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Un professeur d’informatique et de génie logiciel de Concordia obtient le plus prestigieux honneur en reconnaissance des formes

Ching Yee Suen fait œuvre de pionnier dans ce domaine de recherche qui est devenu une pierre d’assise de l’intelligence artificielle
15 février 2021
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Ching Yee Suen : « Il s’agit là d’une reconnaissance extraordinaire de mon travail et de ma contribution. »

Ching Yee Suen, professeur à Concordia, s’est récemment vu remettre le prix King‑Sun Fu 2020 de l’Association internationale pour la reconnaissance des formes (IAPR) en récompense de ses recherches avant-gardistes et de sa contribution exceptionnelle dans les domaines de la reconnaissance de l’écriture manuscrite et de la compréhension des documents, tant sur les plans théorique et pratique qu’au chapitre de l’enseignement.

M. Suen est professeur au Département d’informatique et de génie logiciel et directeur du Centre d’études en reconnaissance des formes et en intelligence artificielle (CENPARMI), à l’École de génie et d’informatique Gina-Cody de l’Université Concordia.

Comparable au prix Turing en informatique, le prix King-Sun Fu de l’IAPR vise à reconnaître l’excellence dans le domaine de la reconnaissance des formes. Ce champ de recherche est à la base de l’intelligence artificielle (IA).

Le professeur Suen a accepté le prix de l’IAPR le 12 janvier dernier et a prononcé son discours de remerciement devant plus de 2 500 collègues de partout dans le monde.

« Il s’agit là d’une reconnaissance extraordinaire de mon travail et de ma contribution. Je suis impatient à l’idée de poursuivre mes recherches et de guider mes étudiantes et étudiants dans la poursuite de leurs travaux et de leur parcours dans le domaine de la reconnaissance des formes, affirme Ching Yee Suen. Enseigner à Concordia est un privilège pour moi. »

Un expert de renom dans un champ d’études en constante expansion

Les premières recherches du professeur Suen remontent à 1968. Alors doctorant à l’Université de la Colombie-Britannique à Vancouver, et étudiant enthousiaste, il travaille sur le Lexiphone – un ordinateur qu’il a programmé pour lire des documents à l’intention des personnes non voyantes.

En 1972, il se joint au corps professoral de Concordia et, en1978, présente son article fondateur sur la reconnaissance de l’écriture manuscrite lors de l’International Joint Conference on Pattern Recognition (aujourd’hui appelée l’International Conference on Pattern Recognition [« colloque international sur la reconnaissance des formes »]). Événement phare de l’IAPR, le colloque réunit alors 543 expertes et experts de renommée mondiale.

Pour nourrir ses futures recherches, Ching Yee Suen entreprend bientôt d’organiser trois colloques internationaux destinés aux chercheuses et chercheurs qui se consacrent à l’exploration de thèmes entourant l’analyse documentaire, la reconnaissance de documents et de textes manuscrits, ainsi que l’intelligence artificielle.

D’importants partenaires de l’industrie, dont SAP, Bell Canada, Microsoft, La Poste (France) et Fujitsu (Japon) ont déjà financé ses travaux de recherche à l’échelle internationale. Ching Yee Suen est membre de l’IAPR, de l’IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineers) et de l’Académie des sciences de la Société royale du Canada.

Les techniques du professeur Suen sont applicables à toutes les langues dans le monde. Aujourd’hui, plus de 50 millions de personnes communiquent par l’écriture manuscrite sur leur téléphone cellulaire. Chaque jour, des millions de chèques manuscrits, de lettres, de formulaires et de documents sont lus et traités au moyen de techniques de reconnaissance de l’écriture manuscrite. Google a intégré cette technologie à ses postes de travail en 2015 et l’a adaptée à son application Gboard en 2019.

Les travaux actuels de Ching Yee Suen continuent de porter principalement sur la reconnaissance de l’écriture manuscrite et son lien avec les marqueurs de personnalité et la beauté faciale. Il s’intéresse aussi aux thèmes de la reconnaissance des plaques d’immatriculation fondée sur l’image et de la détection des fausses monnaies.


Apprenez-en davantage sur le
Département d’informatique et de génie logiciel de l’Université Concordia.  

 



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