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Tanja Tajmel travaille avec l’ONU pour faire de l’éducation en STIM un droit de la personne

La chercheuse de Concordia estime que la promotion de la diversité nécessite un questionnement critique des relations de pouvoir
6 mars 2019
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« Il ne s’agit pas d’un problème féminin – mais sociétal », affirme Tanja Tajmel.

Le taux de participation des femmes à l’éducation et aux carrières dans les sciences, les technologies, l’ingénierie et les mathématiques (STIM) en Amérique du Nord demeure l’un des plus bas de tous les domaines professionnels. Cet état de fait préoccupe vivement Tanja Tajmel, professeure agrégée au Centre génie et société de l’École de génie et d’informatique Gina-Cody de l’Université Concordia.

Dans le cadre de son travail à titre de chercheuse interdisciplinaire au large éventail d’activités de recherche et d’enseignement comprenant l’examen et la diminution de la discrimination dans les STIM, la Pre Tajmel défend l’idée selon laquelle la possibilité de prendre part à ces secteurs et d’en bénéficier est un droit universel. Son étude sur la diversité en STIM porte sur la façon dont ces disciplines doivent changer pour offrir un milieu plus inclusif.

« Il ne s’agit pas d’un problème féminin – mais sociétal. Tant les hommes que les femmes doivent faire partie de la solution », observe Tanja Tajmel.

Dans ses travaux, elle explore comment les récits identitaires actuels dans les STIM renforcent le faible taux de participation des filles, des femmes et d’autres groupes sous-représentés dans les disciplines scientifiques et technologiques. La Pre Tajmel étudie aussi comment le langage entourant le manque de diversité empêche une compréhension exhaustive des causes fondamentales du problème et des solutions possibles.

« La métaphore du tuyau percé est limitée », affirme Tanja Tajmel au sujet de l’image souvent employée pour tenter d’expliquer le manque de femmes en STIM. Selon cette idée, les filles qui entrent dans le tuyau des STIM finissent par s’en échapper après un certain temps.

« Cette comparaison ne fournit pas de similitudes structurelles adéquates pour mettre en lumière les dimensions sociales, culturelles et historiques des STIM qui ont entraîné cette sous-représentation des femmes, des LGBTQ, des Noirs et des Autochtones. »

« Ces dernières années, on a beaucoup parlé de diversité dans les disciplines des STIM, mais il ne suffit pas de se concentrer sur les chiffres et de recruter plus de femmes, ajoute-t-elle. Promouvoir la diversité requiert un questionnement critique des relations de pouvoir. En adoptant une approche axée sur les droits de la personne, nous mettons l’accent sur la culture, les pratiques et la recherche en STIM plutôt que sur les individus. La science et la technologie ne sont pas neutres : elles contribuent elles aussi à maintenir les inégalités sociales. »

Mettre en place le cadre des droits de la personne

Après que l’Organisation des Nations Unies a déclaré les objectifs de développement durable en 2015, l’UNESCO a renouvelé sa Recommandation concernant la science et les chercheurs scientifiques en 2017, insistant entre autres sur la science en tant que bien commun et la nécessité de l’enseignement scientifique en tant que droit de la personne. La déclaration demandait : l’accès à toutes les formes de STIM est-il (encore) limité ou ouvert à tous? Quels obstacles et mécanismes sociaux entravent encore l’accès aux STIM? Comment peut-on mettre en œuvre des approches axées sur le genre et la diversité pour favoriser une recherche scientifique et un enseignement des STIM inclusifs et non discriminatoires?

Pour aborder ces questions d’un œil critique et sous différents angles, Tanja Tajmel a coorganisé le symposium international sur les droits de la personne et l’égalité dans l’éducation en STIM en octobre 2018.

Avec Klaus Starl de l’European Training and Research Centre for Human Rights and Democracy et Susanne Spintig de la Professional School of Education à l’Université Humboldt de Berlin, la professeure a rassemblé des universitaires de renommée internationale des divers domaines de l’éducation en STIM, de la recherche pédagogique, des droits de la personne et des études sur le genre et la diversité.

Dans le cadre du symposium et en collaboration avec l’UNESCO, les participants et collaborateurs ont adopté une déclaration sur le droit humain à l’éducation en sciences et son application.

Le document expose les mesures à prendre pour que chaque membre de la société puisse profiter d’une éducation scientifique actualisée et de qualité. Il affirme surtout que l’éducation en STIM doit être accessible et acceptable pour les apprenants, et ce, tant dans son contenu et ses représentations que dans ses buts.

La première année de Tanja Tajmel à Concordia s’est avérée passionnante : l’Université a renommé la Faculté de génie et d’informatique « École de génie et d’informatique Gina-Cody », qui est ainsi devenue la première au Canada à porter le nom d’une femme. Concordia a par ailleurs désigné Anjali Agarwal comme première vice-doyenne à la diversité, à l’équité et à l’inclusion de l’établissement.

L’expertise de Tanja Tajmel sur les obstacles limitant la participation aux STIM sera mise à profit afin de créer un environnement d’apprentissage et d’enseignement nouvelle génération pour toute personne qui se passionne pour la science et les technologies.

 


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Centre Génie et société de Concordia.

 



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