Un chercheur de Concordia applique la pensée statistique à l’assurance de dommages

« La façon dont on établit le coût d’une assurance est d’intérêt public », selon Yang Lu
10 mai 2022
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« Ma recherche porte sur la façon dont les assureurs peuvent optimiser le recours à l’expérience passée de chaque détenteur de police en matière de réclamation pour améliorer l’établissement du coût de l’assurance sur une base individuelle », explique Yang Lu.

Quand il est question d’assurance, bien des gens – dont les propriétaires de voitures – trouvent qu’ils paient trop cher pour trop peu de garantie.

Pour résoudre cette question, les mathématiques appliquées ne sont peut-être pas la première chose qui nous vient en tête. Or, pour Yang Lu, professeur adjoint de mathématiques et de statistiques à la Faculté des arts et des sciences de l’Université Concordia, le lien se fait tout naturellement.

Le Pr Lu, dont les recherches portent sur l’assurance non-vie (assurance de dommages ou assurance IARD, pour « incendies, accidents et risques divers »), enseigne au programme de mineure en finance et assurance quantitatives, lancé récemment par son département.

Son article intitulé Wishart-gamma random effects models with applications to nonlife insurance, (« modèles à effets aléatoires Wishart-gamma appliqués à l’assurance non-vie ») traite précisément de cette question et contient des enseignements relatifs à l’assurance automobile.

« Ma recherche explore la façon dont les assureurs peuvent inciter les gens à conduire prudemment. »

Qu’est-ce qui vous a amené à vous intéresser au domaine de l’assurance de dommages?

Yang Lu : Durant mon parcours de jeune étudiant au premier cycle, je cherchais des façons d’appliquer les mathématiques et la statistique à des situations concrètes. L’assurance, en particulier le secteur de l’assurance de dommages, était un des domaines de spécialisation les plus populaires chez les étudiants à la recherche d’un stage. J’ai donc fait un doctorat en science actuarielle, j’ai travaillé comme stagiaires pour plusieurs entreprises et je suis devenu chercheur dans le domaine.

Décrivez-nous vos travaux.

YL : Récemment, j’ai travaillé au développement de nouvelles techniques de modélisation du cyberrisque, un concept émergent qui a beaucoup gagné en importance au cours des dernières années.

Que croyez-vous que les gens seraient surpris d’apprendre?

YL: Prenons l’assurance automobile, par exemple. Parce que cela concerne beaucoup de gens, la façon dont on établit le coût de ce type d’assurance est certainement d’un grand intérêt pour le public.

Ma recherche porte sur la façon dont les assureurs peuvent optimiser le recours à l’expérience passée de chaque détenteur de police en matière de réclamation pour améliorer l’établissement du coût de l’assurance sur une base individuelle.

Enfin, quels sont vos projets?

YL : Un des aspects les plus stimulants de notre travail est l’évolution constante des centres d’intérêt en recherche en fonction des besoins de l’industrie et de la société.

Par exemple, selon de nombreux rapports de l’industrie, les catastrophes naturelles sont devenues plus fréquentes et coûteuses en raison des changements climatiques. En utilisant des outils statistiques tels que l’analyse de séries chronologiques, je tente de caractériser cette tendance et de quantifier l’incertitude qui l’entoure.


Apprenez-en davantage sur le
programme de mineure en finance et assurance quantitatives de l’Université Concordia.

 



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