Concordia University

https://www.concordia.ca/content/shared/fr/actualites/central/nouvelles/2017/06/29/recherche-en-sante-IRSC-la-prevention-du-diabete-et-le-traitement-des-dependances.html

Deux millions de dollars pour la recherche en santé de grande portée à Concordia

L’Université décroche de nouveaux fonds fédéraux pour des projets visant entre autres la prévention du diabète et le traitement des dépendances
29 juin 2017
|
Par Renée Dunk

perform-health-cihr-620

Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), organisme subventionnaire du gouvernement canadien, ont annoncé le financement de plusieurs nouveaux projets à Concordia.

Quatre professeurs en psychologie de la Faculté des arts et des sciences – Mark Ellenbogen, Adam Radomsky, Roisin O’Connor et Uri Shalev – ont reçu un montant global de 1,5 million de dollars dans le cadre du programme de subventions Projet des IRSC.

Simon Bacon, professeur au Département des sciences de l’exercice, a, quant à lui, reçu 500 000 $ pour ses travaux dans le cadre de la chaire de mentorat en recherche axée sur le patient dans les essais cliniques novateurs.

« Je félicite sincèrement mes collègues qui ont réussi à obtenir des subventions pour la recherche en santé », déclare Justin Powlowski, vice-recteur à la recherche et aux études supérieures par intérim de l’Université Concordia.

« Pour Concordia, il est important d’avoir l’appui financier des IRSC, car cela permet non seulement de mener à bien des projets de grande portée, mais également de montrer que nous avons beaucoup à offrir dans le domaine de la formation et de la recherche en santé. »

En tant que titulaire de la chaire de mentorat, Simon Bacon aidera les chercheurs à améliorer leurs plans d’étude pour leur permettre de faire des recommandations avisées en matière de prévention et de traitement de l’obésité, du diabète et de l’hypertension.

Cette subvention, qui s’étend sur cinq ans, est assortie d’une aide financière et en nature de Concordia ainsi que de plusieurs autres partenaires. Les autres subventionnaires de ce projet dont le montant total s’élève à 1 800 000 $ sont le CIUSSS-NIM, le Réseau de recherche en santé cardiométabolique, diabète et obésité, l’Unité de soutien SRAP-Québec, Diabetes Canada, Hypertension Canada, l’International Behavioural Trials Network et la Plateforme CEPS.

Priorité à la santé mentale

Les autres projets de recherches nouvellement subventionnés, tous dans le grand domaine de la santé mentale, portent sur des sujets variés. Les principaux chercheurs, du Département de psychologie sans exception, sont affiliés aux différents centres de recherche reconnus par l’Université.

Mark Ellenbogen, le nouveau directeur du Centre de recherche en développement humain, a obtenu une subvention de 696 150 $ sur cinq ans pour poursuivre ses travaux sur le trouble dépressif majeur, une affection chronique débilitante.

Lui et son équipe de chercheurs effectueront un essai clinique aléatoire dans le cadre duquel des patients souffrant de trouble dépressif majeur recevront de l’ocytocine par pulvérisation nasale, tout en suivant une psychothérapie, un moyen de traitement habituel, mais pour lequel optent seulement les deux tiers des personnes aux prises avec cette pathologie.

Pour traiter les personnes souffrant de dépression majeure, le Pr Ellenbogen espère accroître le recours à la psychothérapie, parallèlement à la prise d’ocytocine, car cette hormone pourrait améliorer la perception des émotions par les patients et ainsi faciliter la relation entre le patient et son thérapeute.

Adam Radomsky, titulaire de la chaire de recherche de l’Université Concordia sur l’anxiété et les troubles connexes, et membre du Centre de recherche clinique en santé, a, quant à lui, reçu une subvention de 642 600 $ sur cinq ans pour continuer ses travaux sur un traitement de substitution à la thérapie par exposition avec prévention de la réponse, une méthode fréquemment utilisée dans les cas de trouble obsessionnel compulsif.

Le Pr Radomsky a constaté que la méthode par exposition avec prévention de la réponse incite les patients à affronter leurs peurs de manière répétée et pendant de longues périodes, ce qui est souvent source d’anxiété et de détresse. Lui et son équipe conçoivent un traitement axé sur les facultés cognitives, qui, aux dires du chercheur, permettra d’aborder la psychothérapie « plus en douceur ».

Pour sa part, Roisin O’Connor, codirectrice du Centre de recherche clinique en santé, examinera des moyens d’intervention adaptés à la culture pour diminuer la consommation de tabac et d’alcool chez les adolescents des communautés autochtones. Elle mènera une étude en plusieurs phases, dont la première consistera à écouter ces communautés.

La chercheuse, qui a obtenu une subvention transitoire de 100 000 $, espère ainsi arriver à une meilleure compréhension des causes de la consommation de tabac et d’alcool, et découvrir comment prévenir le tabagisme et l’alcoolisme chez les jeunes Autochtones.

Uri Shalev est chercheur au sein du Groupe de recherche en neurobiologie comportementale. Grâce à une subvention transitoire de 100 000 $, il étudiera les mécanismes neurobiologiques à l’origine du fort taux de rechute à la suite de périodes d’abstinence après traitement des dépendances à l’héroïne ou à la cocaïne.

Les connaissances obtenues grâce aux nouvelles recherches financées par les IRSC aideront grandement son équipe à comprendre comment élaborer des stratégies de prévention et d’intervention pour lutter contre la toxicomanie.

Autres succès en matière de financement

En début d’année, deux autres professeures de Concordia ont obtenu des subventions de recherche dans le cadre d’autres concours des IRSC.

Lisa Kakinami, professeure adjointe de mathématiques et professeure de statistique à la Faculté des arts et des sciences, ainsi que membre du Centre PERFORM, a reçu une subvention de fonctionnement de 63 550 $ pour analyser les données préexistantes qui lient pratiques parentales et risque d’obésité durant l’enfance et l’adolescence.

Sylvia Kairouz, professeure agrégée de sociologie et d’anthropologie, ainsi que titulaire de la chaire de recherche sur l’étude et la prévention du jeu au Québec, a, quant à elle, obtenu une subvention de planification et de dissémination de 13 594 $ pour l’aider à faire connaître les résultats de ses recherches.

Liens connexes



Back to top

© Université Concordia