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Article de blog

Un nouveau projet de Concordia rassemble des connaissances environnementales pour les intervenants du monde entier

L’Écosystème de la durabilité est géré par des membres du Centre des dirigeants John-Molson
16 septembre 2020
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JMEC_windpower

Offrir un enseignement structuré en matière de durabilité représente tout un défi, car dans ce domaine, les choses changent extrêmement vite. Selon Maria Maisuradze (B. Comm 2009), chef de projet de l’Écosystème de la durabilité, dans le temps qu’il faut pour élaborer les cursus et former les professeurs, les processus, les meilleures pratiques et la technologie au programme ont déjà perdu leur pertinence. Il s’agit là d’un des nombreux problèmes que son nouveau projet vise à résoudre.

Logé au Centre des dirigeants John-Molson, l’Écosystème de la durabilité s’adresse à la communauté élargie, tant à Montréal qu’ailleurs.

Une mission durable

L’Écosystème de la durabilité a officiellement été lancé en mai 2020. Il a depuis tenu deux cycles de laboratoires d’apprentissage donnés par des experts et des praticiens, dans le cadre desquels les participantes et participants ont travaillé en groupe sur des études de cas. Initialement prévu comme activité en personne d’un jour, le programme s’est adapté pour prendre la forme de trois séances en ligne de deux heures qui ont permis aux participants de passer du niveau 1 – sensibilisation – au niveau 3 – spécialisé.

Les laboratoires d’apprentissage sont conçus pour approfondir la compréhension des questions en rapide évolution touchant l’environnement, la société et la gouvernance (ESG), et aider à catalyser l’adoption de pratiques durables pour les entreprises, les détenteurs d’actifs et les investisseurs. L’écosystème organise également le Forum d’échanges éducatifs, rencontre mensuelle où professeurs et étudiants du monde entier peuvent partager idées et renseignements, et créer des occasions de collaboration.

Enfin, l’écosystème fournit un espace tangible de rassemblement dans lequel les participantes et participants trouvent de l’information objective et exhaustive sur chaque aspect de la durabilité. Guidé par les 17 objectifs de développement durable des Nations Unies, l’écosystème a été conçu comme un carrefour pour les gens du monde entier qui souhaitent optimiser leurs pratiques durables en approfondissant leur compréhension du sujet.

Un lieu de rassemblement

L’Écosystème de la durabilité table sur l’intelligence collective pour rassembler les connaissances et les fournir aux divers intervenants, y compris les étudiants, les établissements d’enseignement, les professionnels de l’industrie, les gestionnaires d’actifs et les organismes de réglementation, entre autres. L’objectif est de combler le fossé en matière de connaissances, d’initiatives et de groupes de travail afin de créer des synergies et de progresser plus rapidement.

« Notre vision consiste à mettre à contribution une approche multi-intervenants et multidisciplinaire en vue d’éliminer les silos et de catalyser l’innovation et le changement de

systèmes, explique Maria Maisuradze. C’est la seule façon d’augmenter nos chances de résoudre les problèmes pernicieux auxquels fait face notre société. »

Une approche différente de l’action durable

Bien qu’il existe plusieurs initiatives axées sur la durabilité à Montréal, l’Écosystème de la durabilité est unique. « Nous ne le considérons pas comme une initiative, mais comme un agrégateur. L’écosystème réunit en un seul endroit toutes les meilleures facettes de la formation en durabilité », souligne Stephen Kibsey (MBA 1991), cochef du projet. L’un des objectifs principaux de l’écosystème est de combler un besoin clair en matière d’éducation et de collaboration en durabilité, en particulier à Montréal, mais aussi dans le monde entier.

L’un des besoins cernés était le manque de formation pratique quant aux questions de durabilité. La quantité croissante de travaux et de contenu créés sur le sujet n’aident pas à discerner l’information pertinente et de qualité. Selon Maria Maisuradze, la plupart des webinaires et des tables rondes offerts aujourd’hui n’abordent que les fondements et ne donnent pas de connaissances utilisables que les gens peuvent appliquer au sein de leur organisation. « Nous avons dépassé le stade ESG 101 », affirme Amr Addas, administrateur du projet de l’écosystème et professeur associé de finance à l’École de gestion John-Molson de Concordia. « Nous devons aller plus loin. Nous devons informer les gens des outils qu’ils peuvent utiliser afin d’approfondir réellement leurs pratiques durables. »

L’écosystème fournit justement ces outils au moyen des nombreux sujets déjà explorés ou planifiés pour les prochains mois. L’agrégateur collabore avec des organisations comme Ceres, Gestion d’actifs Manuvie, l’Institut des analystes financiers agréés, CDP et SHARE, entre autres, pour organiser les prochains laboratoires d’enseignement. Ceux-ci porteront sur l’analyse des scénarios climatiques, la comptabilité des gaz à effet de serre et l’établissement de rapports, ainsi que l’engagement des intervenants.

L’écosystème est en constante évolution. L’équipe analyse les besoins actuels concernant les connaissances en durabilité et change ses programmes au fil du temps afin de répondre aux besoins de la communauté. De façon générale, la patience et la souplesse sont essentielles pour que l’écosystème atteigne ses objectifs. Comme le dit Stephen Kibsey : « Souvent, le changement vient très lentement, mais la clé est de ne jamais abandonner. »

L’élément humain

« S’ouvrir à la durabilité et l’appuyer est la chose la plus humaine qu’une personne du milieu des affaires ou de l’enseignement puisse faire au 21e siècle », ajoute M. Kibsey.

Guidé par les principes d’ESG, l’écosystème a pour objectif de bâtir une société résiliente et prospère sans sacrifier les générations futures. Pour Stephen Kibsey, la seule façon d’affronter ces enjeux complexes est par la collaboration – élément le plus humain qui soit.

> Apprenez-en plus sur le Centre des dirigeants John-Molson et l’Écosystème de la durabilité.

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