Skip to main content

Une doctorante de Concordia se voit octroyer la bourse d’études supérieures et de recherche Miriam-Aaron-Roland, d’une valeur de 100 000 $

Cassandra Johannessen étudiera la présence et le devenir des composés de pneus en milieu urbain ainsi que les voies d’exposition humaine à ces substances
24 mai 2022
|
Cassandra Johannessen : « Je me suis sentie très honorée de recevoir Ia même bourse que ces gens qui font des choses formidables. »

Cassandra Johannessen est la plus récente bénéficiaire de la bourse d’études supérieures et de recherche Miriam-Aaron-Roland de l’Université Concordia, d’une valeur de 100 000 $. Grâce à ce financement, elle poursuivra ses recherches sur les liens entre la pollution de l’air et les composés de pneu.

Cassandra Johannessen étudie sous la supervision de Xianming Zhang, professeur adjoint de chimie et de biochimie à la Faculté des arts et des sciences.

Remise chaque année à deux doctorants, la bourse a été établie en 2018 grâce à un généreux don de Miriam Roland (LL. D. 2018). Les fonds sont distribués aux bénéficiaires durant les quatre années de leur programme de doctorat.

« Il reste tant de travail à faire »

L’incidence des composés libérés dans l’environnement sous l’effet de l’usure des pneus constitue un champ de recherche émergent. Dans son mémoire de maîtrise, Cassandra Johannessen examinait le lessivage des composés de pneu par la pluie et la contamination de l’eau de ruissellement, phénomène qui peut avoir des conséquences mortelles pour les réserves locales de poisson.

Or, ces composés ne se trouvent pas seulement dans les pneus de voiture. En effet, les pneus sont souvent recyclés, par exemple transformés en poudrette de caoutchouc. Ce matériau est utilisé dans le gazon synthétique et les revêtements de sol des aires de jeux et des terrains de sport. Les humains peuvent donc être exposés de nombreuses façons à ces composés, dont la toxicité est largement inconnue.

Cassandra Johannessen examinera la présence et le devenir de ces composés dans l’air, ce qui lui permettra de cerner les voies d’exposition humaine et d’établir dans quelle mesure cette source de contamination contribue à la pollution de l’air. Elle prévoit recruter des résidents à titre de collaborateurs scientifiques afin d’évaluer la quantité de composés de pneu que les Montréalais respirent dans une journée.

La bourse lui sera d’une aide précieuse, affirme-t-elle : « Il reste tant de travail à faire ».

Élevée à Haliburton, en Ontario, Cassandra Johannessen s’intéresse à la science, notamment à la chimie, depuis son plus jeune âge.

Elle obtient sa maîtrise à l’Université Trent, à Peterborough, en Ontario. Déterminée à poursuivre ses travaux, elle communique avec le professeur Zhang, d’où sa venue à Concordia.

« J’ai fait quelques recherches, et Concordia m’est apparue comme un endroit vraiment formidable », se rappelle-t-elle.

Elle décide de déménager à Montréal, et l’octroi de la généreuse bourse s’avère pour elle un avantage aussi extraordinaire qu’inattendu.

Échange de connaissances

« Je ne connaissais pas vraiment la valeur pécuniaire de cette bourse lorsque j’ai présenté mon dossier de candidature, se souvient la doctorante. Quand j’ai trouvé des articles sur d’anciens bénéficiaires, je me suis sentie très honorée de recevoir Ia même bourse que ces gens qui font des choses formidables. »

Cassandra Johannessen se réjouit à l’idée de poursuivre ses recherches doctorales et de travailler avec d’autres étudiantes et étudiants dans le laboratoire du professeur Zhang.

« J’ai hâte de faire leur connaissance et d’échanger des connaissances de cette façon. J’ai fait de nombreuses présentations sur mes travaux, et l’on me pose toujours beaucoup de questions », indique-t-elle.

« Parfois, je n’en connais pas encore la réponse. Alors je dis : “J’aimerais pouvoir vous répondre, car je suis curieuse aussi”. J’espère pouvoir fournir les précieuses réponses à certaines de ces questions grâce à mes recherches doctorales. »



Retour en haut de page

© Université Concordia