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Au lendemain d'un incendie de forêt : Deux étudiantes en journalisme de l’Université Concordia au festival Le Monde, en France

'Une route cahoteuse, le sol recouvert de cendres, nos casques de chantier bien en place… Nous sommes prêtes à découvrir ce que la plupart des gens n’auront jamais l’occasion de voir,' raconte Marise Filice
17 septembre 2026
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Deux étudiantes au baccalauréat en journalisme de l’Université Concordia, Marise Filice et Sandrine Viens, sont présentement à Paris pour participer à la 12e édition du festival Le Monde. Ce festival annuel ouvre les portes de la célèbre salle de rédaction parisienne au public, pour une fin de semaine remplie d’art, de rencontres, d’ateliers et d’animations.

Le stage, résultat d’une collaboration entre le Département de journalisme de l’Université Concordia, le Festival du Monde et le Consulat général de France à Québec donne aux étudiantes l’occasion de travailler dans un contexte journalistique international et de contribuer à un événement qui favorise les échanges entre les milieux universitaires, culturels et diplomatiques.

Dans le cadre de leur stage, les étudiantes rejoignent des étudiantes et étudiants de l’École de journalisme de Paris, avec qui elles produiront des contenus journalistiques en lien avec la programmation de La Nuit des idées.

Le thème de cette année, « Écouter la forêt », vise à explorer les façons dont la science, la culture et les arts peuvent contribuer à repenser notre rapport aux forêts. Les deux étudiantes travaillent actuellement à la réalisation d'un documentaire sur la forêt de Fontainebleau, où 2 000 hectares ont récemment été entièrement détruits par un incendie dévastateur survenu en juillet.

Documenter la forêt de Fontainebleau : la perspective de Marise Filice

« Une route cahoteuse, le sol recouvert de cendres, nos casques de chantier bien en place… Nous sommes prêtes à découvrir ce que la plupart des gens n’auront jamais l’occasion de voir : les conséquences d’un incendie de forêt, » partage Filice.

« Nous avons eu l’occasion de réaliser un documentaire sur la forêt de Fontainebleau, située au sud de Paris. C’est une expérience à laquelle je n’aurais jamais pensé assister, une expérience qui restera gravée dans ma mémoire. Avoir pu interviewer un pompier et des chercheurs qui étudient la résilience de cette forêt a vraiment été une expérience unique, » dit-elle.

« Voir de mes propres yeux comment un incendie peut affecter un écosystème est une véritable révélation. Ce qui m’a le plus surpris, c’est de constater à quel point la vie peut encore exister dans un lieu qui, à première vue, semble presque entièrement détruit. Les cendres, les arbres endommagés et le silence nous incitaient à nous concentrer sur ce qui avait été perdu, mais les chercheurs nous ont aidés à comprendre que la régénération d’une forêt est un processus bien plus long et complexe. »

« Voir des fougères pousser à travers les cendres sableuses est un excellent exemple de la résilience, modeste mais puissante, des forêts. Cela m’a fait prendre conscience de tout ce qu’il y a à apprendre de ces environnements, surtout quand on prend le temps d’écouter ceux qui les étudient et les protègent. »

« Ce documentaire m’a permis d’apprécier à sa juste valeur le travail nécessaire à la compréhension des forêts et l’importance de les préserver, d’autant plus que je viens d’un pays où les forêts constituent un élément si caractéristique de son paysage photogénique. »

Il y a tant à aimer à Paris

Pour Sandrine Viens, l'une des principales raisons qui l'ont poussée à se lancer dans le journalisme était la possibilité de découvrir des sujets dont elle n'aurait jamais soupçonné l'intérêt.

La réalisation d'un reportage sur la forêt de Fontainebleau lui a justement offert cette opportunité.

« L’expérience d’aujourd’hui dans la forêt de Fontainebleau m’a permis, le temps d’une visite, de devenir une grande passionnée de la flore. La visite des laboratoires de recherche, elle, m’a donné l’impression d’être une grande chimiste tirée des plus grands films de science-fiction, » raconte-t-elle.

« Malgré le réveil à 5 h 40 et le décalage horaire particulièrement pénible, la paix que m’a apportée la forêt de Fontainebleau est quasi inexplicable. »

« Paris est très chaotique, un peu comme Montréal et ses alentours, donc ça m’a fait énormément de bien de me retrouver dans un endroit aussi paisible. »

« J’ai bien hâte de voir ce que les prochains jours nous réservent. Les petites rues parisiennes, les chocolatines (parce que je refuse toujours de dire ‘pain au chocolat’), les ‘Eh bien vous êtes canadiennes?’, et la vue de la tour Eiffel au lever du soleil m’ont déjà charmée. »

« Je suis certaine que je trouverai plusieurs autres choses à aimer! »

À voir le 23 septembre : La Nuit des idées

Le reportage réalisé en France par les étudiantes de Concordia sera présenté lors d’un événement organisé par le Consulat général de France à Québec et la Société des arts technologiques (SAT).

« La Nuit des idées : Une nuit en forêt » aura lieu le 23 septembre 2026, de 18 h 30 à 22 h, à la SAT, à Montréal.

Détails et inscriptions.

 



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