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Le téléphone intelligent au service de la mobilité urbaine

Les applis du chercheur de Concordia Zachary Patterson facilitent l’usage du transport collectif
« Cette étude montre le soutien que peuvent apporter les collaborations internationales aux pays en développement, les aidant à tirer parti des bonds technologiques pour planifier l’évolution de leurs réseaux de transport » « Cette étude montre le soutien que peuvent apporter les collaborations internationales aux pays en développement, les aidant à tirer parti des bonds technologiques pour planifier l’évolution de leurs réseaux de transport »

Montréal, le 26 janvier 2016 Le bus tarde et vous désespérez de le voir arriver? Une panne de courant paralyse soudainement le métro? Consolez-vous, les ratés du transport en commun tourmentent les navetteurs du monde entier.  

Or, une nouvelle étude de l’Université Concordia recourt à la technologie mobile pour dresser une carte des trajets offerts, en calculer la durée et alléger certains des problèmes de transport les plus exaspérants.

Se déplacer dans les pays en développement

Si les soucis de transport semblent pénibles dans les centres urbains occidentaux, ils peuvent être encore plus aigus dans les pays en voie de développement. C’est dans ce contexte que Zachary Patterson (professeur agrégé au Département de géographie, d’urbanisme et d’environnement) s’est vu appelé à aider l’un de ses anciens étudiants travaillant aujourd’hui pour l’Agence française de développement (AFD) à établir la carte du réseau de transport en commun de la capitale du Ghana, Accra.

Le chercheur espère que les résultats de son expérience en Afrique sauront susciter l’intérêt des municipalités occidentales.

« Les villes des pays en développement font face à un défi commun lorsqu’elles tentent d’améliorer leur système de transport : le manque d’information exacte sur le réseau existant », explique le professeur Patterson, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les liens entre le transport et l’utilisation des terres pour la durabilité régionale.

« La collecte de données étant un processus complexe et coûteux, les autorités n’ont pas les ressources nécessaires pour analyser leur réseau en profondeur, poursuit-il. C’est pourquoi l’utilisation d’une technologie mobile bon marché et à portée de la main s’avère très pratique. »

Gros plan sur les trotros

La pierre angulaire du système de transport d’Accra est une armada de petits autobus publics appelés trotros. Afin de mieux structurer ce réseau, l’assemblée municipale de la capitale collabore depuis un certain nombre d’années avec l’AFD. Les premières étapes de ce processus ont consisté à définir et à régulariser les trajets. Cependant, le nombre de lignes concrètement en service ainsi que leur itinéraire réel demeuraient inconnus.

C’est à ce stade qu’est intervenu le professeur Patterson, autrefois planificateur en transports pour l’Agence métropolitaine de transport de Montréal. Le ministère des Transports d’Accra et l’Agence française de développement ont ainsi amorcé une étude des parcours des trotros au moyen de téléphones intelligents équipés d’un GPS. Avec un budget très limité, ils ont pu rapidement établir une carte du réseau de transport de la ville.

Les cartographes ont utilisé deux applications mobiles : DataMobile, conçue à l’origine par Zachary Patterson à Concordia pour brosser le portrait des habitudes de déplacement à Montréal, et Tap Log. À bord des trotros, ils ont ainsi enregistré les points GPS et répertorié les arrêts durant les trajets. Les données ont ensuite été traitées et analysées à Montréal par l’équipe de recherche du professeur Patterson.

Itinéraires fantômes

Les résultats ont surpris tant M. Patterson que les planificateurs urbains d’Accra. Ceux-ci ont en effet découvert que le réseau de transport comptait énormément d’« itinéraires fantômes » − des trajets dont des chauffeurs se disaient responsables, mais qu’ils n’empruntaient pas.

« Les chauffeurs inscrivaient préalablement des parcours dont ils prévoyaient la rentabilité future afin d’en avoir le monopole, explique le professeur Patterson. En effet, l’inscription d’un trajet donne le droit exclusif de l’exploiter, de sorte qu’il ne peut être réclamé par personne d’autre à l’avenir. »

La découverte de ces itinéraires fantômes a donné au ministère du Transport une meilleure idée de l’étendue réelle du réseau des trotros. Ainsi, des 580 trajets déclarés à l’origine, seuls 315 se révèlent actifs.

Pendant ce temps en occident

Le projet AccraMobile a récemment été présenté à la 95e assemblée annuelle de la Transportation Research Board, aux États-Unis.

« Cette étude montre le soutien que peuvent apporter les collaborations internationales aux pays en développement, les aidant à tirer parti des bonds technologiques pour planifier l’évolution de leurs réseaux de transport », conclut le professeur Patterson. 

Source

Cléa Desjardins
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