Aujourd’hui, les professionnels et professionnelles sont submergés par une multitude d’outils, de plateformes et de fonctionnalités en intelligence artificielle, chacun promettant de transformer leur façon de travailler. Mais toutes ces innovations ne tiennent pas leurs promesses. Trop d’organisations se laissent séduire par des solutions d’IA à la mode qui ne répondent pas à leurs besoins, et finissent par y consacrer inutilement temps, argent et énergie.
« Les gens cherchent souvent le meilleur modèle ou le tout dernier outil », explique la stratège en IA Parnaz Tabrizian. « Mais ce qui compte vraiment, c’est que cela ait du sens par rapport à ce que vous essayez d’accomplir. »
Tabrizian, qui occupe le poste de VP chez Fidelity Canada, a aidé des équipes de tous les secteurs à concevoir, évaluer et déployer des outils d’IA. À la Formation continue Concordia, elle partage cette expertise approfondie avec les professionnels et professionnelles pour les aider à mieux comprendre et adopter l’IA en toute confiance.
Pour Tabrizian, adopter l’IA ne consiste pas à se précipiter sur la dernière nouveauté. Il s’agit plutôt de la discipline consistant à anticiper la valeur en comprenant quelles compétences deviennent essentielles dans un domaine donné, pourquoi elles sont importantes et comment elles peuvent améliorer concrètement vos processus dès aujourd’hui.
Selon elle, la différence entre courir après les tendances et véritablement accroître sa productivité réside dans la clarté des objectifs. Elle a vu des équipes investir des ressources dans le développement d’outils sur mesure, pour qu’une solution prête à l’emploi résolve le problème un mois plus tard, de manière plus rapide et moins coûteuse.
Elle a aussi observé des entreprises se précipiter pour adopter une plateforme tendance qui complique le travail plutôt que de l’améliorer, parce qu’elle ne correspond pas à la manière dont le travail est réellement effectué.
Pour Tabrizian, ce décalage est le piège dans lequel beaucoup d’organisations tombent : ce n’est pas qu’elles ratent le plein potentiel de l’IA, mais qu’elles s’y engagent pour des raisons erronées.
Identifier les tâches répétitives
Elle propose un point de départ pragmatique.
« Regardez ce que vous faites chaque jour, » dit-elle. « Quelles sont vos tâches répétitives ? Qu’est-ce qui prend du temps sans nécessiter de jugement ? C’est là que l’automatisation par l’IA a le plus de sens. »
Mettre en place une boucle de rétroaction
Ensuite, il s’agit d’expérimenter. Les outils comme les chatbots, explique Tabrizian, nécessitent un affinement constant.