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Article de blog

La clé du coaching professionnel réside dans l’intelligence émotionnelle

La perception et la compréhension qu’ont les coachs de l’intelligence émotionnelle influencent directement leur façon de s’en servir dans les séances de coaching professionnel. Si la maîtrise de l’intelligence émotionnelle sur les plans tant professionnel que personnel constitue une compétence essentielle pour les coachs, elle n’en demeure pas moins une importante habileté à acquérir par tout un chacun.

two black human profiles

Qu’est-ce que l’intelligence émotionnelle? Il s’agit de la capacité d’exprimer et de gérer sainement ses émotions, d’être conscient de soi tout en restant sensible à son entourage et de parvenir à contrôler son impulsivité de sorte à inhiber la réaction émotionnelle immédiate pour plutôt formuler une réponse plus mature.

En novembre dernier, lors d’un déjeuner-causerie sur le coaching professionnel organisé par le chapitre québécois de l’ICF (International Coach Federation; « fédération internationale des coachs ») en collaboration avec le Centre des dirigeants John-Molson, Dave Carey, ACC (Associate Certified Coach; « coach associé certifié »), a présenté un exposé et animé une discussion visant à définir et à expliquer l’intelligence émotionnelle. « Il n’est pas question ici de se couper de toute émotion », a-t-il affirmé à l’occasion de cette activité mensuelle. « Au contraire, il s’agit de ressentir profondément, mais d’apprendre à exprimer ce que l’on éprouve d’une manière appropriée et constructive. »

Lorsqu’on s’engage dans une relation, le défi inhérent à celle-ci réside dans la compréhension de l’autre. Toutefois, la capacité à accepter autrui dépend principalement de la capacité à s’accepter soi-même.

Plusieurs modèles permettent de décrire la notion d’intelligence émotionnelle. Celui que préconise M. Carey comporte cinq volets, précisés ci-après.

Perception de soi

Ce volet englobe l’estime de soi, la réalisation de soi et la conscience de soi – le tout dans une optique positive. Soulevant des questions comme « Quelle perception ai-je de moi? » ou « Qu’est-ce que je comprends à mon sujet? », il porte sur la compréhension des espoirs et des aspirations qui nous animent – autrement dit, il s’agit de cerner ce que nous voulons. Pour le coach, l’interrogation se formule comme suit : « Comment aider mes clients à réaliser leurs aspirations? » Dans la foulée, les questions suivantes surgissent : peu importe que vous soyez accompagnateur, leader ou autre, qu’est-ce qui vous rend unique? Peu importe ce que vous faites, quel élément vous distingue d’autrui? Dans les deux cas, la réponse est on ne peut plus simple : vous-même.

« Lorsqu’on s’engage dans une relation, le défi inhérent à celle-ci réside dans la compréhension de l’autre, soutient Dave Carey. Toutefois, la capacité à accepter autrui dépend principalement de la capacité à s’accepter soi-même. » La perception de soi influe donc considérablement sur la réussite.

L’empathie n’a rien de mièvre. À preuve, elle peut générer un bénéfice net. Si vous vous montrez empathique et que le taux d’absentéisme diminue dans votre entreprise, vous empochez de l’argent.

Extériorisation

En général, comment exprimez-vous vos sentiments? « Nous ressentons tous profondément nos émotions, mais nous les manifestons de diverses façons », souligne M. Carey. Le coach ne peut pas s’épancher sans réserve : si les propos d’un client provoquent chez lui une vive réaction émotionnelle, il ne peut montrer ouvertement sa surprise ou quelque émotion susceptible d’être perçue comme une critique. Dans le contexte de l’intelligence émotionnelle, l’essor de l’extériorisation est lié à l’appréhension et à la remise en question de ses propres déclencheurs émotionnels.

En outre, l’extériorisation repose sur l’autonomie et l’affirmation de soi. Ce sont les croyances et principes auxquels adhère un individu qui le rendent à nul autre pareil. « Nous avons ainsi l’occasion de nous assurer que nous contribuons nous-mêmes à l’évolution de nos relations, que leur transformation ne résulte pas d’une série de règles ou de notions acquises », indique Dave Carey. L’expert emploie d’ailleurs l’expression « autonomie respectueuse ». Autrement dit, il ne s’agit pas d’envoyer paître la hiérarchie ou de faire fi des politiques et formations, mais plutôt d’avoir des idées et des pensées bien à soi – et sa propre lecture des règles.

Intelligence interpersonnelle

L’établissement de relations est un processus d’une extrême importance, et ce, d’autant plus dans un contexte de coaching professionnel. L’empathie forme l’un des éléments clés de la création de liens. Souvent taxé de mièvrerie, ce sentiment a parfois mauvaise presse et, jugé sans importance, est mis à l’écart. Dans les faits cependant, l’empathie peut se convertir en espèces sonnantes et trébuchantes. « L’empathie n’a rien de mièvre, insiste M. Carey. À preuve, elle peut générer un bénéfice net. Si vous vous montrez empathique et que le taux d’absentéisme diminue dans votre entreprise, vous empochez de l’argent. Si vous incitez les membres de votre équipe de vente à foncer et qu’ils ont confiance en eux, votre chiffre d’affaires augmente. »

En matière d’empathie, l’un des aspects les plus ardus pour les coachs comme pour les leaders est de reconnaître que les personnes – non seulement le coach ou le dirigeant, mais l’ensemble des membres du personnel – qui se présentent au travail ont également une vie à l’extérieur de celui-ci. Chacun traîne son bagage émotionnel, et nul ne saurait s’en défaire complètement.

S’il n’y a personne pour vérifier nos hypothèses, poursuit-il, nous risquons de prendre des mesures inadéquates, puisque fondées sur des perceptions erronées. 

Prise de décisions

Souvent, les coachs servent d’agents de rétroaction de première ligne pour les leaders aux prises avec d’épineux problèmes. On se sent parfois bien seul au sommet, ainsi va le dicton!

Les coachs doivent maîtriser parfaitement le processus décisionnel et comprendre le concept d’épreuve des faits – soit la vérification des hypothèses. « Nous suivons certains modèles et adoptons divers comportements et approches qui créent des angles morts et nous amènent à nous livrer à des conjectures », explique Dave Carey. Suivant la situation, une supposition se mue en obstacle ou en passerelle. « S’il n’y a personne pour vérifier nos hypothèses, poursuit-il, nous risquons de prendre des mesures inadéquates, puisque fondées sur des perceptions erronées. Afin que nous puissions formuler des décisions éclairées basées sur la réalité plutôt que sur nos sentiments, il nous faut avoir dans notre entourage des personnes qui remettent en question les fondements mêmes de nos hypothèses. »

Gestion du stress

En matière d’intelligence émotionnelle, la souplesse, la tolérance au stress et l’optimisme forment autant d’aspects de la gestion du stress. De plus, ces caractéristiques sont essentielles à quiconque entend conserver sa pertinence dans un monde en rapide évolution. Enfin, leur appréhension se révèle cruciale pour la réussite de toute entreprise. « Ce qui fonctionnait hier pourrait bien ne pas marcher aujourd’hui », fait remarquer M. Carey.

Quel est le rapport entre l’intelligence émotionnelle et le coaching professionnel?

D’une manière plus générale, les coachs qui savent tirer profit de leur propre intelligence émotionnelle et inspirer leurs clients à faire de même accroissent de façon exponentielle l’efficacité de leurs communications. Par ailleurs, la mise en parallèle des cinq volets du concept d’intelligence émotionnelle présenté ici et des onze compétences fondamentales définies par l’ICF s’avère des plus intéressantes. Pour ne citer qu’un seul exemple, le volet « conscience de soi » renvoie à la septième compétence, « communication directe », ainsi qu’à la huitième, « élargir la conscience ».

L’intelligence émotionnelle se trouve au cœur même du travail qu’accomplissent chaque jour les coachs. La réussite de ces derniers passe donc par la compréhension et l’acquisition de cette notion.

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