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Première canadienne : Concordia lance un réseau international des ruches d’art

Financées par la Fondation familiale Rossy, les nouvelles installations se veulent des foyers de créativité et d’esprit communautaire.
11 juin 2018
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Par Marta Samuel

L’Université Concordia a inauguré officiellement sa première ruche d’art sur le campus Sir-George-Williams. Cette initiative novatrice a été rendue possible par un don de la Fondation familiale Rossy. Les installations serviront en outre de siège au réseau international des ruches d’art à Concordia — une première canadienne en ce qui concerne ces espaces inclusifs qui favorisent le bien-être par les arts.

art hive Janis Timm-Bottos, professeure agrégée au Département de thérapies par les arts et initiatrice du mouvement des ruches d'art, et Stephanie Rossy, vice-présidente de la Fondation familiale Rossy, à l’inauguration de la première ruche d’art du campus de l’Université, le 11 juin. Les installations serviront également de siège au réseau international des ruches d’art.

Les ruches d’art sont les constituants essentiels d’un réseau dynamique de studios d’arts thérapeutiques en pleine expansion qui renforcent l’esprit communautaire en stimulant l’innovation à l’échelle locale.

« Les ruches d’art assurent des espaces inclusifs à nos communautés et à nos campus. Chacun y est invité à partager ses idées, à s’adonner à l’art et à contribuer à cultiver un monde réceptif et bienveillant », explique Janis Timm-Bottos, professeure agrégée au Département de thérapies par les arts de l’Université Concordia.

Selon Janis Timm-Bottos, chercheuse et initiatrice du mouvement, les ruches d’art sont issues d’une mobilisation citoyenne véritable, profondément ancrée dans les valeurs de Concordia. Elles incitent les membres de la communauté à se réunir dans le cadre d’activités axées sur les arts qui permettent de tisser des liens durables tout en renforçant le sentiment d’appartenance.

Les ruches sont une invitation à se servir de ses mains, à exploiter son désir inné de créer et de s’exprimer par les arts.

Inventé par Janis Timm-Bottos, le terme « ruche d’art » s’inspire du sens de la collaboration dont font preuve les colonies d’abeilles. La chercheuse a fondé avec succès six ruches en Amérique du Nord, dont la première à Montréal, dans le quartier Saint-Henri, en 2010.

Depuis, le réseau s’est élargi pour englober plus de 135 ruches d’art au Canada et ailleurs. Le Québec en compte aujourd’hui une cinquantaine, dont 35 à Montréal.

« Si l’Université Concordia a pu voir le réseau des ruches s’enrichir et prendre de l’expansion au fil des ans, c’est grâce aux efforts de Janis Timm-Bottos et de ses partenaires, souligne Rebecca Duclos, doyenne de la Faculté des beaux-arts de Concordia. La décision d’établir le siège du réseau sur le campus de notre Université stimulera la mise sur pied de nouveaux projets de recherche et d’activités tout en permettant aux communautés de s’épanouir. »

Resserrer les liens communautaires

Selon le dernier sondage du National College Health Assessment — une évaluation menée auprès de 43 000 universités et collèges canadiens — les troubles de santé mentale ont connu une nette augmentation depuis la tenue du sondage précédent en 2013. Avec l’érosion des liens sociaux, la solitude se fait de plus en plus sentir dans la population nord-américaine.

« Les ruches d’art — qui sont ouvertes à tous — permettent aux personnes de se réunir pour créer et socialiser, ce qui améliore leur bien-être, explique le recteur de l’Université Concordia, Alan Shepard. Grâce au soutien de la Fondation familiale Rossy, nous pouvons continuer d’offrir aux étudiants et à la communauté des expériences d’apprentissage riches dans le cadre desquelles ils peuvent explorer leur véritable potentiel. »

Un impact nouvelle génération

Le financement offert par la Fondation familiale Rossy permettra l’établissement de la première ruche d’art sur le campus de Concordia, au centre-ville. Il s’agit d’un espace créatif et durable, voué à l’amélioration de la vie étudiante et au resserrement des liens communautaires. La mise sur pied d’une ruche d’art sur le campus Loyola est prévue dans un proche avenir.

« En rendant possible le lancement de la première ruche d’art sur le campus de Concordia, la Fondation familiale Rossy est heureuse de contribuer à offrir aux étudiantes et étudiants de Concordia un accès à des expériences stimulantes ainsi qu’à des moyens d’améliorer leur bien-être, affirme Stephanie Rossy, vice-présidente de la Fondation familiale Rossy. Nous avons hâte d’en savoir davantage sur les retombées des ruches d’art en matière de bien-être, d’inclusion et de renforcement des liens sociaux, notamment par l’entremise du siège du réseau international des ruches d’art. »

Les ruches d’art sur les campus fourniront des possibilités de formation supplémentaires aux apprentis art-thérapeutes tout en permettant à la communauté étudiante de s’épanouir en profitant des multiples avantages de l’art-thérapie. Grâce au soutien de la Fondation familiale Rossy, la première ruche d’art du campus de Concordia et le nouveau siège du réseau international des ruches d’art favoriseront les partenariats avec la collectivité et contribueront au rayonnement de l’Université à l’échelle internationale, ainsi qu’à l’établissement de collaborations interuniversitaires.

La Fondation familiale Rossy

Établie en 2004, la Fondation familiale Rossy est un organisme privé montréalais. La fondation a pour mission de contribuer à la société civile et d’améliorer la vie des Canadiennes et des Canadiens, particulièrement en ce qui concerne l’engagement citoyen, l’éducation et les arts, la santé mentale, ainsi que les soins aux personnes atteintes du cancer. Résolue à soutenir le dynamisme de Montréal, la Fondation familiale Rossy se consacre en outre au financement d’organismes caritatifs qui œuvrent dans ses domaines de prédilection ailleurs au Canada et à l’étranger.



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