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L’Université Concordia célèbre ses 50 ans et envisage l’avenir avec enthousiasme

Un jeune homme vêtu d'une chemise rayée bleue et blanche regarde la caméra avec un sourire confiant. Bogdan Lytvynenko est le 12e boursier Rhodes de l’Université Concordia. Il a été nommé parmi les 50 Grands Concordiens et Grandes Concordiennes de l’Université à l’occasion du cinquantenaire de I’établissement.

Quand Bogdan Lytvynenko commence à chercher une université pour s’initier au journalisme, au multimédia et au reportage politique et international, il envisage plusieurs grandes écoles à la réputation bien établie avant d’opter pour la relativement jeune Université Concordia, qui célèbre cette année son cinquantième anniversaire.

« J’ai choisi le programme de journalisme de Concordia parce qu’il offrait une combinaison bien équilibrée entre connaissances théoriques et compétences pratiques », explique M. Lytvynenko, 24 ans, qui a achevé son baccalauréat ès arts l’an dernier. L’étudiant est aujourd’hui inscrit à un Master en gouvernance internationale et diplomatie à la très réputée université Sciences Po de Paris, en France.

Parmi les points forts de sa formation à Concordia, il cite les professeurs chevronnés qu’il a eus, le matériel de pointe auquel il a eu accès et l’expérience pratique qu’il a acquise au sein du journal étudiant. « Concordia m’a été d’un immense soutien – je m’y suis senti guidé et encouragé tout au long de mon parcours », commente Bogdan Lytvynenko, qui étudiera à l’Université d’Oxford l’année prochaine.

« C’est incroyable ce qu’on peut accomplir à Concordia, poursuit-il. L’Université m’a véritablement préparé à faire face aux grands enjeux du monde dans les domaines des médias, de l’économie et, aujourd’hui, des relations internationales. »

Douzième boursier Rhodes de Concordia, M. Lytvynenko a également été ajouté à la liste des « Grands Concordiens » de l’Université. En effet, jusqu’en juin 2025, pour célébrer son cinquantenaire, l’établissement rend hommage à cinquante personnes diplômées qui se sont illustrées dans les milieux universitaire, professionnel, scientifique, de la mode et des arts.

Il peut être difficile de savoir où s’arrêtent les murs de Concordia et où commence le reste de la ville.

Graham Carr, recteur et vice-chancelier de l’Université Concordia

Depuis sa création en 1974, l’Université Concordia est devenue un établissement phare reconnu dans le monde entier. Pour la première fois cette année, Concordia a obtenu la première place en Amérique du Nord au palmarès des jeunes universités de Times Higher Education (THE).

« Je ne pense pas qu’au moment de la fondation de Concordia, il y a un demi-siècle, quiconque aurait pu imaginer que nous parviendrions au degré de réussite que nous avons atteint, et que nous connaîtrions une croissance aussi importante que celle-ci », estime Graham Carr, recteur et vice-chancelier de Concordia.

Née de la fusion de la Sir George Williams University et du Loyola College, deux des plus petits établissements d’enseignement supérieur de Montréal à l’époque, Concordia possède aujourd’hui un vaste campus au centre-ville et un campus quadrangulaire classique dans le quartier montréalais de NDG (Notre-Dame-de-Grâce). Elle fait désormais partie intégrante du tissu social de la ville, attirant les talents et jouant un rôle de premier plan à l’échelle mondiale, que ce soit dans le milieu de la recherche ou dans celui des arts.

« Nous comptons aujourd’hui près de 50 000 étudiantes et étudiants, et plus de 262 000 personnes diplômées; parallèlement, nous avons réussi à rester fidèles à nos racines, tant sur le plan de l’excellence universitaire que de l’accessibilité à des personnes d’horizons divers », ajoute Graham Carr.

Une équipe de hockey féminin célèbre sa victoire en portant des médailles et en soulevant un trophée. L’équipe de hockey féminine des Stingers, après avoir remporté la médaille d’or pour la deuxième fois en trois ans lors du championnat national d’U Sports.

Concordia se veut une université accueillante, stimulante et vouée à l’excellence en matière d’éducation, de recherche, d’activité créatrice et de partenariats communautaires, et cette visée explique sa croissance rapide. Elle offre un vaste choix de programmes d’études dans les domaines du génie, de l’informatique, des beaux-arts, du commerce, des sciences et des lettres et sciences humaines.

Établissement multiculturel et multilingue, Concordia a des retombées économiques considérables (se chiffrant à environ deux milliards de dollars pour le Québec seulement). Quelque 180 000 de ses diplômés vivent ou ont vécu dans la région métropolitaine, y contribuant à la vie communautaire et à la collectivité.

« Il peut être difficile de savoir où s’arrêtent les murs de Concordia et où commence le reste de la ville », observe le recteur Graham Carr.

Pour le recteur, les nombreux jalons qui marquent l’histoire de Concordia depuis 50 ans sont plus que de simples repères dans le parcours de l’établissement – ils lui ont permis d’acquérir sa réputation hors pair sur la scène universitaire internationale. Citons par exemple l’ouverture du Centre d’études sur les bâtiments à consommation énergétique nulle en 1977, l’organisation du premier concours international d’études de cas du MBA John-Molson – qui est aujourd’hui le plus important et le plus prestigieux du genre au monde –, et la création de l’École de cinéma Mel-Hoppenheim, devenue le plus grand centre universitaire canadien spécialisé en cinéma d’animation et en production cinématographique.

« Nous multiplions les réalisations dans divers domaines : cybersécurité, électrification, développement de batteries, mais aussi beaux-arts et cinéma, sans oublier le sport », souligne M. Carr.

« Nos étudiants ont de formidables occasions d’acquérir une expérience pratique, précise-t-il. Notre engagement à offrir des possibilités d’apprentissage en milieu de travail est unique. Rien que l’an dernier, 6 000 étudiantes et étudiants de Concordia étaient inscrits à un programme d’apprentissage expérientiel. »

Or, maintenir cette longueur d’avance a un coût. « Les universités du Canada sont sous-financées par les gouvernements provinciaux », déplore M. Carr. C’est pourquoi Concordia a lancé une ambitieuse campagne de financement afin de propulser l’Université pour les 50 prochaines années.

Par ailleurs, Concordia travaille à la mise sur pied de l’École de la santé, dont l’objectif est de mettre à profit les recherches universitaires pour combler les lacunes du système – par exemple dans les domaines de la santé, de la prévention, de l’entrepreneuriat et de la santé communautaire – « de façon à compléter ce que font les écoles de médecine et à répondre à un besoin social réel », explique le recteur.

« Le secteur de l’enseignement supérieur traverse une période difficile sur tous les fronts, mais nous pensons que Concordia est en mesure de relever ces défis, poursuit-il. Nous sommes ancrés dans la communauté et à l’écoute des besoins d’une société en pleine mutation. »

Cinquante ans d’innovations

Au cours de ses 50 ans d’existence, l’Université Concordia a accompli une foule de réalisations majeures dont les bienfaits peuvent être observés dans ses propres pavillons, à l’extérieur du campus et jusque dans l’espace. En voici quelques exemples.

Génie

En 1989, l’ingénieure canado-iranienne Gina Cody devient la première étudiante de Concordia à obtenir un doctorat en génie du bâtiment. En 2018, l’Université nomme sa faculté de génie et d’informatique en son honneur. Aujourd’hui, nombre des chercheuses et chercheurs de l’École de génie et d’informatique Gina-Cody contribuent à la chaire d’excellence en recherche du Canada sur les collectivités et les villes intelligentes, durables et résilientes de Concordia, qui appuie les travaux avant-gardistes de trois chaires de recherche – dans les domaines de l’Internet des objets, de l’intelligence artificielle et de l’industrie 4.0. Pour Mme Cody, qui a consenti à son alma mater  un impressionnant don de 15 millions de dollars, « c’est un honneur que l’école porte mon nom, mais là n’est pas la question : ce qui compte, c’est qu’une école d’ingénieurs porte le nom d’une femme. Je pense que cela permet aux étudiantes de comprendre qu’elles ont leur place ici ».

À titre de cochancelière de l’Université, Gina Cody a pu observer de ses propres yeux les barrières liées au genre que le changement de nom de l’école a contribué à faire tomber. « Une étudiante du Vietnam m’a confié que pour sa mère, les femmes ne pouvaient pas étudier en génie. Or, lorsque la mère a appris que l’école porte le nom d’une femme, elle a permis à sa fille d’y faire ses études. Ainsi, même si des détails comme un nom peuvent paraître symboliques, ils peuvent aussi faire bouger les choses. »

Aérospatiale

La division Fuséologie du Club spatial de Concordia, un groupe étudiant, se distingue par son sens de l’innovation et détient actuellement le record du moteur-fusée le plus puissant construit par des étudiants. En 2021, la division établit un record mondial, son moteur-fusée étant le premier à être conçu et lancé par des civils. Deux ans plus tard, le Club spatial de Concordia lance le premier satellite construit par des étudiants au Québec à prendre son envol dans l’espace. Le club travaille actuellement à la conception d’une fusée de 13 mètres (42 pieds) dans le but de la lancer au-delà de la ligne de Kárman, soit à 100 kilomètres dans l’espace. Entièrement réutilisable, cette fusée peut voler à Mach 5,7, soit près de six fois la vitesse du son.

Sports

Tout au long de ses 50 années d’existence, l’Université Concordia a formé des athlètes qui ont su se démarquer dans les sports, remportant des championnats, des médailles et des distinctions, y compris l’or olympique. En 2022, l’équipe de hockey féminin des Stingers remporte la médaille d’or pour la première fois en 23 ans lors du championnat national de hockey féminin d’U Sports – et récidive en 2024. En 2010, Alexandre Bilodeau (B. Comm. 2016) devient le premier Canadien à remporter une médaille d’or olympique en sol canadien lors de la compétition de ski acrobatique des Jeux olympiques d’hiver de Vancouver. Et en 2022, trois étudiants décrochent des médailles aux Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de Beijing : Pascal Dion (médaille d’or), Anton Jacobs-Webb (médaille d’argent paralympique) et Marion Thénault (médaille de bronze).

Beaux-arts

En 1997, le Département de cinéma, fondé en 1976, est rebaptisé École de cinéma Mel-Hoppenheim en l’honneur du chef de file de l’industrie cinématographique et philanthrope montréalais de renom. L’école est aujourd’hui le plus grand centre universitaire du pays en production cinématographique, en cinéma d’animation et en études cinématographiques. Réputée pour former des professionnels du cinéma et de la scène, l’école compte une liste impressionnante de lauréats de prix Génie, Emmy et Tony ainsi que d’Oscars. La Faculté des beaux-arts est par ailleurs la première au Canada à offrir un programme de design et d’arts numériques et, en 2002, elle met au point les premiers ordinateurs vestimentaires. Jalon dans l’histoire de la recherche menée par des personnes autochtones, Concordia lance en 2021 le Centre des avenirs autochtones, codirigé par Jason Edward Lewis, ancien titulaire de la chaire sur les médias informatiques.

Gestion

À la suite d’un généreux don de la famille Molson, la Faculté de commerce et d’administration est rebaptisée École de gestion John-Molson en 2000. Elle devient la première école de gestion au Québec et la quatrième au Canada à obtenir l’agrément de l’Association to Advance Collegiate Schools of Business. En 2009, le pavillon John-Molson ouvre ses portes sur la rue Guy; il est doté d’un panneau solaire pleinement fonctionnel qui produit de l’électricité grâce au rayonnement du soleil – une première pour une université. Par ailleurs, l’école a grimpé les échelons dans les classements des écoles de commerce, atteignant cette année la deuxième place au Canada au palmarès de Bloomberg Businessweek.

Informatique

Bien avant que l’intelligence artificielle ne devienne l’énorme force qu’elle est aujourd’hui, Concordia dirigeait déjà des recherches dans le domaine. En 1978, Ching Yee Suen, titulaire honoraire de la chaire de recherche de l’Université Concordia en intelligence artificielle et en reconnaissance des formes, lance la première unité de recherche axée sur l’avancement des technologies d’intelligence artificielle. Dix ans plus tard, la Faculté de génie et d’informatique de Concordia établit le Centre d’études en reconnaissance des formes et en intelligence artificielle, qui demeure un pôle d’innovation et regroupe plusieurs chercheurs éminents et partenaires industriels de premier plan, comme IBM, Bell Québec et NTT (Nippon Telephone and Telegraph of Japan).

Environnement

Concordia inaugure en 1977 le Centre d’études sur les bâtiments à consommation énergétique nulle. Cette première initiative de recherche de l’Université en matière de construction de bâtiments plus sécuritaires et efficaces sur le plan environnemental fait de Concordia une pionnière dans le domaine. Le centre se révèle d’une importance fondamentale pour le Canada et d’autres pays qui cherchent à atteindre des objectifs d’efficacité énergétique et de carboneutralité. Il enrichit par ailleurs l’expérience d’apprentissage et de recherche des étudiantes et étudiants, et aide l’industrie à mettre en application les résultats de recherche et les innovations. Parmi ses plus récents projets, citons un partenariat avec Hydro-Québec qui vise à transformer la gestion de l’énergie dans les bâtiments partout au Canada en améliorant leur intégration dans les réseaux intelligents et en utilisant la technologie numérique pour surveiller et gérer l’électricité.

 

Article publicitaire produit par Globe Content Studio et l’Université Concordia, sans la participation du service éditorial du Globe.