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La cadre en résidence de John-Molson parle des difficultés rencontrées par les femmes d’affaires

Louise Champoux-Paillé s’attaquera aux inégalités dans le cadre d’une résidence de deux ans à Concordia
6 mars 2020
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Louise Champoux-Paillé, infatigable défenseure de l’égalité des femmes, a récemment entamé un mandat de deux ans à titre de cadre en résidence à l’École de gestion John-Molson (JMSB).

Le récit du début de sa carrière témoigne des difficultés rencontrées par les femmes dans le monde des affaires.

Lorsqu’elle a commencé ses études en économie, dans les années 1980, le programme, se souvient-elle, comptait cinq femmes tout au plus. Résultat : « Nous n’avions aucun modèle féminin. »

Tout au long de sa carrière, Mme Champoux-Paillé a souvent été la première femme, ou du moins l’une des premières femmes, à être nommée à un comité ou un conseil d’administration.

Le plus difficile, explique-t-elle, était de créer un précédent quant au rôle des femmes dans le milieu. « Il fallait toujours faire ses preuves, résume-t-elle. De prime abord, on ne pensait pas qu’une femme puisse assumer de telles fonctions. »

Malgré ces embûches, Mme Champoux-Paillé a persévéré.

Durant sa carrière, elle a collaboré avec de nombreuses organisations et agi à titre de mentore pour près d’une centaine de femmes. Elle les a guidées, raconte-t-elle, « dans leur vie professionnelle, mais aussi dans leurs efforts pour conjuguer travail et vie de famille ».

Elle a été présidente du Comité Accès 51 pendant près d’une décennie. Ce comité de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain visait à promouvoir la représentation féminine au sein d’autres institutions. Elle a aussi publié des travaux de recherche sur la présence des femmes dans le monde des affaires.

Son engagement envers l’égalité des femmes a été reconnu à plusieurs reprises. Elle a été décorée de l’Ordre national du Québec en 2012 et de l’Ordre du Canada en 2016. En 2014, elle a reçu un prix du Gouverneur général pour la promotion de l’importance des femmes dans la gouvernance et les postes à haute responsabilité.

Plus tôt ce mois-ci, Mme Champoux-Paillé était l’une des trois personnes en lice pour le prix Égalité Thérèse-Casgrain, mise en nomination qui visait à souligner l’apport de toute une vie à la cause des femmes.

Créé en 2007, le prix Égalité est la principale distinction gouvernementale récompensant les contributions à l’égalité hommes-femmes au Québec.

Main dans la main

À titre de cadre en résidence à la JMSB, Mme Champoux-Paillé entend consacrer une bonne partie de son temps à la promotion de l’égalité des femmes dans le milieu des affaires. Elle espère unir les efforts des étudiantes, des étudiants, des chercheuses et des chercheurs, et les aider à cerner des mesures concrètes pour aller de l’avant.

La JMSB compte déjà des clubs étudiants destinés aux femmes qui évoluent dans le monde des affaires, et une dizaine de membres du corps professoral s’intéressent à l’égalité au travail dans le cadre de leurs recherches.

Pourtant, si la présence des femmes dans les programmes universitaires et le milieu des affaires s’est accentuée depuis l’époque où Mme Champoux-Paillé faisait ses premières armes, « même aujourd’hui, on compte encore bien plus d’hommes que de femmes », déplore-t-elle.

« Il reste beaucoup de travail à faire pour atteindre une réelle parité. »

La doyenne de l’école, Anne-Marie Croteau, ajoute que malgré la présence adéquate des femmes dans certains domaines, celles-ci demeurent largement sous-représentées dans les TI et la finance, qui sont les secteurs les plus lucratifs du monde des affaires.

De l’importance du leadership féminin

Mmes Croteau et Champoux-Paillé constatent que plus on monte dans la hiérarchie de la haute direction et des postes de leadership, plus les femmes se font rares.

« Beaucoup d’entreprises disent vouloir encourager les femmes à gravir les échelons, sans forcément savoir comment s’y prendre », note Mme Croteau.

« Les changements administratifs et culturels nécessaires ne sont pas toujours évidents. »

C’est à ce genre de problème qu’espère s’attaquer Mme Champoux-Paillé durant sa résidence.

Quant à Mme Croteau, son admiration pour la nouvelle cadre en résidence est palpable. « Ce mouvement en faveur du leadership féminin est important pour la communauté étudiante, conclut-elle, et il est important pour moi. Louise est précieuse pour nous. »


Renseignez-vous sur l’
École de gestion John-Molson.

 



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