Concordia augmente sa capacité de biofabrication durable grâce à un investissement de la Fondation canadienne pour l’innovation
L’Université Concordia vient d’accroître sa capacité de biofabrication durable en modernisant sa Fonderie de génomes et son Centre de biotransformation. Les travaux ont été réalisés grâce à un investissement de 5 millions de dollars du Fonds d’innovation de la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI) – financé à hauteur de 40 % par le FCI ainsi que par des fonds de contrepartie du ministère de l’Enseignement supérieur (MES) du Québec.
Ces améliorations font de l’Université Concordia l’un des principaux centres de biologie synthétique et de biotraitement du Canada. Elles rehaussent également la capacité de l’Université à élaborer des produits biosourcés du début à la fin – depuis la conception de cellules microbiennes et mammaliennes jusqu’à la mise à l’essai et au perfectionnement de nouveaux médicaments et produits chimiques ordinairement issus de processus non durables.
« La biofabrication contribue à transformer des secteurs chers aux Canadiennes et Canadiens, comme la santé, l’agriculture, les produits chimiques et l’énergie propre », énumère Steve Shih, codirecteur du Centre de biologie synthétique appliquée et professeur agrégé au Département de génie électrique et informatique.
« Ces installations modernisées permettront aux équipes de recherche et à leurs partenaires de progresser plus rapidement, de tester davantage d’idées et de transposer des technologies prometteuses en applications concrètes. »
Des retombées concrètes pour la population canadienne
Les installations de biofabrication de Concordia facilitent l’élaboration de produits chimiques écologiques, de bioplastiques, de biocarburants durables, de microbes respectueux des plantes, de protéines de remplacement et de nouveaux médicaments. Elles soutiennent également les efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, transformer les déchets en matériaux utiles et mettre au point des aliments et des traitements abordables et durables.
Accessibles aux petites et moyennes entreprises, aux partenaires universitaires et aux collaborateurs gouvernementaux, ces installations de pointe agrandies renforceront la capacité de recherche à l’échelle nationale. Cet accès raccourcit le passage de la découverte à la commercialisation et favorise la création d’emplois hautement qualifiés.
« Au-delà de leur valeur économique, ces technologies présentent d’énormes avantages pour l’environnement », souligne Tim Evans, vice-recteur à la recherche, à l’innovation et au rayonnement. « Qu’il s’agisse de remplacer les produits chimiques dérivés des combustibles fossiles par des carburants renouvelables ou de transformer les résidus de laiterie en produits chimiques biosourcés, chaque innovation que nous réalisons ici, à Concordia, aide à réduire les émissions de carbone et les déchets. »
Les équipes de recherche de Concordia sont désormais en mesure de mener à bien, sous un même toit, des innovations prometteuses, de la conception à la phase pilote. Ces infrastructures permettent de réduire la dépendance aux produits pétrochimiques, de limiter les déchets et de mettre au point des technologies évolutives pouvant profiter tant à la population canadienne qu’aux marchés mondiaux.
« Nous créons des solutions que les Canadiennes et Canadiens peuvent voir et utiliser dans leur vie quotidienne », indique le Pr Evans.
Consolidation de l’infrastructure nationale de recherche
Fondée en 2016 grâce à une subvention de la FCI, la Fonderie de génomes est devenue la première installation automatisée de conception et d’assemblage d’ADN au Canada, avant de s’imposer comme un pôle national de la biologie synthétique.
En 2018-2019, la fonderie a élargi ses activités au domaine du génie cellulaire mammalien grâce à une collaboration avec le Conseil national de recherches du Canada qui comprenait un investissement initial de 2,4 millions de dollars par l’entremise du service des thérapies cellulaires et géniques pour mettre en place la plateforme de génomique mammalienne à haut débit.
Entre 2020 et 2022, des capacités de biotransformation ont été ajoutées afin d’allier le génie des souches – processus consistant à modifier des micro-organismes comme les bactéries, les levures et les champignons afin d’obtenir des produits utiles ou d’exercer de nouvelles fonctions – avec la fermentation et la purification.
Apprenez-en plus sur le Centre de biologie synthétique appliquée de l’Université Concordia.