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Vie de campus avec Tammy Root et Shanika Taylor-Haughton

Des adjointes au Service de santé et au Service de mieux-être et de soutien de l’Université parlent de leur travail à la clinique durant la pandémie
5 juillet 2021
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Par Daniel Bartlett

Deux femmes se tiennent debout, le dos tourné de part et d'autre de deux grands classeurs.

La série Vie de campus trace le portrait inspirant de membres du personnel et du corps professoral qui ont travaillé sur les campus Sir-George-Williams et Loyola tout au long de la pandémie de COVID-19. Pour proposer une personne que vous connaissez, envoyez un courriel à l’adresse now@concordia.ca.

Pour Shanika Taylor-Haughton et Tammy Root, travailler sur le campus durant la pandémie de COVID-19 n’a pas été sans son lot de stress et d’anxiété.

« Au départ, j’étais très craintive parce que mon mari fait partie d’un groupe vulnérable et que j’ai une fillette de trois ans. J’avais peur de mettre leur santé à risque étant donné que je travaille dans une clinique au sein d’une équipe médicale », explique Shanika Taylor-Haughton, qui est adjointe au Service de mieux-être et de soutien de l’Université.

« Mes craintes se sont toutefois estompées quand j’ai pris connaissance des politiques mises en place par le Service de santé, qui respectent les protocoles normalisés du Service de santé, sécurité et environnement. »

Depuis mars 2020, Shanika Taylor-Haughton travaille dans une certaine mesure sur le campus. D’abord fixée à un jour par semaine, sa présence sur les lieux s’est graduellement accrue pour atteindre trois jours par semaine en janvier 2021.

Tammy Root, qui est adjointe au Service de santé, est retournée sur le campus en mars 2021.

« Même si je savais que mon unité appliquait des mesures de sécurité rigoureuses, je demeurais quand même craintive à l’idée d’avoir à me déplacer quotidiennement pour le travail et de croiser des gens dans mon immeuble », confie-t-elle. « Toutefois, après une ou deux semaines, ma peur s’est dissipée. »

Une femme portant un t-shirt des Canadiens de Montréal est assise à un bureau derrière une vitre en plexiglas. « Nous répondons désormais à la plupart des besoins médicaux des patients par téléphone et en ligne », souligne Tammy Root.

De nouvelles façons de travailler

« Au Service de santé, il n’y a pas une journée pareille à l’autre », fait remarquer Tammy Root. Elle mentionne que ses tâches changent constamment en fonction de ce qui se passe dans la communauté, en particulier tout au long de la pandémie de COVID-19.

« Recevoir quotidiennement 250 patients et plus à la clinique ne fait plus partie de la normale. Nous répondons désormais à la plupart des besoins médicaux des patients par téléphone et en ligne », explique-t-elle.

« Ce changement de cap a eu pour effet de modifier considérablement nos rôles, et ce sera encore le cas quand le nombre de patients qui se présenteront physiquement à la clinique augmentera. »

Sur le plan personnel, Tammy Root quitte la maison plus tôt qu’elle le faisait avant la pandémie pour éviter la foule dans le métro. Elle débarque aussi du train plus tôt pour faire le reste du parcours à pied et ainsi prendre un peu d’air avant d’avoir à porter un couvre-visage toute la journée.

Le quotidien de Shanika Taylor-Haughton a lui aussi changé. Par exemple, il n’est plus question pour elle de covoiturage puisque ses collègues travaillent à distance. Elle a par ailleurs remarqué un changement dans la façon dont communiquent les membres de la communauté universitaire.

« Parce que nous voyons beaucoup moins de patients, les occasions de socialiser ont aussi beaucoup diminué, tant entre les services et les départements qu’à l’intérieur de notre propre unité », avance-t-elle. Elle ajoute que la plupart des échanges ont lieu désormais par Microsoft Teams, Zoom ou Outlook.

Une femme est assise à un bureau, un stylo à la main et des papiers avec des graphiques devant elle. « Mes craintes se sont estompées quand j’ai pris connaissance des politiques mises en place par le Service de santé », affirme Shanika Taylor-Haughton.

Leçons tirées sur l’importance de rester en sécurité

Bien que les quelque quinze derniers mois aient été difficiles pour tout le monde, cette période s’est révélée particulièrement éprouvante pour Tammy Root, étant donné qu’elle a reçu un diagnostic de cancer l’an dernier.

« Mon seul et unique combat de 2020 a été contre le cancer du sein. Au plus fort de la pandémie, j’ai subi des traitements de chimiothérapie suivis de radiothérapie », relate-t-elle. « Ça a été extrêmement difficile à gérer tout en essayant de rester à l’abri de la COVID, mais j’ai réussi à traverser cette épreuve. »

Avant la pandémie, Tammy était toujours dans l’action et sentait qu’elle devait accomplir toutes ses tâches le plus rapidement possible. Aujourd’hui, elle se fait un devoir de prendre son temps, se répétant que demain est un autre jour.

« Il importe encore que tout soit fait en temps opportun, mais je n’ai pas à m’imposer du stress ou à me brûler », souligne-t-elle.

Shanika Taylor-Haughton abonde dans le même sens. Si la pandémie m’a enseigné une chose, c’est de ralentir et de me détacher du travail une fois la journée terminée. Elle est en outre reconnaissante à l’Université pour le soutien qu’elle apporte aux membres du personnel, du corps professoral et de l’effectif étudiant. Elle a par ailleurs quelques sages conseils à offrir à celles et ceux qui retourneront sur le campus en août.

« Continuez de suivre les consignes mises en place par l’Université et le gouvernement; lavez-vous les mains souvent; évitez de porter vos mains à votre visage; faites-vous vacciner, tenez compte de ce que vous ressentez et demandez conseil à vos supérieurs », recommande-t-elle.

« N’ayez pas peur de leur faire part de vos craintes ou de vos préoccupations. Ils pourront soulager vos appréhensions en vous expliquant les mesures et les processus qu’ils ont mis en œuvre pour garder tout le monde en sécurité. »


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