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HORIZONS STIM : Cette étudiante de Concordia affronte les superbactéries

La doctorante Hala Youssef livre bataille contre les infections et prépare l’ère post-antibiotique
17 octobre 2017
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Par Meagan Boisse

Hala Youssef : « Les antibiotiques à large spectre sont de moins en moins efficaces. Il nous faut de nouveaux traitements antibactériens. » Hala Youssef : « Les antibiotiques à large spectre sont de moins en moins efficaces. Il nous faut de nouveaux traitements antibactériens. »

Imaginez être atteint d’une infection bactérienne que les médecins n’arrivent pas à enrayer. Malheureusement, avec l’apparition de superbactéries résistantes aux médicaments, ce scénario devient plus qu’une une vague possibilité.

Une étudiante de l’Université Concordia travaille activement à freiner ces infections dans leur élan.

Hala Youssef (B. Sc. 2013), doctorante au Département de chimie et de biochimie de Concordia, mène des recherches afin de libérer la capacité naturelle du corps à lutter contre les microorganismes et d’ouvrir ainsi la voie à l’ère post-antibiotique.

« La recherche sur les antimicrobiens stimulera la mise au point de nouveaux antibiotiques »

 

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Quel est le rapport entre cette image et vos travaux à Concordia?

Hala Youssef : Mes travaux portent sur la caractérisation du comportement des peptides antimicrobiens. Ce sont de petites molécules de protéines qui font partie intégrante de la réponse immunitaire innée de l’organisme aux bactéries, aux virus et aux champignons.

Je fais appel à diverses techniques afin de comprendre pourquoi des peptides comportant d’infimes variations dans leur séquence présentent des particularités membranaires si différentes. En d’autres mots, je cherche à savoir pourquoi ces peptides peuvent avoir une affinité pour les bactéries, mais pas pour les cellules humaines.

Cette image illustre notre théorie actuelle sur la façon dont un peptide particulier appelé GL13K interagit avec une membrane à charge négative semblable à celle des microbes.

Quels résultats attendez-vous de votre projet?

HY : Nous espérons déterminer les mécanismes par lesquels ces peptides interagissent avec les membranes pour ainsi arriver à mieux comprendre la relation entre la séquence des peptides et leur structure.

Quels sont les principaux obstacles auxquels vous vous heurtez dans vos travaux?

HY : Le principal défi consiste à obtenir une image complète du mécanisme dans son ensemble. En effet, chaque technique que nous utilisons pour l’explorer ne permet d’en dévoiler que d’infimes parties.

Toutefois, en faisant appel à un large éventail de techniques de caractérisation et de modèles membranaires, nous pouvons acquérir une compréhension détaillée du fonctionnement de ces peptides.

À quels domaines vos travaux pourraient-ils s’appliquer?

HY : Nul doute, la recherche sur les antimicrobiens stimulera la mise au point de nouveaux antibiotiques, ainsi que de revêtement de surface antibactérien pour les implants chirurgicaux. Par exemple, la présence d’agents antimicrobiens au site de l’implant peut prévenir l’infection, une complication particulièrement fréquente dans le cas d’implants dentaires.

Quelle personne, quelle expérience ou quel événement particulier vous a donné l’idée de votre sujet de recherche et incité à vous intéresser à ce domaine?

HY : J’ai entendu parler pour la première fois de l’étude des membranes alors que je suivais le cours de chimie biophysique (CHEM 335). J’ai particulièrement apprécié les exemples qu’on nous demandait d’appliquer dans le cours. Pour ce faire, nous devions développer une compréhension du comportement d’une protéine ou d’un peptide en nous basant sur des données recueillies au moyen de différentes techniques.

Pour ce qui est du projet de recherche auquel je participe actuellement, l’importante menace que représentent les superbactéries et la résistance aux antibiotiques constitue pour moi le principal facteur motivant. Les antibiotiques à large spectre sont de moins en moins efficaces. Il nous faut de nouveaux traitements antibactériens pour pouvoir affronter l’ère post-antibiotique. J’ai commencé ces travaux de recherche quand j’étais étudiante au premier cycle dans le cadre de mon projet de Honours.

Comment les étudiants en STIM que cela intéresse peuvent-ils se lancer dans ce type de recherche? Quel conseil leur donneriez-vous?

HY : Je leur conseillerais de parler à leurs chargés de cours ou à leurs assistants d’enseignement, de leur demander quels sont les sujets de recherche qui les intéressent, et s’il y a des postes à pourvoir dans leurs laboratoires. Pour les étudiants du premier cycle, les possibilités de recherche sont nombreuses, que ce soit dans le cadre de leur programme d’études ou à titre de chercheurs rémunérés. Il ne faut pas hésiter à foncer!

Qu’est-ce qui vous plaît le plus à Concordia?

HY : Une des choses que j’apprécie le plus à Concordia, c’est la facilité avec laquelle on peut aborder les professeurs et les membres de l’administration. Ils sont toujours prêts à vous aider ou à vous conseiller. L’Université dispose par ailleurs d’un programme d’enseignement coopératif extraordinaire où les étudiants peuvent vraiment explorer leurs options de carrière et obtenir un avant-goût de ce qui les attend une fois qu’ils auront obtenu leur diplôme.

Vos recherches bénéficient-elles du financement ou du soutien de partenaires ou d’organismes?

Pour ma recherche, je bénéficie de subventions du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) et du Fonds de recherche du Québec – Nature et technologies.

Apprenez-en davantage sur le Département de chimie et de biochimie de l’Université Concordia.



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