Cinquante ans d’innovations
Au cours de ses 50 ans d’existence, l’Université Concordia a accompli une foule de réalisations majeures dont les bienfaits peuvent être observés dans ses propres pavillons, à l’extérieur du campus et jusque dans l’espace. En voici quelques exemples.
Génie
En 1989, l’ingénieure canado-iranienne Gina Cody devient la première étudiante de Concordia à obtenir un doctorat en génie du bâtiment. En 2018, l’Université nomme sa faculté de génie et d’informatique en son honneur. Aujourd’hui, nombre des chercheuses et chercheurs de l’École de génie et d’informatique Gina-Cody contribuent à la chaire d’excellence en recherche du Canada sur les collectivités et les villes intelligentes, durables et résilientes de Concordia, qui appuie les travaux avant-gardistes de trois chaires de recherche – dans les domaines de l’Internet des objets, de l’intelligence artificielle et de l’industrie 4.0. Pour Mme Cody, qui a consenti à son alma mater un impressionnant don de 15 millions de dollars, « c’est un honneur que l’école porte mon nom, mais là n’est pas la question : ce qui compte, c’est qu’une école d’ingénieurs porte le nom d’une femme. Je pense que cela permet aux étudiantes de comprendre qu’elles ont leur place ici ».
À titre de cochancelière de l’Université, Gina Cody a pu observer de ses propres yeux les barrières liées au genre que le changement de nom de l’école a contribué à faire tomber. « Une étudiante du Vietnam m’a confié que pour sa mère, les femmes ne pouvaient pas étudier en génie. Or, lorsque la mère a appris que l’école porte le nom d’une femme, elle a permis à sa fille d’y faire ses études. Ainsi, même si des détails comme un nom peuvent paraître symboliques, ils peuvent aussi faire bouger les choses. »
Aérospatiale
La division Fuséologie du Club spatial de Concordia, un groupe étudiant, se distingue par son sens de l’innovation et détient actuellement le record du moteur-fusée le plus puissant construit par des étudiants. En 2021, la division établit un record mondial, son moteur-fusée étant le premier à être conçu et lancé par des civils. Deux ans plus tard, le Club spatial de Concordia lance le premier satellite construit par des étudiants au Québec à prendre son envol dans l’espace. Le club travaille actuellement à la conception d’une fusée de 13 mètres (42 pieds) dans le but de la lancer au-delà de la ligne de Kárman, soit à 100 kilomètres dans l’espace. Entièrement réutilisable, cette fusée peut voler à Mach 5,7, soit près de six fois la vitesse du son.
Sports
Tout au long de ses 50 années d’existence, l’Université Concordia a formé des athlètes qui ont su se démarquer dans les sports, remportant des championnats, des médailles et des distinctions, y compris l’or olympique. En 2022, l’équipe de hockey féminin des Stingers remporte la médaille d’or pour la première fois en 23 ans lors du championnat national de hockey féminin d’U Sports – et récidive en 2024. En 2010, Alexandre Bilodeau (B. Comm. 2016) devient le premier Canadien à remporter une médaille d’or olympique en sol canadien lors de la compétition de ski acrobatique des Jeux olympiques d’hiver de Vancouver. Et en 2022, trois étudiants décrochent des médailles aux Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de Beijing : Pascal Dion (médaille d’or), Anton Jacobs-Webb (médaille d’argent paralympique) et Marion Thénault (médaille de bronze).
Beaux-arts
En 1997, le Département de cinéma, fondé en 1976, est rebaptisé École de cinéma Mel-Hoppenheim en l’honneur du chef de file de l’industrie cinématographique et philanthrope montréalais de renom. L’école est aujourd’hui le plus grand centre universitaire du pays en production cinématographique, en cinéma d’animation et en études cinématographiques. Réputée pour former des professionnels du cinéma et de la scène, l’école compte une liste impressionnante de lauréats de prix Génie, Emmy et Tony ainsi que d’Oscars. La Faculté des beaux-arts est par ailleurs la première au Canada à offrir un programme de design et d’arts numériques et, en 2002, elle met au point les premiers ordinateurs vestimentaires. Jalon dans l’histoire de la recherche menée par des personnes autochtones, Concordia lance en 2021 le Centre des avenirs autochtones, codirigé par Jason Edward Lewis, ancien titulaire de la chaire sur les médias informatiques.
Gestion
À la suite d’un généreux don de la famille Molson, la Faculté de commerce et d’administration est rebaptisée École de gestion John-Molson en 2000. Elle devient la première école de gestion au Québec et la quatrième au Canada à obtenir l’agrément de l’Association to Advance Collegiate Schools of Business. En 2009, le pavillon John-Molson ouvre ses portes sur la rue Guy; il est doté d’un panneau solaire pleinement fonctionnel qui produit de l’électricité grâce au rayonnement du soleil – une première pour une université. Par ailleurs, l’école a grimpé les échelons dans les classements des écoles de commerce, atteignant cette année la deuxième place au Canada au palmarès de Bloomberg Businessweek.
Informatique
Bien avant que l’intelligence artificielle ne devienne l’énorme force qu’elle est aujourd’hui, Concordia dirigeait déjà des recherches dans le domaine. En 1978, Ching Yee Suen, titulaire honoraire de la chaire de recherche de l’Université Concordia en intelligence artificielle et en reconnaissance des formes, lance la première unité de recherche axée sur l’avancement des technologies d’intelligence artificielle. Dix ans plus tard, la Faculté de génie et d’informatique de Concordia établit le Centre d’études en reconnaissance des formes et en intelligence artificielle, qui demeure un pôle d’innovation et regroupe plusieurs chercheurs éminents et partenaires industriels de premier plan, comme IBM, Bell Québec et NTT (Nippon Telephone and Telegraph of Japan).
Environnement
Concordia inaugure en 1977 le Centre d’études sur les bâtiments à consommation énergétique nulle. Cette première initiative de recherche de l’Université en matière de construction de bâtiments plus sécuritaires et efficaces sur le plan environnemental fait de Concordia une pionnière dans le domaine. Le centre se révèle d’une importance fondamentale pour le Canada et d’autres pays qui cherchent à atteindre des objectifs d’efficacité énergétique et de carboneutralité. Il enrichit par ailleurs l’expérience d’apprentissage et de recherche des étudiantes et étudiants, et aide l’industrie à mettre en application les résultats de recherche et les innovations. Parmi ses plus récents projets, citons un partenariat avec Hydro-Québec qui vise à transformer la gestion de l’énergie dans les bâtiments partout au Canada en améliorant leur intégration dans les réseaux intelligents et en utilisant la technologie numérique pour surveiller et gérer l’électricité.
Article publicitaire produit par Globe Content Studio et l’Université Concordia, sans la participation du service éditorial du Globe.