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Deux étudiantes aux cycles supérieurs de Concordia finalistes à l’édition 2020 du concours J’ai une histoire à raconter du CRSH

Alexandra Bischoff et Marbella Carlos figurent parmi les 25 participantes et participants de tout le Canada en lice pour les cinq premières places
6 mai 2020
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Par Alexander Hackett

« Plus qu’un simple mode d’expression de soi, l’art favorise la guérison, la catharsis et la création de sens », explique Marbella Carlos. « Plus qu’un simple mode d’expression de soi, l’art favorise la guérison, la catharsis et la création de sens », explique Marbella Carlos.

Toutes deux étudiantes aux cycles supérieures à l’Université Concordia, Alexandra Bischoff et Marbella Carlos figurent cette année parmi les finalistes au concours J’ai une histoire à raconter du Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH).

Ce concours annuel est ouvert aux étudiantes et étudiants de niveau postsecondaire à l’échelle du pays qui souhaitent faire connaître les retombées bénéfiques de la recherche financée par le CRSH dans la vie des Canadiennes et des Canadiens.

D’anciens finalistes ont déjà abordé toute une variété de sujets, de l’immigration à l’identité nationale en passant par la pédopsychologie. Pour faire partie du concours, les candidates et candidats doivent soumettre une capsule vidéo ou audio de moins de trois minutes, ou encore une œuvre infographique ou un texte ou d’un maximum de 300 mots. Les concurrents sont évalués par un jury composé de membres originaires du Canada et de l’étranger.

« Le fait que deux candidates de Concordia figurent parmi les finalistes de ce concours d’envergure nationale témoigne de la qualité de nos étudiants et de la pertinence de leurs travaux de recherche dans le paysage canadien en général », fait remarquer Ali Dolatabadi, vice-doyen au recrutement et aux bourses à l’École des études supérieures.

Les 25 finalistes reçoivent 3 000 $ chacun, et les cinq grands gagnants sont invités à Ottawa pour faire leur présentation à la cérémonie de remise des prix Impacts du CRSH. En raison de la pandémie de COVID-19, la séance consacrée au concours J’ai une histoire à raconter et la cérémonie de remise des prix Impacts ont été reportées en 2021.

« En tant qu’artiste féministe, je cherche constamment à faire leur juste place aux praticiennes sous-représentées », affirme Alexandra Bischoff. « En tant qu’artiste féministe, je cherche constamment à faire leur juste place aux praticiennes sous-représentées », affirme Alexandra Bischoff.

Modèles féminins inspirants et performance artistique axée sur la durée

Étudiante en deuxième année de maîtrise au programme d’études en intermédias de la Faculté des beaux-arts, Alexandra Bischoff a été sélectionnée parmi les finalistes pour sa présentation vidéo intitulée Refiguring the Model (« reconceptualiser le modèle »). Celle-ci porte sur le rôle du modèle vivant féminin dans l’histoire de l’art.

« Étant moi-même une artiste dont la performance est axée sur la durée, j’en suis venue à constater tous les points que j’avais en commun avec la femme modèle vivant », explique-t-elle. « Toutes deux, nous utilisons notre corps comme médium et faisons appel au passage du temps pour donner un sens à notre œuvre. »

Sa proposition explore le caractère anonyme du modèle vivant féminin dans les tableaux célèbres. Ce faisant, elle espère remettre en contexte leur contribution et ainsi leur accorder une plus grande signification en tant que forme d’art-performance axée sur la durée.

« En tant qu’artiste féministe, je cherche constamment des façons de réinterpréter l’histoire de l’art et de faire leur juste place aux praticiennes sous-représentées », précise-t-elle.

« Au départ, je m’intéressais principalement aux biographies de ces femmes, souvent peu étoffées. J’ai cependant trouvé que la comparaison entre modèle vivant et performance était à la fois puissante et poétique – c’est donc cet aspect que j’ai décidé d’explorer par la suite. »

Son message est simple et clair. « À toutes les femmes qui ont déjà eu à demeurer immobiles pendant des heures : je vous vois, et j’adorerais connaître votre nom. »

Art-thérapie pour minorités raciales

Étudiante à la maîtrise au Département de thérapies par les arts, Marbella Carlos a été sélectionnée pour sa vidéo intitulée Healing in the Margins: Using Art to Address the Gaps in Mental Health for People of Colour (« guérir dans la marge : le recours aux arts pour combler les lacunes en matière de soins de santé mentale chez les personnes de couleur »).

Marbella Carlos s’intéresse à l’accès aux thérapies en santé mentale dans les populations racialisées au Canada. « En quoi la création artistique et les thérapies par les arts peuvent-elles contribuer à la santé mentale des personnes de couleur? » C’est la question qu’elle pose.

« En tant qu’immigrante de première génération, très tôt dans la vie j’ai pu constater les obstacles et les difficultés que devaient surmonter les personnes comme moi pour avoir accès aux services de santé mentale », explique-t-elle. « Je souhaitais faire la lumière sur ces barrières, ou peut-être même contribuer à les démanteler. »

Au fil de ses recherches, elle a montré plusieurs écueils auxquels doivent faire face les populations racialisées qui souhaitent se prévaloir de services thérapeutiques. Elle a aussi proposé des façons de les surmonter – ou du moins de les contourner – en ayant recours aux thérapies par les arts.

« Beaucoup de gens connaissent mal les approches thérapeutiques artistiques. Cela fait en sorte qu’on ne les considère pas comme des méthodes efficaces », précise Marbella Carlos.

« Plus qu’un simple mode d’expression de soi, l’art favorise la guérison, la catharsis et la création de sens. Je souhaite que plus de gens commencent à envisager l’art-thérapie comme une option valide et pertinente pour améliorer le bien-être et la santé mentale. »
 

Renseignez-vous au sujet du concours J’ai une histoire à raconter du CRSH et de l’École des études supérieures de l’Université Concordia.

 



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