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Un doctorant de Concordia reçoit un prix Relève étoile des Fonds de recherche du Québec

Soroosh Shahtalebi a remporté le prix Louis-Berlinguet pour son travail sur les appareils d’assistance destinés aux personnes atteintes de tremblements pathologiques de la main
3 août 2020
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Par l'École des études supérieures

Soroosh Shahtalebi : « Notre recherche porte sur l’amélioration de la fiabilité et du rendement des appareils d’assistance. » Soroosh Shahtalebi : « Notre recherche porte sur l’amélioration de la fiabilité et du rendement des appareils d’assistance. »

Les Fonds de recherche du Québec ont récemment annoncé les derniers lauréats des prix Relève étoile. Ce concours de recherche prestigieux vise à reconnaître l’excellence des travaux novateurs réalisés par des étudiantes et étudiants des cycles supérieurs et d’autres chercheurs en début de carrière au Québec.

Soroosh Shahtalebi de l’Université Concordia s’est vu remettre le prix Louis-Berlinguet des Fonds de recherche du Québec – Nature et technologies (FRQNT). Il a retenu l’attention du jury par son article intitulé PHTNet: Characterization and Deep Mining of Involuntary Pathological Hand Tremor Using Recurrent Neural Network Models, paru plus tôt cette année dans la revue scientifique en libre accès Scientific Reports, publié par le groupe de presse spécialisé Nature Research.

« La publication de cet article marque la fin de son projet de recherche, mais elle ouvre aussi une trajectoire stimulante pour Soroosh Shahtalebi, dans la mesure où elle fait état du potentiel d’amélioration des appareils d’assistance », explique Michael Verwey, conseiller au développement de la recherche étudiante à l’École des études supérieures.

« Dans une perspective plus générale, cette publication établit les assises de futurs travaux à l’École de génie et d’informatique Gina-Cody. »

L’article de Soroosh Shahtalebi – qui réunit des contributeurs de l’Université de New York, de l’Université Western Ontario et du London Health Sciences Centre – est en outre un excellent exemple de collaborations fructueuses qu’entretiennent les chercheuses et chercheurs de Concordia.

M. Shahtalebi est doctorant à l’Institut d’ingénierie des systèmes d’information de l’Université Concordia. Le jeune chercheur mène ses études sous la direction d’Arash Mohammadi, professeur agrégé. Ensemble, ils travaillent au Laboratoire de traitement intelligent des signaux et de l’information à l’application de solutions d’apprentissage machine à des problèmes médicaux et de soins de santé.

Des technologies de réadaptation en présence de troubles neurologiques

On estime que la population mondiale des personnes âgées (de plus de 60 ans) atteindra les 2,1 milliards d’ici 2050. Or, en l’absence de découvertes innovantes, l’augmentation parallèle de la fréquence des maladies liées au vieillissement pourrait mener à une crise d’envergure planétaire dans le secteur de la santé. Avec la ferme intention de s’attaquer au problème, Soroosh Shahtalebi a entrepris de caractériser et d’entraîner des modèles de réseaux neuronaux afin de mieux diagnostiquer, prévoir et estimer les tremblements pathologiques de la main chez les personnes atteintes de troubles neurologiques liés au vieillissement.

« J’explore des solutions d’apprentissage machine et des modes de traitement des signaux novateurs afin d’améliorer le rendement et la fiabilité des technologies de réadaptation », explique-t-il. « Nous cherchons à élaborer des méthodes de travail avancées, assistées par ordinateur, pour aider les médecins à diagnostiquer et à traiter les troubles neurologiques. »

Symptôme fréquent des maladies liées à l’âge, les tremblements pathologiques de la main (en anglais, pathological hand tremors ou PHT) peuvent diminuer considérablement la qualité de vie des patients. Ces tremblements font qu’il est quasi impossible pour les personnes atteintes de se nourrir et de prendre soin d’elles-mêmes, et ce, même si les autres symptômes présents restent relativement bénins.

« Appelé PHTNet, notre modèle de recherche vise à améliorer la fiabilité et le rendement des appareils d’assistance et à accroître le bassin de patients qui pourraient bénéficier de ce type de technologie », poursuit le jeune chercheur. « De tels progrès pourraient contribuer à alléger le fardeau des soins et à prolonger la période d’autonomie des personnes aux prises avec ces maladies. »

En permettant aux patients de continuer à prendre soin d’eux-mêmes, il devient possible à la fois d’améliorer leur qualité de vie et de réduire l’immense coût financier et émotionnel des maladies liées au vieillissement.

« En plus de reconnaître le travail de M. Shahtalebi, le prix Relève étoile reflète l’innovation et l’expertise essentielles dont fait preuve Concordia au sein de l’écosystème de recherche du Québec », souligne Michael Verwey. « Cet hommage vient par ailleurs souligner la contribution de l’Université en matière d’infrastructure à ce riche écosystème, un impact de plus en plus reconnu et estimé ».

En mai dernier, l’Université a également reconnu l’importante contribution scientifique de Soroosh Shahtalebi en lui accordant le prix d’excellence en recherche aux cycles supérieurs à l’issue de la publication de ce même article.

 

Apprenez-en davantage sur les recherches menées à Concordia.



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