grâce à son approche unique qui consiste à situer la présence des Noirs dans le contexte canadien.

Or, un an après le lancement de la mineure, et alors que débute le Mois de l’histoire des Noirs, le programme prend de l’ampleur : un nouveau certificat accueillera en effet ses premiers étudiants en septembre 2026, et un microprogramme de deuxième cycle est également en cours d’élaboration.

Le certificat de 30 crédits a vu le jour afin d’ouvrir le programme à un plus large éventail d’étudiantes et étudiants, qu’ils soient inscrits ou non à une majeure à l’Université. Il comprend trois cours obligatoires : Introduction to Black Studies in the Canadian Context (« introduction aux études afro-canadiennes » – BLST200), Black Montreal (« le Montréal noir » – BLST211) ainsi que Race and Ethnic Relations (« relations raciales et ethniques » – BLST230). Les étudiants peuvent en outre choisir parmi des cours optionnels abordant la littérature, la musique et les arts, les récits postcoloniaux et décoloniaux de même que divers thèmes spéciaux.

Christiana Abraham, directrice du programme, affirme que l’engagement des personnes étudiantes s’est révélé fondamental pour son élaboration, une priorité que reflète le cours BLST200 qu’elle donne.

« Nous avons initié les étudiants aux études noires en contexte canadien à travers un éventail passionnant de thèmes et d’approches tels que la pensée politique noire, en mettant l’accent sur les idées marquantes d’universitaires noirs canadiens. Nous avons accueilli de nombreux spécialistes en la matière et experts communautaires dans nos cours, tandis que d’autres se sont joints à nous sur Zoom. C’était extraordinaire de voir les étudiants échanger avec les universitaires dont ils lisent les travaux dans le cadre des cours, » explique-t-elle.

Christiana Abraham ajoute que pour de nombreuses personnes étudiantes noires, le programme offre une grande diversité d’espaces dans les cours d’arts et de sciences sociales, où « les questions essentielles qu’elles se posent depuis toujours sur l’identité noire et la production culturelle peuvent être abordées de manière scientifique ».

« En mettant l’accent sur les récits, la culture et les expériences vécues des Noirs, qui ont longtemps été sous-représentés dans les programmes scolaires, notre programme invite les étudiantes et étudiants à comprendre l’identité noire au Canada à travers une approche interdisciplinaire fondée à la fois sur les réalités locales et les liens mondiaux. Il offre à toutes les personnes étudiantes un espace pour découvrir les récits méconnus de la présence, des contributions et des expériences vécues des Noirs au Canada ainsi que leurs interconnexions diasporiques », poursuit-elle.

Un certificat qui répond à la demande étudiante

Selon Angélique Willkie, conseillère spéciale en matière d’intégration des Noirs et de savoirs noirs auprès de la vice-rectrice exécutive aux affaires académiques et professeure agrégée de danse contemporaine, le certificat a été créé en réponse à la demande des étudiantes et étudiants.

« Une grande partie de notre motivation découle de l’intérêt qu’ont manifesté les étudiants actuels et potentiels lorsque nous avons annoncé la création de la mineure l’an dernier », explique-t-elle.

À la différence de la mineure, qui exige des étudiantes et étudiants qu’ils soient inscrits à une majeure, le certificat est accessible aux apprenants non inscrits à un programme menant à un diplôme, y compris les personnes déjà diplômées ou fréquentant d’autres universités ainsi que les membres du personnel de Concordia.

La Pre Willkie insiste sur le fait que le programme s’adresse à toutes les personnes intéressées.

« Même si l’on pourrait penser que ce type de programme est destiné aux personnes étudiantes noires, ce n’est pas le cas. Il traite de la pensée et de l’histoire des Noirs, qui est l’histoire de tous, précise-t-elle. Le programme s’adresse à toutes les personnes étudiantes qui souhaitent se sentir à leur place dans le monde dans lequel nous vivons, ici et maintenant, tout en demeurant ouvertes d’esprit. »

Pour l’étudiant Miguel Marcheterre-Pina, cette ouverture d’esprit fait partie de l’attrait du programme.

« Cela peut s’avérer difficile, voire intimidant, mais il est important de considérer cette expérience comme une source de motivation. Si vous recherchez un défi et souhaitez approfondir vos connaissances, n’hésitez pas à présenter une demande d’admission. »


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