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« Nous devons cultiver dès maintenant de nouvelles générations de jeunes femmes leaders »

Dix futures entrepreneures de Concordia en quête d’inspiration et d’idées à C2 Montréal
26 juin 2019
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La délégation étudiante a profité d’un accès privilégié à l’événement d’affaires d’avant-garde, auquel ont été invités des conférenciers de renom, dont Spike Lee, will.i.am et Sophie Grégoire Trudeau.

Chaque année en mai, des milliers de participantes et participants de plus de 50 pays du monde entier se rassemblent à la conférence Commerce + Créativité C2 Montréal. Lors de la plus récente présentation, on a pu apercevoir, aux côtés de conférenciers de renom, comme Spike Lee et will.i.am, 10 inspirantes entrepreneures de Concordia.

En effet, l’École de gestion John-Molson (JMSB) s’est associée à C2 Montréal et à URBANA Marketing pour donner à dix femmes un accès complet et exclusif à l’événement d’affaires d’avant-garde.

L’initiative Femmes en entrepreneuriat est le produit de l’imagination d’Ana Marinescu (MBA 2009), chargée d’enseignement à la JMSB et présidente d’URBANA. Les étudiantes sélectionnées ont cocréé du contenu numérique afin de rendre compte de leur expérience à C2.

« À leur âge, j’aurais adoré avoir accès à ce genre d’entourage et de mentorat », avoue Anne‑Marie Croteau, doyenne de la JMSB.

« Ce fut un plaisir et un honneur de rencontrer ces jeunes femmes remplies d’espoir et prêtes à se dépasser. »

Faire place aux femmes en entrepreneuriat est une des grandes priorités de C2. D’ailleurs, l’événement mettait en vedette cette année une impressionnante brochette de conférencières de renom, dont Alicia Tillman, directrice générale du marketing à SAP; Martine Rothblatt, présidente et chef de la direction de United Therapeutics; et Bozoma Saint John, directrice générale du marketing chez William Morris Endeavor.

« Ici, les femmes leaders sont très bien représentées. Plus la diversité des voix à la table sera grande, plus nous trouverons de solutions », affirme Julia Cyboran, vice-présidente – Marketing et audience, à C2.

« Cette responsabilité nous revient à toutes. Nous devons cultiver dès maintenant de nouvelles générations de jeunes femmes leaders et, en ce sens, prendre les décisions d’embauche qui s’imposent, puis nous assurer que ces voix sont entendues. »

Conférencière invitée à l’événement, Sophie Grégoire Trudeau a repris avec force ce message.

« Ce pays pourrait être un chef de file et un exemple pour le monde. Nous devrons faire front uni, montrer ce dont nous sommes capables et militer fièrement pour une plus vaste inclusion », a-t-elle déclaré dans son allocution.

« Nous ne pouvons plus déformer la vérité – nous pouvons seulement lui faire face. Dans le monde trépidant d’aujourd’hui, les capacités d’introspection et de perspective sont de véritables dons. Nous nous devons de pousser plus loin ce que nous avons entrepris. »

L’initiative Femmes en entrepreneuriat s’ajoute à une gamme d’autres projets novateurs axés sur l’entrepreneuriat à Concordia, dont le Centre d’innovation District 3.

« Cette initiative locale regroupe de jeunes, brillantes et ambitieuses femmes d’affaires engagées qui souhaitent témoigner de moments inspirants de leur parcours », explique Jane Somerville, directrice des programmes à District 3.

« C’est exactement le type d’activité qui a le potentiel d’entraîner un véritable changement en matière d’autonomie économique des femmes à l’échelle individuelle. »

Les dix déléguées ont rédigé un blogue sur leur expérience à C2 et réalisé des vidéos sur les moments forts qu’elles y ont vécus.

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Le leadership ne repose pas sur l’individu, mais sur le collectif. On doit sentir qu’il y a un motif à tout ce que l’on fait.

Nadeen Rayan

Études en traduction
Faculté des arts et des sciences

Comme le mentionne le fondateur du Cirque du Soleil Guy Laliberté, « les leaders sont disciplinés et honnêtes, ont confiance en eux et font preuve d’initiative ». Ce qui m’a fasciné le plus dans la suite de son propos, c’est qu’il refuse de définir sa réussite en tant que leader – il dit simplement faire ce qui doit être fait. Quand j’ai entendu ça la première fois, j’ai réalisé que pour avoir un impact dans sa propre industrie, on doit fournir des résultats et donner l’exemple.

L’expédition électrON – propulsée par Hydro-Québec – est certainement une des missions les plus extraordinaires qu’il m’a été donné de découvrir. L’ultra-marathonienne Caroline Côté a donné l’exemple en relevant le défi de parcourir 2 000 kilomètres à la découverte de l’immense réseau hydroélectrique du Québec, et ce, en moins de 80 jours.

La voir s’investir ainsi dans cette aventure m’a beaucoup inspirée et m’a donné le courage de poursuivre les aspirations dans lesquelles je crois et que je souhaite donner en exemple à autrui. Par conséquent, le leadership ne repose pas sur l’individu, mais sur le collectif. On doit sentir qu’il y a un motif à tout ce que l’on fait. »

Funmi Ajike

Marketing
École de gestion John-Molson

Faire partie de l’initiative Femmes en entrepreneuriat a été pour moi une expérience unique et inoubliable. Non seulement j’y ai eu accès à un monde de créatrices et de créateurs qui font les choses différemment, mais aussi à des entrepreneures à l’avant-garde de leur domaine.

Parmi les innombrables femmes qui, soit bâtissent leur propre entreprise, soit adoptent une approche entrepreneuriale dans leur domaine de travail respectif, nous avons pu nous asseoir et discuter avec des personnalités telles que Sophie Grégoire Trudeau, Sophie Boulanger et Anne‑Marie Croteau.

À mon avis, le point culminant de cet événement – mises à part les femmes extraordinaires que nous avons eu la chance de rencontrer – demeure certainement le privilège de vivre l’expérience C2 aux côtés de mes collègues déléguées. Ce fut à la fois stimulant et rafraîchissant de faire partie d’un groupe de jeunes femmes habitées d’un même esprit, ayant en commun les mêmes aspirations, les mêmes rêves.

C’est formidable de voir des gens qui s’efforcent de trouver des moyens d’utiliser la technologie pour contribuer à créer des lieux plus sûrs et égalitaires.

Seynabou Ndiaye

Mathématiques et statistique
Faculté des arts et des sciences
Applications informatiques
École de génie et d’informatique Gina-Cody

J’ai été agréablement surprise de constater que, dans tous les ateliers de sciences et de technologies, les thèmes de la durabilité et de l’impact social figuraient au cœur des préoccupations des organisateurs. J’ai appris comment les chaînes de blocs peuvent servir à faciliter le versement de dons aux pays en voie de développement en plus d’aider les ONG à mieux gérer l’argent recueilli, ainsi qu’à évaluer ses retombées.

Des représentants de RBC ont discuté des façons de financer des projets de technologie dont le but est de préserver la qualité de l’eau. J’ai assisté à la présentation de Deloitte sur l’expérimentation sociale. On y a expliqué comment cette approche peut mener à des solutions visant à réduire les écarts de revenus croissants entre les riches et les pauvres, ainsi que l’iniquité en ce qui a trait à l’éducation des personnes marginalisées.

C’est formidable de voir des gens qui s’efforcent de trouver des moyens d’utiliser la technologie pour contribuer à créer des lieux plus sûrs et égalitaires sur cette planète. En tant que personne formée à la technologie, je crois qu’il est de notre devoir à nous – ingénieurs, programmeurs et scientifiques – de s’assurer que nos réalisations n’augmenteront pas les inégalités ou ne brimeront pas la vie privée et la liberté des citoyens.

Maria Stawnichy

Chimie et biochimie
Faculté des arts et des sciences

J’ai participé à un atelier qui portait sur les femmes dans le secteur des technologies. Le but de l’exercice – hautement interactif – consistait à déterminer les moments décisifs, dans la vie de jeunes filles et de jeunes femmes, qui ont fait en sorte de les convaincre ou de les dissuader de faire carrière en STIM. Nous nous sommes également interrogées sur les façons de rendre le domaine plus inclusif.

Nous avons par ailleurs discuté de l’importance de soutenir les filles dès le plus jeune âge. À titre d’exemple, parfois, les filles accusent déjà un retard sur le plan des compétences en STIM au moment d’entrer à l’école primaire. Nous avons jugé qu’il est essentiel de s’assurer que chaque enfant, sans égard au sexe, a accès à une variété de jouets qui stimulent le développement d’un large éventail de capacités.

Nous avons en outre parlé de l’importance de proposer aux jeunes filles des modèles diversifiés, non seulement pour leur montrer qu’elles sont capables de mener la carrière de leur choix, mais aussi pour inciter les jeunes garçons à respecter les femmes dans tous les aspects de la vie. Une femme qui travaillait pour GE a parlé du programme Women in Tech (« femmes en technologies ») mis sur pied par l’entreprise. Cette initiative permet aux dirigeantes de GE de rencontrer des élèves de la fin du primaire dans le cadre de visites en classe et d’excursions scolaires.

On doit proposer aux consommateurs soucieux de l’environnement plus de produits durables et écologiques, qui donnent priorité à la survie de la planète.

Phoebe Chang

Chimie et biochimie
Faculté des arts et des sciences

J’ai eu le privilège de participer à une classe de maître intitulée Adopting a Circular Mindset (« adopter une mentalité circulaire »). J’ai été étonnée d’apprendre qu’IKEA entend transformer totalement son entreprise d’ici 2030 par l’adoption d’un modèle entièrement circulaire. Selon le consumérisme classique, la matière première est transformée en un produit. Celui-ci est acheté par un consommateur qui le jettera une fois qu’il aura rempli son usage. Le produit aboutit la plupart du temps dans un site d’enfouissement.

En lieu et place, l’économie circulaire propose quatre boucles : réutiliser le produit; remettre le produit à neuf, reconditionner le produit ou en recycler les matériaux qui ne sont plus utilisables.

Comme environnementaliste, je ne peux qu’espérer qu’IKEA, à titre de grande marque internationale, arrive à convaincre le consommateur moyen que l’adoption d’une économie circulaire est la seule voie possible. Au lieu de produits mal conçus et générateurs de déchets, on doit proposer aux consommateurs soucieux de l’environnement plus de produits durables et écologiques, qui donnent priorité à la survie de la planète.

Paula Rueda

Innovation, technologie et société
École de génie et d’informatique Gina-Cody

Ma séance favorite s’intitulait Are Climate Solutions Creative Solutions? (« les solutions aux changements climatiques sont-elles des solutions créatives? »).

J’en suis venue à changer complètement ma façon de comprendre et de percevoir la production du café. Mon point de vue au départ était plutôt consumériste. Puis, j’ai commencé à voir les choses sous un nouveau jour – où il devient possible de tisser des liens, de susciter l’espoir et d’entretenir un meilleur rapport au monde. Alors que la conférencière Rena Effendi nous montrait de magnifiques photos de ses visites de plantations de café en Colombie, au Zimbabwe et en Éthiopie, j’ai été véritablement émue par la résilience de ces êtres humains, ainsi que par l’espoir, l’amour et la contribution qu’ils apportent à leur culture du café.

C’est l’histoire de Fernando, un producteur de café colombien, qui m’a le plus touchée. En tant que compatriote, je l’ai accompagné dans sa douleur, sa joie et son espoir d’un meilleur lendemain. Les Colombiens comme Fernando sont ceux qui ont subi le plus de perte, de difficulté et de souffrance en raison du conflit avec les FARC (Forces armées révolutionnaires de la Colombie). Dans ce tumulte de confusion et de frustration, luttant avec résilience pour sa survie, Fernando a trouvé refuge dans la production du café.

Pour Fernando, le café n’est pas une boisson nécessaire pour avoir plus d’entrain le matin ni un produit dont il a besoin dans son garde-manger. Le café, c’est sa raison de vivre – un patrimoine qu’il peut cultiver pour s’assurer – à lui-même et à sa famille – de meilleurs lendemains.

Les membres du Blue Man Group sont des experts de la connexion humaine.

Berothie Cazeau

Gestion des ressources humaines
École de gestion John-Molson

Parmi les activités auxquelles j’ai participé, une en particulier a suscité beaucoup de plaisir et de collaboration. Il s’agit d’un atelier de prise de conscience de soi, animé par le Blue Man Group, une troupe d’artistes de la scène. Le principe consistait à voir le monde à travers la démarche créative du groupe, afin de surmonter les limites que l’on s’impose soi-même.

Dès le départ, les artistes du Blue Man Group ont fait asseoir certaines personnes à des tables différentes de celles qu’elles avaient choisies à leur arrivée. Ne connaissant plus personne à ma table, je me suis retrouvée en territoire inconnu. Toutefois, compte tenu des nombreuses conversations stimulantes générées par ces nouvelles rencontres, j’ai dû m’avouer à la fin de la séance que cette permutation s’était révélée bénéfique.

Nous avons travaillé en groupe pour répondre à une question choisie par l’ensemble de l’équipe. La nôtre était la suivante : « Comment garder sa confiance en soi en toute circonstance? » À la suite de nos discussions, et à la lumière des commentaires du conférencier, nous avons réalisé que même si l’on n’excelle pas dans tous les domaines, le fait de connaître ses points forts et ses points faibles constitue un grand avantage. Savoir dans quoi l’on est bon – ou l’inverse – permet de s’approprier une situation ou, au contraire, de se retirer et de déléguer quand cela s’y prête.

Kelly McManus

Comptabilité
École de gestion John-Molson

Les membres du Blue Man Group sont des experts de la connexion humaine. Je me suis inscrite à cet atelier sans savoir trop à quoi m’attendre. Lors d’une activité sur les archétypes, il m’est apparu clair qu’une simple prise de conscience demeure le meilleur moyen d’entrer en relation avec une personne. Savoir, c’est pouvoir. N’est-ce pas? Plus on en sait, plus on a une prise de conscience de la situation et plus il est possible d’établir une connexion véritable – c’est tout à fait logique.

Chacun apporte son propre point de vue sur une situation au moyen des six archétypes : le héros; le scientifique; le participant; l’innocent, l’illusionniste et le shaman. On a déterminé que j’étais une participante : organisée; aidante et collaborative. C’est intéressant de voir comment différentes personnes – présentant différents archétypes – réagissent lorsqu’elles travaillent en équipe. Plutôt que de se concentrer sur la tâche à accomplir, cette activité nous permet d’obtenir une vue à vol d’oiseau de ce qui se passe dans notre équipe et nous amène à comprendre comment chaque membre travaille et entre en relation avec l’autre.

J’ai appris que nous devons déposer notre téléphone et cesser de travailler, ne serait-ce qu’une seconde, pour simplement regarder autour de nous. Être présents et conscients de notre environnement nous aide à mieux entrer en relation avec autrui – et qui sait à quoi cela peut mener?

 

Renseignez-vous à propos de l’École de gestion John-Molson.



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