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Principal Researcher(s): Bruno Jean, Mario Carrier

Assistant Researcher(s)Stève Dionne

Cap-à-l'Aigle est une petite municipalité pittoresque, un petit territoire en pente surplombant le fleuve Saint-Laurent, à quelques kilomètres à l'est de la petite ville de La Malbaie. La municipalité n'a jamais été très forestière ni très agricole, elle n'a jamais été industrielle. En contrepartie, le paysage confère à Cap-à-l'Aigle les caractéristiques d'un site panoramique ayant séduit depuis longtemps de nombreux estivants et de nombreux professionnels travaillant à La Malbaie et à Clermont.

Éphémérides


  • Début 17ième
    Champlain, au cours de l'un de ses voyages (lequel ?), nomme « cap à l'Aigle » un lieu qui s'est avéré depuis être l'actuel cap aux Oies (à l'ouest de Saint-Irénée). L'actuel cap à l'Aigle s'appelait à l'époque cap de la Malle-Baye.
     
  • 1653:  Concession de la seigneurie de La Malbaie à l'intérieur de laquelle se retrouve aujourd'hui Cap-à-l'Aigle.
     
  • 1667:  La négligence du seigneur dans l'entreprise de colonisation fait en sorte que la seigneurie est rattachée au Domaine du Roi.
     
  • 1672:  Jean-Talon concède de nouveau la seigneurie qui cette fois commencera à se développer.
     
  • 1762:  Après la Conquête, James Murray subdivise la seigneurie en deux et concède la partie dans laquelle se retrouve Cap-à-l'Aigle (de la rivière Malbaie à la rivière Noire, Saint-Siméon actuel) à l'un de ses officiers : Malcolm Fraser. Le manoir seigneurial se trouvait tout près de la pointe à Gaz, dans la partie ouest du village actuel (le gigantesque domaine seigneurial est désormais la propriété d'un millionnaire local, un dénommé Cabot).
     
  • 1816 La plus ancienne maison de Cap-à-l'Aigle à été construite autour de cette date (aujourd'hui propriété d'un dénommé Paul Desmeules).
     
  • 1855 Séparation de Saint-Étienne-de-Murray-Bay d'avec La Malbaie
     
  • 1872 Construction de la chapelle protestante anglicane de St. Peter on the Rock par la petite communauté de villégiateurs qui y séjournait régulièrement.
     
  • Début 20ième
    Walt Disney tourne certaines scènes du film « Big Red » à Cap-à-l'Aigle.
     
  • Importance de la fonction touristique. La majorité des touristes sont des anglophones de Montréal, de l'Ontario et des États-Unis, qui arrivaient par bateau (la compagnie Richelieu qui deviendra ensuite la Canadian Steamship's Lines) au quai de Cap-à-l'Aigle, et restait dans la région entre 6 à 8 semaines.
     
  • Une liaison maritime importante (marchandise, courrier, etc.) existait entre Rivière-Ouelle et Cap-à-l'Aigle (et Saint-Irénée, et La Malbaie).
     
  • 1914-15 Réfections importantes du quai déjà existant qui lui donnèrent son allure actuelle.
     
  • 1916 Séparation de Cap-à-l'Aigle d'avec Saint-Étienne-de-La-Malbaie (ou Saint-Étienne-de-Murray-Bay).
     
  • 1920 La municipalité achète un premier petit aqueduc privé.
     
  • 1920-35 Une entreprise exploitait la glace sur un petit lac de la municipalité. Cette glace était vendue dans la région mais aussi au C.N.R. pour être acheminée à Québec.
     
  • 1925 Le Ministère de la Voirie, pour le gravellage des routes, « ouvre » une carrière à Cap-àl'Aigle qui emploi une douzaine d'hommes quelques années.
     
  • 1937 Fondation de la Caisse populaire de Cap-à-l'Aigle.
     
  • 1940 Il y avait 33 cultivateurs à Cap-à-l'Aigle possédant des fermes d'environ 75 acres chacune, plusieurs possédaient des terres à bois à Rivière-Malbaie. L'achalandage touristique était important depuis longtemps et représentait un marché non négligeable pour leurs productions.
     
  • Il y avait trois hôtels à Cap-à-l'Aigle (i.e. huit chambres ou plus : Hôtel Mount Murray, hôtel Tremblay, hôtel de l'Aiglon), et beaucoup de maisons de pension (l'Auberge des Peupliers est de celles-là) ou de résidences en location.
     
  • 1942 Une nouvelle carrière est ouverte (pierre de taille, notamment pour l'hôpital de La Malbaie, le palais de justice de La Malbaie, etc). Elle engage 25 personnes. La pierre était chargée à partir d'un autre quai aujourd'hui disparu.
     
  • La seule autre entreprise manufacturière est en fait un atelier de portes et châssis employant une seule personne, le propriétaire.
     
  • Il y a deux bureaux de poste : Cap-à-l'Aigle au village et Mont-Murray dans la partie est.
     
  • Très peu de familles quittent la municipalité, mais les jeunes s'en vont presque tous, la navigation en attire plusieurs (Canadian Steamship's Lines, etc.).
     
  • Il y a 33 cultivateurs à Cap-à-l'Aigle possédant des fermes d'environ 75 acres chacune, plusieurs possédaient des terres à bois à Rivière-Malbaie. L'achalandage touristique était important depuis longtemps et représentait un marché non négligeable pour leurs productions.
     
  • Il y a aussi à Cap-à-l'Aigle environ 14 journaliers, 8 menuisiers-charpentiers, 7 commis, 4 employés de navigation, 3 hôteliers, 2 entrepreneurs, 2 propriétaires de taxis, quelques cuisiniers, peintres, assureurs, commerçants, etc.
     
  • Il y avait trois hôtels à Cap-à-l'Aigle (i.e. huit chambres ou plus : Hôtel Mount Murray, hôtel Tremblay, hôtel de l'Aiglon), et huit maisons de pension (l'Auberge des Peupliers est de celles-là), plus un certain nombre résidences en location. Une trentaine de famille y passe l'été en villégiature.
     
  • Le quai peut recevoir 3 goélettes à la fois mais n'est plus utilisé qu'occasionnellement pour la marchandise.
     
  • 1949 Les Aiglons vont à la messe à La Malbaie, mais l'incendie de cette église aura pour conséquence l'érection canonique de la paroisse de Saint-Raphaël-de-Cap-à-l'Aigle.
     
  • 1950 Avec le déclin des maisons de pension, apparition d'une nouvelle infrastructure touristique : les cabines.
     
  • 1951-52 Construction de l'actuelle église de Cap-à-l'Aigle.
     
  • 1953 Construction d'un manoir par un banquier, manoir qui deviendra quelques années plus tard la prestigieuse auberge La Pinsonnière.
     
  • 1959-60 Agrandissement de l'aqueduc municipal et des égouts (partie ouest de la municipalité).
     
  • Construction d'un couvent (Soeurs de Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours de Québec) au centre du village et centralisation de l'enseignement (fermeture des 4 écoles de rang).
     
  • La compagnie Irving implantait à proximité du quai de Cap-à-l'Aigle des réservoirs pour l'essence et l'huile à chauffage, et y opérait la distribution pour le secteur.
     
  • 1965 Il n'y a plus d'enseignement de niveau primaire à Cap-à-l'Aigle, les élèves vont à La Malbaie.
     
  • Disparition de la liaison maritime de la Canadian Steamship's Lines.
     
  • 1969 Construction du boulevard du Cap (138) afin de diminuer la circulation sur la vieille route.
     
  • 1973 L'aqueduc et les égouts municipaux sont complétés vers l'est de la municipalité.
     
  • 1974 L'ancien couvent est acheté par la municipalité et converti en centre communautaire municipal. La Caisse populaire y aménage.
     
  • 1977 Il y avait 5 cultivateurs à Cap-à-l'Aigle, quelques-uns l'étaient à temps partiel. Il subsiste 2 pêches.
     
  • 1980 Le centre communautaire est baptisé par la municipalité : Place l'Aiglon.
     
  • 1988 Ouverture de la rue de la Falaise pour un développement domiciliaire.
     
  • Il n'y avait plus que 2 agriculteurs à Cap-à-l'Aigle.
     
  • 1997 La petit scierie en opération depuis 1969 au moins, et qui employait ces dernières années 3 personnes, n'existe plus. Une petite entreprise de céramique a tenté de s'y développer (1 emploi) mais elle est fermée maintenant.
     
  • Il y a à Cap-à-l'Aigle 2 auberges luxueuses (Aub. des Peupliers, La Pinsonnière), 2 auberges intermédiaires plus petites (Aub. Fleurs de Lune, Petite Plaisance), 1 plus modeste (Aub. La Mansarde) ainsi que 2 motels-cabines (Domaine Frais-Air, Chalets Bellevue).
     
  • Il y a à Cap-à-l'Aigle 8 gîtes et B&B.

Documents


These documents summarize the work completed and insights gained from updating Economic Capacity Profiles for the New Rural Economy2 (NRE2) sites. The initial set of Profiles was based on the 1996 Census and 2001 NRE site profiles data. The updated Profiles are based on 2001 Census data and 2003 NRE site profiles data.


Cartes de la région


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