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Grâce à un projet d’expert en résidence en IA, les artistes aident à façonner l’avenir de la création

IA et agentivité artistique sont les sujets d’exploration d’un cours d’été et de conversations publiques à l’Université Concordia
24 février 2026
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Christian Beltrami et pilote de course de Formule 1 Lewis Hamilton devant avion Photo de gauche : Christian Beltrami avec le champion et pilote de course de Formule 1 Lewis Hamilton.

Dans un contexte où l’intelligence artificielle transforme rapidement les industries de la création – du cinéma à la musique en passant par le design, les arts vivants et les arts numériques –, les écoles d’art se trouvent à un tournant. À la Faculté des beaux-arts de l’Université Concordia, ce moment charnière a donné lieu à une nouvelle initiative visant non seulement à répondre à l’influence croissante de l’IA, mais aussi à aider les étudiantes et étudiants à intégrer l’IA générative en tant qu’outil collaboratif dans leurs processus créatifs professionnels.

Lancé cet hiver, le projet CTRL + AI – Human Creativity and Agency in the Age of AI (« CTRL + IA – Créativité humaine et agentivité à l’ère de l’IA ») invite des artistes réputés et d’importants professionnels de la culture qui ont recours à l’IA dans le cadre de leur travail à intervenir directement dans les salles de classe et auprès du public. Soutenu par le Tom Berry Fund for AI and Creativity (« Fonds Tom-Berry pour l’IA et la créativité »), ce projet combine un cours de premier cycle assorti de crédits en beaux-arts à une série de six conversations publiques et d’ateliers pratiques mettant l’accent sur l’agentivité artistique, l’expérimentation et l’engagement critique.

« À une époque où les outils d’intelligence artificielle transforment la manière dont les œuvres créatives sont produites, diffusées et valorisées, l’enseignement des beaux-arts se doit d’aborder ces changements de front », déclare Annie Gérin, doyenne de la Faculté des beaux-arts. « Face à ces changements qui peuvent sembler intimidants, notre rôle consiste non seulement à introduire de nouveaux outils, mais aussi à aider les étudiantes et étudiants à en faire usage de manière critique, éthique et créative. »

Une approche fondée sur la pratique

Le projet s’appuie sur un poste d’experte ou expert en résidence en IA à temps partiel occupé successivement par divers artistes ou professionnels de l’industrie culturelle qui utilisent activement l’IA dans leur pratique. Chaque expert invité contribue à élaborer et à mettre en œuvre des programmes qui font le pont entre la théorie et la pratique dans toutes les disciplines des beaux-arts à Concordia.

Le premier expert est Christian Beltrami (B. Bx-arts 1996), qui possède plus de 25 ans d’expérience à l’intersection de l’expérimentation artistique, des technologies émergentes et de la production culturelle. « Concordia se trouve dans un rare écosystème montréalais où la recherche en apprentissage profond se combine à une forte culture de la pratique artisanale et en atelier fondée sur l’éthique, l’inclusion et l’agentivité, indique Christian Beltrami.

« C’est cette fondation qui m’a permis de modeler mon art au-delà des frontières des disciplines et des industries – cinématographie aérienne en Californie, maîtrise des techniques d’effets visuels et collaborations au plus haut niveau avec Lewis Hamilton et Lang Lang –, avant d’acquérir une fascination pour le potentiel créatif de l’IA. »

Beltrami a travaillé aux quatre coins du monde afin d’explorer de quelles façons la technologie, et aujourd’hui l’IA, peuvent amplifier le pouvoir des récits et la portée des messages en cinéma et dans l’industrie audiovisuelle. Durant sa résidence, il animera un cours intensif de premier cycle de trois crédits du 11 mai au 1er juin 2026, parallèlement à une série d’événements publics qui s’échelonneront sur un an à partir de mars 2026.

L’IA en atelier : conversation + practice

Au cœur du projet, une série d’activités publiques intitulée CTRL + AI – Human Creativity and Agency in the Age of AI. Chaque événement aborde un défi créatif ou culturel que l’IA est en train de redéfinir ou sur lequel elle pourrait influer de manière importante, dans un domaine artistique particulier.

Chacun des événements sera structuré en deux parties. La première consistera en une conversation entre praticiennes et praticiens – certains menant des travaux où l’IA occupe une grande place, d’autres adoptant une approche critique face à cette technologie – ayant des points de vue diversifiés ainsi que différents degrés d’expertise. La deuxième partie offrira un atelier pratique dont les participantes et participants présents dans la salle et en ligne seront invités à expérimenter des outils, des flux de travail ou des méthodes, en lien avec le sujet abordé.

La programmation couvrira plusieurs disciplines, d’abord le cinéma (scénarisation), puis la musique, les jeux vidéo et les arts visuels. Les participantes et participants comprendront des membres du corps professoral et de l’effectif étudiant, des personnes diplômées et des professionnels externes, qui créeront ensemble un espace d’apprentissage commun.

« Cette initiative vise à y voir plus clair dans tout ce qui se dit quotidiennement sur l’IA afin d’amorcer une réflexion critique et de créer une interface dynamique entre l’IA, votre expertise et votre savoir-faire, affirme Christian Beltrami. L’IA fait quotidiennement la une des journaux. Nous avons dépassé le stade de la nouveauté pour entrer dans une phase de perturbation passive où cette technologie pourrait entraîner une uniformisation de la créativité. Nous devons par conséquent apprendre à remettre en question les biais des ensembles de données, à protéger la paternité et la maternité des œuvres de même qu’à nous appuyer sur notre jugement critique et notre sensibilité humaine pour guider les systèmes vers une intention créative réfléchie.

Les étudiantes et étudiants en beaux-arts – et plus largement en lettres et sciences humaines – seront au cœur de cette révolution, en veillant à ce que le jugement humain demeure l’architecte des systèmes, pour que nous traversions cette transition en toute lucidité, ainsi qu’avec responsabilité et confiance. »

Soutenir les étudiantes et étudiants dans un paysage créatif en transformation

Objectifs du projet :

·      Faire découvrir aux personnes étudiantes les praticiennes et praticiens qui sont à l’avant-garde de l’utilisation de l’IA dans le domaine des arts.

·      Permettre aux personnes étudiantes d’acquérir de la confiance et de garder l’esprit critique lorsqu’elles utilisent des outils créatifs fondés sur l’IA.

·      Transmettre aux personnes étudiantes des compétences et des façons de voir les choses de plus en plus recherchées dans les domaines de la création.

·      Préparer les artistes émergents à façonner le changement technologique plutôt qu’à simplement y réagir.

« Pour les étudiants et les praticiens, il s’agit d’être prêt », ajoute Christian Beltrami.

« Il nous faut être préparés à penser de façon critique, à nous adapter de manière créative et à diriger avec intégrité dans un monde où l’IA est appelée à jouer un rôle croissant », conclut Annie Gérin.

 

Pour en apprendre davantage, assistez à la séance d’information offerte le 26 février de 13 h à 14 h, en cliquant sur le lien Zoom https://concordia-ca.zoom.us/j/82513383335 (numéro de réunion : 825 1338 3335).

Suivez la Faculté des beaux-arts pour en savoir plus et pour découvrir les programmes offerts par l’Institut d’IA appliquée et l’Institut Milieux.



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