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La Rentrée Concordia 2026 : deux galeries, trois expositions, une soirée de célébrations

Les expositions d’automne présentées dans les galeries de l’Université Concordia explorent le déracinement, la technologie, l’alimentation et bien plus
31 août 2026
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<em>If Time Had Listened</em>, par Taylor McArthur, 2025. | RA, Unity, Blender, impression numérique.
If Time Had Listened, par Taylor McArthur, 2025. | RA, Unity, Blender, impression numérique.

Cet automne, la Galerie FOFA inaugure deux expositions consacrées aux thèmes du déracinement, de la mémoire, du territoire et de la technologie. Elle s’associe également à la Galerie d’art Leonard & Bina Ellen à l’occasion de La Rentrée Concordia 2026, le 10 septembre, pour une soirée de célébrations soulignant le lancement des programmes d’automne des deux galeries.

Du 8 septembre au 20 novembre, deux expositions organisées par la Galerie FOFA réuniront des artistes dont les pratiques invitent le public à repenser notre conception du lieu, de l’histoire et de la technologie ainsi que notre relation au monde qui nous entoure.

À l’occasion du 10 septembre, les visiteurs pourront découvrir les expositions présentées à la Galerie FOFA et à la Galerie Leonard & Bina Ellen, rencontrer les artistes et participer aux activités prévues en soirée, alors que la communauté artistique de Concordia se réunira pour marquer le début de la saison d’automne.

Photograph From the Personal Archive of Saule Bultrikova, par Kandis Friesen, 2023. Photograph From the Personal Archive of Saule Bultrikova, par Kandis Friesen, 2023.

Récits d’exil

À la Galerie FOFA, l’artiste Kandis Friesen présentera Where you have not first of all to uproot a whole forest, une exposition de nouvelles œuvres de sculpture sur bois, photographiques et vidéographiques explorant des récits d’exil, d’incarcération et de déracinement dans la région où se trouvait l’ancien goulag de Karaganda, le Karlag, au centre du Kazakhstan.

Le Karlag était l’un des plus grands réseaux de camps de travaux forcés de l’Union soviétique; il occupait un vaste territoire au centre du Kazakhstan de 1931 à 1959. Après sa fermeture, de nombreux anciens gardiens et détenus sont restés dans la région et se sont construit une nouvelle vie interreliée à l’architecture, aux paysages et aux relations sociales façonnés par l’ancien camp.

Les travaux de Kandis Friesen explorent les résurgences actuelles de ces histoires dans la région à travers l’histoire de l’art et de l’architecture, l’histoire sociale ainsi que diverses traces.

L’une des œuvres prendra la forme d’une bannière installée dans la cour, grâce au soutien du programme d’art public de Concordia. D’autres œuvres seront présentées dans les vitrines du corridor York.

엘리 허경란 / Ellie Kyungran Heo, ご飯、たべましたか? / Did You Eat Rice?, 2017. Vidéo HD (image fixe). Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de Lux Distribution. 엘리 허경란 / Ellie Kyungran Heo, ご飯、たべましたか? / Did You Eat Rice?, 2017. Vidéo HD (image fixe). | Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de Lux Distribution.

Territoire, corps et technologie

Dans l’espace principal et la Boîte noire de la Galerie FOFA, l’exposition collective The Earth We Carry, commissariée par Hanss Lujan Torres, rassemble six artistes autochtones dont les pratiques explorent le territoire, le corps et la technologie.

« Une bonne partie de la réflexion écologique continue de présenter la nature comme distincte de la technologie, voire en opposition avec elle », fait valoir Gwynne Fulton, directrice de la Galerie FOFA. « Cette exposition part du principe selon lequel la terre et la technologie ne constituent pas des sphères distinctes, mais des strates entremêlées d’un même terrain. En s’appuyant sur les mondes spéculatifs, le machinima, le tannage des peaux et le chant, les artistes s’inspirent des modes de vie autochtones qui n’ont jamais organisé l’expérience en fonction de cette division. »

En faisant appel à diverses pratiques artistiques, The Earth We Carry invite le public à repenser les frontières entre le monde naturel et le monde technologique, ainsi que la place que nous occupons dans ces univers.

« À première vue, ces deux expositions semblent très différentes : l’une est ancrée dans l’histoire soviétique et les géographies carcérales, et l’autre dans les futurismes et les souverainetés autochtones, décrypte Gwynne Fulton. Pourtant, toutes deux s’intéressent à des formes de savoir et de mémoire qui ne se transmettent pas facilement par les voies officielles. Le travail de Kandis Friesen s’appuie sur des archives non officielles et des récits oraux, tandis que l’exposition de Lujan Torres s’articule autour des modes de connaissance ancrés dans le territoire et les relations. »

Un vernissage automnal conjoint de deux galeries

Dans le cadre de La Rentrée Concordia 2026, la Galerie Leonard & Bina Ellen soulignera également le 10 septembre l’ouverture de FOODWAYS, une exposition collective commissariée par Zoë Chan. Réunissant 12 artistes, l’exposition explore l’alimentation et les cultures alimentaires en abordant les questions d’identité culturelle, de récits personnels, de communauté et de transmission du savoir. L’exposition, où se côtoient photographie, estampe, vidéo, sculpture, installation et performance, se tiendra du 1er septembre au 5 décembre 2026.

L’événement La Rentrée aura lieu le 10 septembre dès 16 h 30 et commencera par une visite guidée en compagnie de la commissaire Zoë Chan et des artistes participants, suivie d’une réception. Les visiteurs sont invités à découvrir les deux galeries au cours de la soirée.

Expositions à la Galerie FOFA : Du 8 septembre au 20 novembre 2026
Vernissage / La Rentrée Concordia : 10 septembre de 16 h 30 à 19 h
Galerie d’art Leonard & Bina Ellen – FOODWAYS : Du 1er septembre au 5 décembre 2026


Pour en savoir plus, consultez le site Web des galeries :
Galerie FOFA et Galerie d’art Leonard & Bina Ellen.

 



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