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L’Université Concordia à la barre d’un partenariat visant à trouver des solutions à la crise climatique grâce aux sciences humaines et environnementales

Découlant d’une subvention de 2,5 millions de dollars sur sept ans du CRSH, le projet sera dirigé par Jill Didur et regroupera chercheurs, musées, organismes de conservation et intervenants communautaires autour de l’objectif de repenser le développement durable
5 août 2026
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Portrait en buste d'une femme aux cheveux blonds de longueur moyenne, portant un col roulé bordeaux foncé.
Jill Didur dirige ReSuRGEH, un partenariat international qui explorera de nouvelles approches de la durabilité à travers les humanités environnementales. | Photo : Ana Isabel Duque

Les changements climatiques sont souvent perçus comme un défi scientifique. Mais pour trouver des solutions viables, il faut également comprendre les histoires, cultures et communautés qui façonnent la relation que nous entretenons avec notre planète.

Jill Didur, professeure au Département d’études anglaises de l’Université Concordia et codirectrice de la grappe de recherche sur la vie spéculative de l’Institut Milieux, est à la tête d’un nouveau partenariat international qui unira équipes de recherche, musées, organismes de conservation, décideurs politiques et intervenants communautaires dans la recherche de nouvelles façons de concevoir le rapport entre sociétés et changements environnementaux.

Le projet, (Re)penser le développement durable : Réseau de recherche mondial en sciences humaines et environnementales (RCMSCHE), a reçu une subvention de partenariat de 2,5 millions de dollars du Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH) du Canada. Cette subvention est l’une des 17 du même genre accordées au pays, et elle soutiendra le projet au cours des sept années à venir.

Tracer de nouvelles perspectives pour le développement durable

Mené par Concordia, le projet RCMSCHE rassemble des chercheurs en sciences humaines, sciences sociales et sciences naturelles ainsi que des partenaires du Canada et d’ailleurs dans le monde. Ensemble, ils examineront comment le colonialisme, les économies extractivistes et les inégalités sociales continuent de dessiner les contours des défis environnementaux d’aujourd’hui, tout en collaborant avec les acteurs du milieu pour concevoir un avenir plus équitable et durable.

Le projet prévoit des collaborations entre universités, musées, jardins botaniques, organismes de conservation et groupes de réflexion au Canada, en Inde, à la Barbade, en Afrique du Sud, au Royaume-Uni et aux États-Unis. Par l’entremise de six écoles de terrain internationales et d’une série de projets destinés au public, les chercheurs et partenaires communautaires élaboreront conjointement de nouvelles approches du développement durable fondées sur les savoirs locaux et l’expérience vécue.

Ce partenariat ira bien au-delà des habituels travaux de recherche universitaire. C’est ainsi qu’on organisera six laboratoires à ciel ouvert sur le développement durable pendant lesquels des chercheuses et chercheurs analyseront, de concert avec des gens du milieu, la façon dont les changements environnementaux sont vécus et abordés dans différents contextes culturels et écologiques. Le réseau organisera également tous les deux ans des rencontres en marge des conférences des Nations Unies sur les changements climatiques afin de concevoir des politiques de rechange en parallèle des négociations ayant lieu aux Nations Unies, ce qui contribuera à faire le pont entre la recherche en sciences humaines et les politiques climatiques internationales.

Expositions muséales, projets de narration numérisés, installations de réalité augmentée, spectacles et activités publiques aideront à faire sortir la recherche du strict cadre universitaire et à susciter le dialogue entre chercheurs, décideurs et grand public. Ensemble, ces manifestations permettront de combler le fossé entre les sciences du développement durable et les dimensions sociales et culturelles des changements climatiques en favorisant l’émergence d’un savoir susceptible d’éclairer les politiques publiques ainsi que les progrès dans la réalisation des Objectifs de développement durable des Nations Unies.

« Les changements climatiques ne sont pas uniquement un défi environnemental. Ils comportent aussi des aspects culturels, historiques et sociaux, explique Jill Didur. Le projet RCMSCHE met en relation des chercheurs et des groupes sociaux ayant des visions du monde différentes afin qu’ils puissent apprendre les uns des autres. En préconisant une approche interdisciplinaire et la collaboration avec des intervenants locaux, nous espérons permettre à des conceptions du développement durable plus équitables, inclusives et innovantes de voir le jour. »

Favoriser l’émergence de la prochaine génération de leaders du développement durable

En plus de faire progresser la science, le partenariat offrira des occasions de formation à des étudiants des cycles supérieurs et à de jeunes chercheurs par l’entremise d’expériences de travail à l’étranger, de collaboration à des travaux de recherche, de mentorat et d’implication auprès d’organismes communautaires. Parmi les chercheurs associés de Concordia figurent Jesse Arseneault, Gage Diabo, Kregg Hetherington, Nalini Mohabir, Cynthia Quarrie et Angelique Willkie, ainsi que les collaborateurs du projet Alice Jarry, Damon Matthews, V.K. Preston et Miranda Smitheram.

Il donnera également lieu à de nouvelles formes de mobilisation des connaissances – allant des documents d’orientation et des publications numériques aux programmes destinés au public – qui porteront les résultats des travaux de recherche à la connaissance des personnes et des organismes qui élaborent les politiques et mesures environnementales.

« Concordia est réputée à l’échelle internationale pour ses travaux de recherche qui s’attaquent à des défis mondiaux complexes en misant sur la collaboration et l’innovation, déclare Tim Evans, vice-recteur à la recherche, à l’innovation et au rayonnement. Le projet RCMSCHE illustre parfaitement cette manière de faire en ce sens qu’il rassemble chercheurs, établissements culturels et partenaires communautaires afin de faire émerger un savoir qui contribuera à l’édification d’un avenir plus durable, résilient et équitable. »


Apprenez-en davantage sur la grappe de recherche sur la vie spéculative de l’Institut Milieux.



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