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Des étudiantes de la Faculté des beaux-arts de l’Université Concordia réalisent une murale célébrant la justice et l’égalité en collaboration avec un centre de femmes

Le projet chapeauté par le Centre des femmes solidaires et engagées a été inauguré le 18 décembre
22 janvier 2024
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Image en diptyque avec, à gauche, un groupe diversifié de femmes rassemblées dans un couloir avec une peinture murale derrière elles. À droite, une peinture murale avec une représentation artistique de femmes dansant ensemble avec un ruban.
De gauche en haut dans le sens des aiguilles d'une montre : Diane Roe, Pina Di Pasquale, Carolina Eleazzaro, India-Lynn Upshaw-Ruffner, Clara Olivia Levesque et Mireille Abd El Sayed. | À droite : La fresque.

Un groupe d’étudiantes en beaux-arts de Concordia a conçu et peint une nouvelle murale au Centre des femmes solidaires et engagées (CFSE), situé à Montréal.

Intitulée « Force/Accueil », la murale a été inaugurée le 18 décembre dernier. Elle a été réalisée sous la supervision d’Israël Dupuis (M. Bx-arts 2002), artiste contemporain multidisciplinaire et professeur à temps partiel au Département de design et d’arts numériques de Concordia.

Le projet s’inscrit dans une initiative d’apprentissage expérientiel entreprise dans le cadre du cours Design et engagement communautaire (DART 453) donné par Israël Dupuis à la Faculté des beaux-arts de l’Université. Le cours est également ouvert aux personnes inscrites à la mineure en diversité et monde contemporain du Collège Loyola pour la diversité et la durabilité.

« Ce projet a une grande signification pour moi en tant qu’ancienne étudiante à Concordia », indique Pina Di Pasquale, Gr Dip 00, directrice générale du CFSE.

« J’ai éprouvé une immense joie avant même qu’Israël ait fini d’expliquer le projet. Mon rêve de toujours pour le centre allait se réaliser! »

Personnes travaillant ensemble à une table dans un espace intérieur. Le professeur Israël Dupuis et ses étudiants ont collaboré avec les femmes du centre pour créer cette fresque vibrante.

L’impact social par l’apprentissage pratique

Le projet est soutenu par un partenariat avec MU Montréal, organisme connu pour la création de la célèbre murale en hommage à Leonard Cohen sur la rue Crescent ainsi que pour son engagement à faire de l’art un outil de transformation sociale.

Israël Dupuis explique que « Force/Accueil » a été créée en partie pour susciter la discussion avec des étudiantes et étudiants sur la justice sociale et le soutien communautaire. « L’apprentissage expérientiel a un rôle essentiel à jouer », affirme-t-il.

« Il transforme les personnes étudiantes de réceptacles passifs accumulant de l’information en des participants actifs à des projets concrets abordant des enjeux importants. Cette approche stimule leur engagement de façon considérable, ce que l’apprentissage traditionnel en classe ne peut tout simplement pas faire. »

Israël Dupuis fait valoir que cette approche comporte d’autres avantages : elle permet aux personnes étudiantes d’acquérir une compréhension des inégalités entre les sexes et les encourage à défendre les intérêts des personnes dans le besoin et à tenir compte de ces aspects dans leurs pratiques et leurs choix professionnels.

« La murale constitue une représentation visuelle de la mission du centre. C’est un rayon d’espoir, une source d’inspiration et un encouragement à l’autonomisation pour les générations à venir », affirme Pina Di Pasquale.

« Il ne s’agit pas seulement de coups de pinceau appliqués sur un mur. La murale évoque des histoires de courage et de détermination ainsi que l’inlassable quête d’égalité qui se répercute entre les murs de notre centre. »

« Cette œuvre d’art symbolise notre engagement à créer un monde où chaque femme peut faire entendre sa voix. C’est un hommage à la résilience et à la force de toutes les femmes. »

Trois femmes vêtues de noir sur une scène dans une danse chorégraphiée avec des rubans blancs Les étudiants en théâtre de Concordia ont chorégraphié un tableau vivant basé sur les histoires des femmes, qui a servi de base à la fresque.

Visualiser la justice

Alors qu’il cherchait des moyens d’intégrer sa pratique artistique à son enseignement à Concordia, Israël Dupuis s’est joint à l’École de ville (anciennement CitéStudio Grand Montréal), dont l’objectif est d’amener les universités et les employé·e·s des municipalités à collaborer afin de résoudre ensemble des défis urbains. L’École de ville de Concordia est coordonnée par Maude Lecourt, professeure à temps partiel au Département de géographie, urbanisme et environnement et première responsable des partenariats et des villes au Vice-rectorat exécutif aux affaires académiques.

« Le CFSE constitue depuis longtemps un sanctuaire pour toutes les personnes qui frappent à sa porte, déclare Pina Di Pasquale. L’historique et la mission du centre — plus de 45 années de luttes féministes, d’importantes réalisations et de militantisme au féminin — sont autant de raisons pour lesquelles cette murale est amplement méritée. »

« Force/Accueil » se déploie sur l’un des murs intérieurs de la salle d’activités du centre. Tout au long de la conception de la murale, les étudiantes et étudiants d’Israël Dupuis ont collaboré avec le CFSE en impliquant activement les membres du centre, en créant un espace propice aux échanges d’idées et en favorisant un dialogue sur les défis particuliers auxquels les femmes font face.

« Les murales, qui sont en elles-mêmes des œuvres collaboratives, étaient le véhicule parfait », soutient Israël Dupuis.

« En créant cette murale, je cherchais à forger une puissante représentation visuelle des luttes et des victoires de ces femmes. Leur enthousiasme était palpable. Des thèmes comme les droits des femmes, la justice et la famille ont pris une place centrale. »

L’étudiante au premier cycle India-Lynn Upshaw-Ruffner, qui suit le cours d’Israël Dupuis, dit avoir aimé collaborer avec les femmes du centre au cours du processus de création.

« Nous avons organisé un atelier avec les femmes pour en savoir plus sur ce que leur apportait le centre, puis nous avons peint ensemble la murale avec l’aide de l’artiste Diane Roe de MU, relate India-Lynn Upshaw-Ruffner. Aujourd’hui, la murale illumine le centre tous les jours et constitue un formidable sujet de conversation. »

Un groupe de personnes (un homme et cinq femmes) se tenant sur une scène en ligne et souriant à la caméra. Maude Lecourt, de la City School, et Israël Dupuis, professeur à Concordia (à gauche), ont collaboré avec des étudiants de Concordia.

« Le pouvoir de la collaboration interdisciplinaire »

Le groupe d’Israël Dupuis a également collaboré avec les étudiantes et étudiants d’un cours du Département de théâtre de Concordia donné par la professeure à temps partiel Gabriela Petrov (B. Bx-arts 2016). Sous la direction de celle-ci, plusieurs personnes étudiantes ont exécuté une performance fondée sur le mouvement dans laquelle elles incarnaient les différents thèmes. Cette performance a été photographiée.

Les photos ont ensuite servi de point de référence pour la murale et ont constitué une fructueuse occasion de collaboration pour toutes les personnes prenant part au projet.

Julia Pye, l’une des étudiantes en théâtre de Gabriela Petrov ayant participé à la performance, a été particulièrement marquée par cette expérience.

« Ce fut pour moi un honneur de mettre mes études à contribution pour créer une œuvre d’art réelle et tangible à l’extérieur du contexte universitaire, surtout à l’appui d’une cause aussi importante. »

« Le fait d’avoir réuni des artistes de différentes disciplines pour créer ensemble a conféré au projet une plus grande profondeur émotionnelle. C’est vraiment génial que cette démarche soit dorénavant immortalisée sur un mur du centre. »

Israël Dupuis et Gabriela Petrov avaient déjà collaboré à la réalisation d’une installation spontanée au Hangar 7826 intitulée « Territoires/Dimension ». Le Pr Dupuis explique avoir eu la certitude que la collaboration serait une réussite en raison de cette expérience préalable fructueuse.

« J’apprécie énormément le sens du mouvement que possède Gabriela. Cette qualité apporte une dimension émotive distinctive à mon travail, en particulier lorsque j’utilise des photographies de ses performances dans mes compositions », précise-t-il.

« La séance de photos a fait partie intégrante de la conception de la murale. Les expressions et les mouvements théâtraux qui ont été captés étaient en parfaite harmonie avec les thèmes et les objectifs globaux de la murale. »

La murale a été réalisée en plusieurs jours au cours des premières semaines de décembre, et son inauguration officielle a eu lieu au CFSE le 18 du mois.

« Ce fut incroyablement gratifiant de constater à quel point l’art peut servir à jeter des ponts entre différents groupes et perspectives et à donner aux personnes participantes le sentiment d’œuvrer ensemble à l’atteinte d'un objectif commun », poursuit Israël Dupuis.

« Ce projet a renforcé ma croyance dans le pouvoir de la collaboration interdisciplinaire. Le fait de rassembler des personnes étudiantes de différents horizons et spécialisations a enrichi le projet et a permis d’aller beaucoup plus loin que si nous avions adopté une approche plus cloisonnée. »

« Cela prouve que lorsque diverses compétences et points de vue convergent, les possibilités créatives sont infinies. »


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