Aller au contenu principal

Ronald Rose-Antoinette devient le nouveau conservateur de recherche Max-Stern à la Galerie Leonard & Bina Ellen

Le diplômé insuffle une vision internationale à ce rôle
19 mai 2026
|
« Ma vision consiste à créer un espace propice à différentes formes d’expérimentation », affirme Ronald Rose-Antoinette.
« Ma vision consiste à créer un espace propice à différentes formes d’expérimentation », affirme Ronald Rose-Antoinette.

Pour Ronald Rose-Antoinette, accéder au poste de conservateur de recherche Max-Stern à la Galerie d’art Leonard & Bina Ellen de l’Université Concordia représente bien plus qu’un nouvel emploi : il s’agit avant tout d’un retour aux sources.

Diplômé de Concordia, où il a obtenu un baccalauréat et une maîtrise en études cinématographiques ainsi qu’un doctorat en lettres et sciences humaines, M. Rose-Antoinette a étudié, travaillé et collaboré au sein de l’Université pendant plus de 20 ans.

Dès ses années d’études et tout au long de sa collaboration avec Erin Manning et Ted Rutland, notamment, Concordia a joué un rôle central dans la formation de sa vision intellectuelle et commissariale.

À présent, son rôle à titre de conservateur de recherche Max-Stern l’amène à concevoir les expositions, la programmation publique et la collection permanente de la galerie – et, ce faisant, à façonner l’expérience d’une nouvelle génération d’étudiantes et étudiants.

« J’ai travaillé, collaboré et étudié avec de nombreuses personnes ici, témoigne-t-il. C’est un lieu qui a façonné ma vision. J’ai l’impression de rentrer chez moi. »

Son rôle consiste notamment à soutenir la programmation de la galerie en effectuant des recherches, en concevant des expositions, en organisant la série d’expositions SIGHTINGS et en supervisant certains volets de la collection permanente de la galerie, qui compte plus de 1 800 œuvres dont la plupart ont été créées par des artistes canadiens.

Nous avons discuté avec Ronald Rose-Antoinette de son retour à Concordia, de sa vision commissariale et de ce qu’il entrevoit pour l’avenir.

« La galerie joue un rôle éducatif important sur le campus. »

Qu’est-ce qui vous a incité à revenir à Concordia pour exercer ce rôle?

Ronald Rose-Antoinette : Concordia est un environnement familier où je me sens à l’aise de travailler. C’est aussi à l’Université que j’ai développé mon approche commissariale et philosophique.

En tant qu’étudiant, j’ai beaucoup appris sur le cinéma expérimental, canadien et québécois. Plus tard, pendant mes études doctorales, j’ai continué à approfondir ces idées. Toutes ces expériences ont façonné ma façon de voir l’art et la culture.

La Galerie Leonard & Bina Ellen a également joué un rôle important dans ma vie. Elle a contribué à forger ma vision esthétique et éthique. C’est donc particulièrement gratifiant pour moi de revenir ici, plus de 20 ans plus tard, et de pouvoir m’impliquer à nouveau dans ce même environnement.

Comment décririez-vous votre vision commissariale?

RR-A : Ma vision consiste à créer un espace propice à différentes formes d’expérimentation – qu’il s’agisse de pratiques décoloniales, d’œuvres interculturelles ou d’approches intersectionnelles.

Je cherche à réunir des pratiques qui peuvent sembler éloignées les unes des autres et à les mettre en dialogue. Je pense notamment aux créations inspirées des perspectives noires, autochtones, féministes et queer, ainsi qu’à ce que j’appellerais des pédagogies radicales.

Il s’agit de créer un espace favorisant ces rencontres et de voir ce qui en émerge.

Vous assurerez le commissariat du programme d’expositions SIGHTINGS. En quoi cette plateforme est-elle unique?

RR-A : SIGHTINGS est un espace ouvert au public. Il nous offre l’occasion de travailler avec des artistes souhaitant explorer les différentes façons dont le public interagit avec l’art.

C’est aussi un espace qui permet de repenser le concept du « cube blanc ». Je ne pense pas que le cube doive rester figé dans cette forme. On peut l’aborder différemment, le manipuler et repousser ses limites habituelles.

C’est précisément ce qui m’intéresse : travailler avec des artistes qui cherchent eux aussi à transcender ces limites.

Vous serez également responsable de la collection permanente de la galerie. Quelles sont vos priorités à cet égard?

RR-A : La collection s’est considérablement enrichie au fil des ans, et il serait intéressant de continuer à l’élargir de manière à refléter un éventail plus vaste de voix et de perspectives.

L’une de mes priorités est de poursuivre les efforts récents visant à accroître la visibilité des artistes autochtones et des artistes de couleur. Je compte procéder à de nouvelles acquisitions qui reflètent cet engagement.

Entrevoyez-vous des occasions pour les étudiantes et étudiants de participer aux activités de la galerie?

RR-A : La galerie joue un rôle éducatif important sur le campus.

Avec le lancement du programme en études commissariales de Concordia, les étudiantes et étudiants ont désormais de nouvelles occasions de se familiariser avec la conception d’expositions et la programmation publique. Nous nous réjouissons à l’idée de travailler avec eux ainsi qu’avec les membres du corps professoral.

Cela dit, la galerie est ouverte à tous. Les étudiantes et étudiants qui n’évoluent pas directement dans le milieu des arts peuvent eux aussi découvrir nos programmes et expositions.

Tout ce que nous faisons est conçu en fonction de notre public. Nous réfléchissons à la manière dont les expositions et les événements peuvent enrichir la vie intellectuelle des étudiantes et étudiants et leur compréhension du monde qui les entoure.


Visitez le site Web de la Galerie Leonard & Bina Ellen pour découvrir les expositions en cours et la programmation à venir.

 



Retour en haut de page

© Université Concordia