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Honorary degree citation - Gaston Kaboré

By: Peter Rist and Cilia Sawadogo, June 2012

Mr. Chancellor, it is my honour to present to you Mr. Gaston Kaboré, film maker and advocate for film education.

When we hear the term “Sub-Saharan African Cinema,”, the chances are we think of films created by Hollywood, like Blood Diamond or Out of Africa. This is unfortunate, as these films and many North American film classics focus on the stories of whites, encouraged to get “out of Africa” for their own safety, contain no African characters at all, or merely use Africa as a setting for adventure stores. Think of Hollywood and British classics John Ford’s Mogambo (1953), The Snows of Kilimanjaro (1952) or even John Huston’s The African Queen (1951). Sadly films about Africa, made from a North American or European perspective cast the continent as backdrop only.

Gaston Kabore’s work has been about Africa reflecting its own stories and identity through cinema. Kabore describes this as follows :

“The ability to picture oneself is a vital need. In fact, if a man were to live without the capacity of forging a picture of himself, he would have no aspirations, no desires, no dreams of his own. The same applies to a community, a society and a people. A society daily subjected to foreign images eventually loses its identity and its capacity to forge its own destiny. The development of Africa implies among other things the production of its own images.”

Gaston Kaboré naît à Bobo-Dioulasso, alors en Afrique Occidentale Française, plus précisément dans le territoire de la Haute-Volta, qui correspond aujourd’hui à l’État indépendant du Burkina Faso. Il étudie l’histoire à l’Université de la Sorbonne, à Paris, où il obtient une maîtrise. Alors qu’il effectue des recherches sur les préjugés raciaux qu’entretenaient les armées coloniales en Afrique, il constate que les documentaires tendent à perpétuer les idées reçues. Admis à la prestigieuse École supérieure d’études cinématographiques (ESEC), à Paris, il en sort en 1976 avec un diplôme en production cinématographique. L’année d’après, il réalise son premier film, une œuvre de fiction de 38 minutes, qu’il tourne en 16 millimètres avec l’aide d’une équipe d’étudiants de la défunte école burkinabée de cinéma, l’INAFEC. Au cours des deux années suivantes, il signe quatre documentaires de commande, dont trois vantent l’emploi de nouvelles techniques agricoles.

En 1983, M. Kaboré mène à bien son premier long métrage, intitulé Wend Kuuni. L’œuvre – qui raconte l’histoire typiquement africaine d’un jeune muet entouré d’affection par ses parents nourriciers – gagne le césar du meilleur film francophone en 1985. La même année, M. Kaboré est nommé secrétaire général de la Fédération panafricaine des cinéastes (FEPACI), poste qu’il occupe durant douze ans.

Il assure parallèlement la réalisation de trois autres films. Résolument contemporain, Zan Boko (1988) traite de problèmes liés au développement urbain, de corruption à l’échelon gouvernemental et d’aliénation sociale. Si Rabi (1992) relève du conte pour enfants, Buud Yam (1997) propose une suite à Wend Kuuni. Cette œuvre ambitieuse remporte d’ailleurs le grand prix du 15e Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou (FESPACO). Pendant la même période, M. Kaboré réalise un certain nombre de courts métrages et produit en 1996 mon dessin animé, Le Joueur de cora. L’expérience lui permet du reste de découvrir Montréal et, dans la foulée, l’Université Concordia.

EXERPT OF FILMS

La cinématurgie de M. Kaboré n’a d’égal que le soutien et le rayonnement qu’il assure au cinéma africain. Fort engagé dans les activités de formation en cinéma, il devient le sixième boursier annuel de la McMillan-Stewart Fellowship in Distinguished Filmmaking de l’Université Harvard. En outre, il est nommé en 2011 au comité cinématographique de la Global Film Initiative. Par-dessus tout, constatant l’échec de l’Afrique subsaharienne francophone à soutenir durablement une formation en cinéma, M. Kaboré fonde en 2003 – avec ses propres deniers et l’appui financier de sa femme – une école de cinéma autonome : l’institut IMAGINE. Situé à Ouagadougou.

IMAGINE has collaborated with many institutions – including our own Mel Hoppenheim School of Cinema here at Concordia, on special courses and workshops, encouraging a better film literacy about Africa. In an interview with Variety in July 2011, Kabore described IMAGINE’s purpose as going beyond how to use film equipment to teaching students « how to go inside their own desires, how to excavate, how to go deeper into their roots.” More than 600 students had received training in filmmaking at Imagine, a new wing had been completed and a new 200 seat theatre was due to be opened this year.

Mr. Chancellor, on behalf of Senate and the Board of Governors, it is my privilege and honour to present to you Mr. Gaston Kaboré, so that you may confer upon them the degrees of Doctor of Laws, honoris causa.

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