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Un professeur de Concordia reçoit 1,5 million de dollars de la Fondation de la famille Weston pour étudier la santé cérébrale

Simon Bacon examinera comment des changements majeurs touchant à l’alimentation et aux bactéries gastriques peuvent affecter la fonction cognitive chez les patients qui subissent une opération de chirurgie bariatrique
2 mars 2022
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« Ne serait-il pas formidable de savoir qu’en mangeant davantage d’un aliment particulier, nous pourrions être plus efficaces au travail ou converser plus longtemps avec notre famille? », avance Simon Bacon.

La Fondation de la famille Weston a accordé à un professeur de l’Université Concordia 1,5 million de dollars sur trois ans pour approfondir des recherches révolutionnaires sur la santé du cerveau.

Simon Bacon, professeur au Département de santé, de kinésiologie et de physiologie appliquée, s’est vu décerner la somme par l’intermédiaire du programme Brain Health 2021 – Lifestyle Approaches and Microbiome Contributions de la fondation.

Mis sur pied dans le cadre de la stratégie de la fondation visant à promouvoir le vieillissement en santé, le programme a pour but « d’accélérer le développement d’approches axées sur le mode de vie et la compréhension de l’apport du microbiome au maintien de la santé cérébrale à partir de la cinquantaine ».

Les recherches du Pr Bacon se concentrent sur l’impact des comportements en matière de santé et du mode de vie sur les maladies chroniques. Son projet se penchera sur les patients qui subissent une opération de chirurgie bariatrique dans le but de perdre du poids, et sur la manière dont des changements déterminants touchant à leur alimentation et aux bactéries de leur estomac – le microbiome intestinal – peuvent affecter la structure et la fonction de leur cerveau.

L’objectif est d’établir des modèles susceptibles d’améliorer la santé cognitive et de réduire le risque de déclin cognitif.

« Nous sommes très reconnaissants à la Fondation de la famille Weston de ce financement, qui nous permettra de comprendre plus rapidement quels types d’aliments peuvent nous aider à préserver, voire à améliorer le fonctionnement de notre cerveau », explique Simon Bacon. Titulaire de la Chaire SRAP-IRSC sur les essais cliniques comportementaux novateurs axés sur les patients, celui-ci est également codirecteur du Centre de médecine comportementale de Montréal.

« Ne serait-il pas formidable de savoir qu’en mangeant davantage d’un aliment particulier, nous pourrions être plus efficaces au travail ou converser plus longtemps avec notre famille? »

« Doubler notre effort de recherche et poursuivre des objectifs ambitieux »

L’équipe de Simon Bacon adoptera une démarche inédite. En effet, au lieu de mener une série de petites études afin d’examiner une variété d’aliments ou de combinaisons d’aliments, elle tablera sur le fait que la chirurgie bariatrique a un impact majeur sur ce que les patients peuvent manger et sur le mélange de bactéries présent dans leur estomac.

« En étudiant l’évolution de l’alimentation et du microbiome intestinal après l’opération chirurgicale ainsi que son lien avec la fonction cérébrale, nous nous épargnerons quelque 10 à 15 ans et des millions de dollars en recherche interventionnelle directe », explique le scientifique.

L’un des neuf vecteurs stratégiques de Concordia consiste à doubler son effort de recherche. Selon Paula Wood-Adams, vice-rectrice à la recherche et aux études supérieures par intérim, la subvention constitue un autre exemple de l’excellence en recherche qui fait de Concordia une université nouvelle génération.

« Comme le veut ce vecteur, nous entendons “poursuivre des objectifs de recherche ambitieux, à la mesure de nos compétences, de nos aspirations et de notre goût du défi”. Or, la subvention accordée à Simon Bacon représente une occasion unique de le faire », souligne-t-elle.

« Puisqu’il a une certaine habitude des subventions de recherche substantielles, je me réjouis de voir comment son projet progressera et à quelles conclusions il mènera. »

Thanh Dang-Vu, également professeur au Département de santé, de kinésiologie et de physiologie appliquée de Concordia, a quant à lui reçu 1,5 million de dollars dans le cadre du même programme pour son projet mené au Centre de recherche de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal. Il étudiera si un programme d’intervention en ligne axé sur le comportement cognitif peut améliorer la performance cognitive et la qualité du sommeil des personnes âgées souffrant d’insomnie et de troubles cognitifs.

Renseignez-vous sur le Département de santé, de kinésiologie et de physiologie appliquée de l’Université Concordia.



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