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Un chercheur de l’Université Concordia collabore avec la ville de Magog pour mieux comprendre les perturbations environnementales liées aux changements climatiques

Ali Nazemi et son équipe veulent élaborer des stratégies locales de gestion des changements observés dans les conditions environnementales
6 mai 2019
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Photo: Louis-Etienne Foy, Unsplash

Au début de juillet 2018, le Québec a été frappé par une vague de chaleur mortelle qui a coûté la vie à plus de 90 personnes. À peine quelques mois plus tard, le 22 novembre, la température a chuté jusqu’à -16,3 °C à Montréal, soit la température la plus froide jamais enregistrée pour cette date.

Ce printemps, plusieurs régions du Québec, de l’Ontario et des Maritimes ont été touchées par de fortes inondations qui ont endommagé les infrastructures et contraint des milliers de personnes à quitter leur domicile. Les variations de températures extrêmes provoquées par les changements climatiques sont devenues la nouvelle normalité au Québec, au Canada et à l’échelle planétaire.

Ali Nazemi est professeur adjoint au Département de génie du bâtiment, civil et environnemental de l’Université Concordia. Lui et son équipe ont lancé une nouvelle initiative de recherche, la première en son genre au Québec, pour tenter de trouver le nœud du problème. Cette recherche analysera les microdonnées environnementales provenant de deux stations météorologiques à la fine pointe de la technologie qui ont été mises au point par le professeur Nazemi et son équipe et installées à Magog, en plein cœur des Cantons-de-l’Est.

Ils espèrent ainsi mieux comprendre les variations météorologiques et environnementales ainsi que leur mode de formation et leurs effets sur les ressources naturelles et socioéconomiques. Ces données joueront un rôle clé dans l’adoption de stratégies de gestion efficaces qui permettront d’atténuer les retombées des catastrophes liées au climat.

 « Nous utilisons des outils de mesure et des techniques de modélisation évolués pour quantifier les échanges d’énergie et d’eau entre les plans d’eau, les terres environnantes et l’atmosphère. Ceci nous permet de mieux comprendre les interactions environnementales à l’échelle locale, et la manière dont elles sont touchées par les changements climatiques, » explique Ali Nazemi.

Selon lui, « les données et les modèles issus de cette étude offriront une perspective nouvelle sur la synergie complexe entre les éléments environnementaux et les conditions climatiques changeantes. Nous pourrons ensuite utiliser les résultats obtenus pour créer de nouveaux outils prédictifs qui faciliteront la gestion des ressources naturelles et des infrastructures publiques. »

Cette étude est financée conjointement par la Fondation canadienne pour l’innovation, le gouvernement du Québec, le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada et Concordia. La ville de Magog et l’Association du Marais-de-la-Rivière-aux-Cerises (LAMRAC) sont également de proches collaborateurs.

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Solutions locales à un phénomène mondial

Les sites choisis pour mener cette recherche révolutionnaire conviennent parfaitement à ce type de projet.

La première station météorologique d’Ali Nazemi est installée sur une jetée à Magog, à l’extrême nord du lac Memphrémagog, un plan d’eau international important qui alimente en eau potable environ 200 000 personnes dans le sud du Québec. Le lac joue également un rôle clé dans la production d’énergie hydroélectrique et dans le contrôle des crues pour les territoires situés de part et d’autre de la frontière du Québec et du Vermont.

La deuxième station est installée dans le marais de la rivière aux Cerises avoisinant. Deux siècles de réglementation sur l’utilisation de l’eau et de gestion des barrages en ont fait un habitat unique qui se distingue par sa végétation et un système de drainage diversifiés.

Selon le professeur Nazemi, l’appui de la population locale a été un facteur décisif dans le démarrage du projet de recherche.

« Le soutien apporté par la ville de Magog et LAMRAC a joué un rôle déterminant dans l’identification de sites appropriés pour l’installation des instruments. »

Vicki-May Hamm, la mairesse de Magog, se montre ravie que la ville ait été choisie comme site pour ce projet de recherche sans précédent.

« Il s’agit d’une occasion incroyable pour la ville de Magog, qui s’efforce de participer plus étroitement aux efforts de protection de l’environnement dans la région. Heureusement pour nous, le marais de la rivière aux Cerises est un habitat unique et vital pour une grande diversité de plantes et d’animaux, et joue un rôle important dans le drainage du territoire. Grâce à cette recherche, nous serons mieux équipés pour faire face aux dangers qui menacent cette biodiversité ainsi qu’aux catastrophes liées aux changements climatiques », explique-t-elle.

Ali Nazemi espère que ce projet permettra d’offrir à la ville de Magog des solutions locales liées à la gestion de l’eau et des terres ainsi que la possibilité d’être mieux préparée à affronter les conditions climatiques extrêmes, qui sont de plus en plus fréquentes dans la région.

Les résultats de cette recherche aideront également à mettre en lumière le rôle crucial que jouent le lac Memphrémagog et le marais de la rivière aux Cerises dans la protection de l’intégrité environnementale de la région et de ses activités socioéconomiques.

« J’espère que notre partenariat deviendra un modèle à l’échelle du Québec, du Canada et du monde et qu’il inspirera d’autres collaborations analogues entre les acteurs du milieu scientifique et communautaire dans notre lutte collective contre les changements climatiques », soutient le professeur Nazemi.

Contact

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