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Concordia lance un nouvel outil afin de promouvoir la déclaration volontaire de l’identité autochtone

L’Université souhaite mieux orienter ses étudiants vers des ressources et un soutien culturellement adaptés
15 octobre 2019
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Par Bipasha Sultana

“The new self-identification feature allows students to be more specific about which nation they’re coming from.” “The new self-identification feature allows students to be more specific about which nation they’re coming from.”

Les étudiantes et étudiants de l’Université Concordia qui appartiennent à une communauté, à une bande ou à une nation autochtone peuvent maintenant déclarer leur identité en tant que membre des Premières Nations, Métis, Inuit, ou membre des peuples indigènes du monde, et ce, à n’importe quel moment de leur parcours universitaire.

« La déclaration volontaire est importante, car elle nous permet de nous faire une meilleure idée du nombre d’étudiants autochtones qui fréquentent Concordia », explique Veronica Lefebvre, agente de recrutement auprès des étudiants autochtones. « L’Université peut ainsi prévoir les ressources nécessaires pour leur offrir des services adéquats. »

Comment faire une déclaration volontaire

Les étudiantes et étudiants de Concordia peuvent déclarer leur identité autochtone en ouvrant une session dans le portail MyConcordia et en se rendant à la rubrique My Student Centre. Sous l’onglet Personal Information, ils trouveront le lien Indigenous Self-Identification (« déclaration volontaire de l’identité autochtone »).

Les diplômées et diplômés sont également encouragés à s’identifier comme Autochtones. L’Université espère créer à l’avenir des occasions de réseautage entre étudiants actuels et diplômés autochtones.

« Le Centre de ressources pour les étudiantes et étudiants autochtones fêtera son 30e anniversaire en 2022. Grâce à ce nouvel outil, il sera beaucoup plus facile de joindre les diplômés en prévision des activités et des célébrations », affirme Orenda Konwawennontion Boucher-Curotte, coordonnatrice du Centre de ressources pour les étudiantes et étudiants autochtones (CREEA).

Seuls certains membres du personnel du CREEA et du Registrariat auront accès à l’information soumise par les étudiants. Tous les renseignements recueillis demeureront confidentiels. Par ailleurs, l’Université n’exigera aucune preuve d’ascendance. Les étudiantes et étudiants sont en outre invités à adresser directement au personnel du centre toute préoccupation qu’ils pourraient avoir au sujet de l’accès à leurs données personnelles.

Orenda Konwawennontion Boucher-Curotte Orenda Konwawennontion Boucher-Curotte

Le sens profond de la déclaration volontaire

En s’identifiant comme Autochtones, les étudiants et diplômés permettent au CREEA et à l’Université de garder le contact avec eux et de leur transmettre de l’information sur les activités culturelles, de même que sur les possibilités de réseautage et de financement.

« Des étudiants qui ont été exclus de leur communauté en raison de politiques institutionnelles comme celles de la Loi sur les Indiens ont trouvé au centre une occasion de renouer avec leur culture et leurs semblables et de tisser des amitiés durables », souligne Orenda Konwawennontion Boucher-Curotte.

Selon elle, beaucoup d’étudiants considèrent le centre comme un second chez-soi. Grâce à l’outil de déclaration volontaire, il est plus facile pour le personnel du CREEA de joindre des étudiants qui, autrement, ne seraient pas informés des services qui leur sont offerts. L’accès à un sage en résidence, à des mentors et à du soutien peut contribuer à la réussite des étudiantes et étudiants autochtones.

De plus, la déclaration volontaire permet au CREEA de tenir un registre des étudiants admissibles à des bourses d’études ou de subsistance réservées aux Autochtones, et surtout, de les informer de l’existence de ces bourses.

Enfin, cette démarche peut revêtir un sens plus profond pour de nombreux étudiants autochtones, selon Orenda Konwawennontion Boucher-Curotte.

« L’ancienne option de déclaration du portail MyConcordia ne permettait pas aux étudiants de s’identifier par le nom qu’ils jugeaient approprié. La nouvelle fonction leur donne la possibilité d’être plus précis quant à leur nation d’origine. »

Par exemple, Orenda Konwawennontion Boucher-Curotte s’identifie comme Kanien’kehá:ka (ou membre du peuple de l’emplacement du silex) et Haudenosaunee (membre du peuple des maisons longues). Or, aux yeux de la plupart des non-autochtones, son identité se désignerait simplement par le terme mohawk. Le fait de pouvoir déclarer son appartenance communautaire et linguistique lui permet d’exprimer pleinement son lien à la terre.

Lorsqu’ils déclarent leur identité autochtone, les étudiants ont également le choix d’indiquer s’ils souhaitent ou non être contactés par le CREEA. « Votre nom ne sera pas inscrit sur notre liste de distribution si vous ne le souhaitez pas », précise la coordonnatrice.

« Toutefois, tient-elle à ajouter, maintenir le contact comporte de nombreux avantages. Cela permet bien sûr de cultiver des liens avec une communauté universitaire accueillante, mais aussi d’avoir accès à des ressources utiles, comme du mentorat, un laboratoire informatique et un service d’impression gratuit. »


Visitez le
Centre de ressources pour les étudiantes et étudiants autochtones de Concordia.
 



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