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Des chercheurs et des professionnels du secteur ont examiné comment les bâtiments et les infrastructures peuvent résister aux contraintes climatiques

Une conférence internationale rassemble des spécialistes en durabilité venus de 43 pays à l’Université Concordia
14 septembre 2026
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Plus de 450 chercheuses et chercheurs, professionnelles et professionnels de l’industrie, responsables politiques et personnes étudiantes venus de 43 pays se sont réunis à l’Université Concordia du 20 au 24 juillet derniers à l’occasion de la 17e Conférence internationale sur la durabilité des matériaux et composants de construction.

Organisé conjointement par l’Université Concordia et le Conseil national de recherches du Canada, l’événement rassemblait des participants issus de 205 institutions réparties sur six continents.

Cette rencontre se tenait à un moment où les phénomènes météorologiques extrêmes et le changement climatique exercent une pression croissante sur les bâtiments et les infrastructures. Chercheurs et praticiens ont abordé les moyens de préserver la durabilité et la résilience du cadre bâti tout en permettant au secteur de la construction de réduire son empreinte environnementale.

Les présentations ont porté sur la résilience climatique, les matériaux à faible empreinte carbonique, l’intelligence artificielle, la prévision de la durée de vie utile ainsi que le rendement à long terme des bâtiments et des infrastructures. Le programme comprenait cinq conférences principales, sept ateliers, quatre tables rondes techniques, deux visites de laboratoires et 294 présentations techniques.

« L’organisation de la conférence 2026 a renforcé le rôle de Concordia en tant que pôle de collaboration internationale dans le domaine de la recherche en génie du bâtiment », affirme Hua Ge, professeure au Département de génie du bâtiment, civil et environnemental de Concordia, membre du Centre d’études sur les bâtiments à consommation énergétique nulle et coprésidente de la conférence.

« Le plus gratifiant était d’entendre les personnes participantes dire qu’elles avaient reçu des commentaires utiles sur leurs travaux de recherche, noué de nouveaux contacts professionnels et découvert des possibilités de collaboration future. En fin de compte, c’est l’objectif qu’une conférence internationale comme celle-ci se doit d’atteindre. »

Marzieh Riahinezhad, membre du Conseil national de recherches du Canada ainsi que coprésidente de la conférence, soutient que des défis tels que la résilience climatique, le développement durable et la décarbonation ne peuvent être relevés indépendamment les uns des autres.

« Le fait de réunir chercheurs, professionnels du secteur et responsables politiques du monde entier nous permet de mettre en commun nos connaissances, d’apprendre les uns des autres et d’accélérer les progrès. »

Pour les 82 personnes qui ont répondu à une enquête menée après la conférence, l’événement a obtenu une note globale moyenne de 4,53 sur 5. Les occasions de réseautage ont quant à elles reçu une note moyenne de 4,36. Plus de 30 personnes interrogées ont cité le réseautage et la collaboration internationale parmi les aspects les plus appréciés de la conférence.

Pour Morgan Foster, doctorant en génie mécanique à l’Université Carleton, ces échanges ont déjà eu une incidence sur ses recherches futures.

« Cette conférence s’est révélée une formidable occasion d’apprendre de nouvelles méthodes de recherche et de nouvelles approches d’évaluation hygrothermique auprès de spécialistes du monde entier, déclare-t-il. J’ai reçu d’excellents commentaires et des questions pertinentes sur mes recherches en cours, qui m’aideront tous à améliorer mes travaux à venir. »

Les visites des laboratoires ont quant à elles permis aux personnes participantes de découvrir de plus près les recherches menées par Concordia dans les domaines de la science du bâtiment, de l’efficacité énergétique, de l’enveloppe des bâtiments et de la résilience climatique. Les visiteurs ont ainsi parcouru le Centre d’études sur les bâtiments à consommation énergétique nulle, le simulateur solaire et la chambre climatique, la soufflerie à couche limite atmosphérique et le Laboratoire de recherche sur les bâtiments de l’avenir.

La conférence a également accueilli des comités techniques internationaux liés à l’International Council for Research and Innovation in Building and Construction, au Groupe CSA et à l’Organisation internationale de normalisation. Leurs réunions ont permis de faire avancer les travaux en cours sur la durabilité et le rendement des bâtiments.

Les acteurs de l’industrie ont aussi fait état d’une forte mobilisation. Le Cool Roof Rating Council, qui parrainait l’événement et a présenté deux communications ainsi qu’un atelier, a pu nouer des liens avec des chercheuses et chercheurs utilisant déjà ses ressources, et d’autres découvrant ses travaux sur les matériaux réfléchissants.

L’édition 2026 de la conférence était coprésidée par Hua Ge et Liangzhu Leon Wang, de l’Université Concordia, Marzieh Riahinezhad, du Conseil national de recherches du Canada, et Michael Lacasse, professeur associé à Concordia et chercheur principal à la retraite du conseil. La Pre Ge a également rendu hommage à l’équipe organisatrice, qui a consacré trois années de travail à la préparation de l’événement.

Pour Sathya Ramachandran, diplômé en génie du bâtiment de l’Université Concordia et directeur principal des bâtiments pour l’Ouest canadien à EXP, cette conférence démontre l’intérêt des rencontres en personne.

« Si le programme technique était exceptionnel, l’un des moments forts a été de renouer avec d’anciens collègues, de tisser de nouvelles relations, d’échanger des idées et de profiter de l’ambiance conviviale qui rend les conférences comme celle-ci si mémorables », conclut-il.

 



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