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L’entraîneur des gardiens de but des Stingers Jim Corsi a porté la flamme olympique en Italie

Le diplômé en génie nous fait part de ses commentaires sur cette expérience unique et sur son parcours professionnel
19 février 2026
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Par Claire Loewen, B.A. 2021


Un homme portant une tuque olympique et un survêtement, tenant une torche olympique, court dans une rue de la ville en soirée. Jim Corsi faisait partie des porte-flambeau officiels des Jeux olympiques d’hiver de 2026 en Italie.

Le fait de porter le flambeau olympique en Italie a été pour Jim Corsi, B. Ing. 1976, une expérience hors du commun qui ne se compare à rien de ce qu’il avait vécu au préalable au cours de ses dizaines d’années passées sur la glace.

« C’était extraordinaire. J’avais défendu à l’époque les couleurs de l’Italie dans l’équipe nationale de hockey, et tout à coup, je représentais la ville de Varèse en tant que porteur de la flamme olympique. Cette expérience a eu pour moi une importance énorme », raconte le diplômé de Concordia en génie.

Jim Corsi, ancien gardien de but d’exception et actuel entraîneur des gardiens de but de l’équipe masculine de hockey des Stingers de l’Université Concordia, a reçu avant les Jeux d’hiver de Milan-Cortina une invitation à porter la flamme olympique. L’étape du relais qu’il a parcourue s’est déroulée à Varèse, ville italienne où il avait passé une grande partie de sa vie professionnelle après avoir quitté le Canada. Ce moment avait donc pour lui une signification profondément personnelle.

« Mes fils sont venus, de même que ma femme, mes amis du lycée, ma famille et mon frère, relate-t-il. Ils étaient avec moi avant, pendant et après mon parcours. Je me sentais beaucoup moins détaché que lorsque je jouais devant des spectateurs. »

Pour quelqu’un qui a passé plus de cinq décennies dans le monde du hockey de compétition, notamment en tant qu’entraîneur de gardiens de but dans la LNH et membre du personnel d’entraînement de l’équipe masculine italienne de hockey aux Jeux olympiques d’hiver de Turin en 2006, cette différence était importante.

« Je n’avais jamais ressenti une émotion aussi exaltante », affirme Jim Corsi, qui se trouvait encore en Italie au moment de l’entrevue.

Une vie sous le signe du sport, des études et de la discipline

Le parcours qui a mené Jim Corsi à ce moment marquant a débuté au Loyola College, l’un des établissements fondateurs de Concordia, et s’est poursuivi à l’époque de la fusion avec la Sir George Williams University qui a donné naissance à l’Université Concordia. C’est dans ce contexte qu’il a choisi de s’impliquer dans le sport universitaire tout en menant d’exigeantes études.

« Je voulais être ingénieur, je voulais construire des choses, se remémore-t-il. Je voulais aussi pratiquer un sport auquel je m’identifiais. »

La flamme olympique est transférée entre les torches de deux porteurs. Jim Corsi (à droite) lors du transfert de la flamme olympique entre les porteurs de torche.

À l’époque, il était rare de mener de front ces deux objectifs. Jim Corsi se souvient d’avoir été averti qu’il lui serait « impossible » de pratiquer un sport universitaire tout en étudiant en génie. Sans les psychologues du sport ou les entraîneurs qui sont aujourd’hui des ressources couramment offertes, le défi était de taille.

« Or, si je ne faisais pas partie de l’équipe, mes parents n’auraient pas les moyens de payer mes études universitaires, expose-t-il. Cela m’a terrifié. Je me suis demandé si j’allais être capable de faire tout cela à la fois. »

Jim Corsi a tout de même fait le saut, cumulant entraînements, matchs, cours et travaux universitaires, et a même joué au soccer dans l’équipe de Concordia. Cette situation lui a permis d’acquérir une discipline, une capacité de concentration et une appréciation durable du travail d’équipe, qualités qui lui ont notamment valu d’être le premier lauréat du trophée du sénateur Joseph-A.-Sullivan, décerné à un joueur exceptionnel du hockey universitaire canadien.

« En tant que gardien de but, j’avais besoin que les coéquipiers évoluant autour de moi jouent bien pour que je puisse moi-même être à mon meilleur, fait-il valoir. Cette complémentarité m’a appris à jouer en équipe. »

Jim Corsi a été intronisé au Temple de la renommée des sports de Concordia en tant qu’athlète individuel en 1997, puis à nouveau en 2000 en tant que membre de l’équipe masculine de soccer de Loyola (1973) et en 2005 en tant que membre de l’équipe masculine de hockey (1975-1976).

La boucle est bouclée

Les leçons qu’il a tirées de ses expériences l’ont accompagné durant toute sa carrière professionnelle de hockeyeur en Amérique du Nord et en Europe, puis dans sa carrière d’entraîneur. Il se souvient encore des coéquipiers qui l’ont défendu, tant sur la glace qu’à l’extérieur de la patinoire.

« Quand vous avez une équipe autour de vous, vous vous sentez en sécurité, souligne Jim Corsi. C’est ça qui compte : le courage en tant qu’équipe, le caractère. »

Aujourd’hui, il applique cette philosophie à Concordia, où il entraîne une nouvelle génération d’étudiants athlètes et les aide à gérer des pressions qu’il connaît bien.

« La boucle est bouclée, lance-t-il. Chaque fois que je m’élançais sur la glace, j’essayais de m’améliorer. Et chaque fois que j’agis en tant qu’entraîneur, mon objectif est d’aider les athlètes à se surpasser. »

Lorsqu’il regarde les Jeux olympiques aujourd’hui, ses allégeances restent partagées, mais sans équivoque.

« L’équipe italienne participe aux Jeux olympiques, alors je lui souhaite de faire bonne figure, affirme-t-il. Mais je soutiens l’équipe canadienne. »



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